Un cycliste adulte qui roule sans casque hors agglomération n’enfreint aucune règle nationale en France. En Espagne, c’est terminé depuis le 1er octobre : les dernières exemptions à l’obligation de casque ont disparu.
Une réforme pour les « usagers vulnérables »
Daté du 24 juin et entré en vigueur le 1er octobre, le décret royal 518/2026 réécrit une partie du code de la route espagnol. Selon la DGT, l’équivalent espagnol de la Sécurité routière, il définit pour la première fois les « usagers vulnérables » (piétons, cyclistes, utilisateurs de trottinettes, motards) afin de mieux les protéger. Cette catégorie pèse lourd puisqu’elle représentait 50,8 % des morts sur les routes espagnoles en 2024, d’après Motor16.
Hors agglomération, le casque est obligatoire pour tous les cyclistes, et les exemptions existantes sont supprimées. Elles couvraient jusqu’ici, selon la DGT, les longues montées, les raisons médicales et la chaleur extrême. Les professionnels à vélo, comme les livreurs, doivent en porter un en permanence, avec un gilet réfléchissant. Pour les trottinettes électriques, le casque est obligatoire et l’âge minimum est fixé à 15 ans. Sur route, l’automobiliste qui double un cycliste doit désormais ralentir d’au moins 20 km/h sous la limite, garder 1,5 mètre d’écart et, sur une route à plusieurs voies, se déporter complètement.
En ville, rien d’équivalent
En ville, le texte ne semble pas changer la règle pour les cyclistes adultes. Selon la DGT, le casque n’y est obligatoire que pour les moins de 16 ans et pour les professionnels, et seulement recommandé pour les autres. Le communiqué sur la réforme n’évoque aucune extension en zone urbaine : il insiste plutôt sur le fait de rouler au centre de la voie, et impose aux automobilistes de garder 5 mètres de distance avec un cycliste qui les précède dans la même voie. Les mairies, de leur côté, disposent d’une large marge pour appliquer les mesures urbaines.
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Et en France ?
La règle nationale est plus souple de ce côté-ci des Pyrénées. À vélo, le casque n’est obligatoire que pour les enfants de moins de 12 ans. Pour les trottinettes et autres engins motorisés, interdits aux moins de 14 ans, il l’est hors agglomération. Le gilet réfléchissant l’est lui aussi hors agglomération.
Cette règle est complétée par des arrêtés locaux. Depuis le 7 août, une nouvelle mesure impose le casque et un équipement rétro-réfléchissant aux utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards à Paris, dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, à toute heure. Elle prévoit 135 euros d’amende sans casque et 35 euros sans équipement réfléchissant. Le dispositif existe déjà en Seine-et-Marne, dans les Alpes-Maritimes et dans l’Yonne, tandis que le Vaucluse n’exige que le casque.
C’est ce patchwork, parfois difficile à suivre, que Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, voudrait simplifier. Selon son cabinet, qui s’est exprimé en août auprès de 20 Minutes, elle a demandé à la Sécurité routière d’étudier un casque obligatoire pour les trottinettes et les cyclistes « en toutes circonstances et sur l’ensemble du territoire ». À ce stade, rien n’est encore décidé et il faudrait un décret, pris après avis du Conseil d’État et une consultation du secteur.
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Source : Cleanrider

