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Les casual games, un antidépresseur efficace selon PopCap

Faisons écho à l’étude réalisée pour l’éditeur de jeux PopCap avec la prudence et le sourire narquois de rigueur. Il semblerait que les casual games non violents permettent d’éviter les dépressions. Joie.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le monde du jeu vidéo et les OGM ont un point commun : des études commanditées qui prouvent tout et son contraire. La dernière en date est à mettre au crédit du très sérieux Laboratoire de psychophysiologie et la clinique de rétroaction biologique de l’East Carolina University (ECU). Elle a été réalisée pour l’éditeur de jeux casual PopCap, à qui l’on doit les excellents Bejeweled ou Plants vs Zombies. Une double preuve de sérieux et d’indépendance, donc.

Bejeweled 2
Bejeweled 2 – Bejeweled 2

Les universitaires ont recruté 60 personnes, toutes répondant aux symptômes d’une dépression nerveuse avérée. Trente de ces personnes ont ensuite joué pendant un an à trois jeux « de type familiaux et non-violents » : Bejeweled 2, Peggle et Bookworm, édités par le commanditaire de l’étude, faut-il le rappeler. Les trente autres ont continué à déprimer.

Au bout d’une année, les cobayes « joueurs » ont vu leurs symptômes de dépression diminués de 57 %. Un véritable miracle ! Laissons la parole au Dr Carmen Russoniello, directrice du Laboratoire de psychophysiologie de l’ECU, en charge de cette étude : « Les résultats […] démontrent clairement la valeur intrinsèque de certains jeux grand public en termes d’effets positifs et significatifs sur l’humeur et les niveaux d’anxiété des personnes souffrant de n’importe quel niveau de dépression. ».

Totalement objective, le Dr Carmen Russoniello pense même qu’il serait possible de « prescrire l’utilisation des jeux vidéo grand public pour traiter la dépression et l’anxiété comme un complément, ou peut-être même en remplacement de thérapies standards comprenant l’utilisation de médicaments ».

La question est désormais de savoir si ces joueurs « guéris » sont devenus accros aux jeux vidéo et s’ils ont sombré dans une « dépression, des crises d’angoisse et une phobie asociale », comme tendrait à le prouver une autre étude, dirigée par le Dr Douglas A. Gentile, du Media Research Lab de l’université d’Etat de l’Iowa.

Faut-il retourner faire quelques frags ou prendre un calmant vétérinaire ? La question reste entière. Cette incertitude me déprime…

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Pierre Fontaine