Bizarres ne veut pas forcément dire mauvais. Alors que nous turbinons pour vous offrir le plus tôt possible un test archi complet de l’iPhone Duo, composé de mesures labo réalisées en interne, la prise en main du premier smartphone pliant d’Apple révèle quelques surprises inattendues. À bien des égards, avec l’iPhone Duo, Apple a réalisé des choix pour le moins étranges. Étranges pour Apple, mais aussi en comparaison avec ses concurrents sur Android, comme le Galaxy Z Fold 8. Voici les principaux que nous avons relevés.
L’emplacement des boutons de volume en haut
L’iPhone Duo place ses boutons de volume non pas sur la tranche comme n’importe quel smartphone, mais bien sur le dessus, à la manière d’un iPad. Un choix sans doute motivé par la présence de deux boutons déjà proéminents sur la tranche du téléphone, le bouton de verrouillage et le bouton caméra, le tout conjugué à l’absence de tranche gauche, sacrifiée par la charnière.
Pourquoi s’agit-il d’un choix bizarre, selon nous ? Déjà cela est très original pour un smartphone. Aucun téléphone du marché, y compris la pléthore de pliant n’opère ce choix. Nous pouvons craindre en outre que cela se montre peu pratique en usage plié. En déplié à la rigueur, pourquoi pas. Les boutons de volume se trouvent sous le pouce lorsqu’on utilise l’écran en format vertical, et, au vu de l’aspect assez « plat » de l’écran, ils ne sont pas très loin de l’index lorsque vous tenez l’écran déplié en format horizontal.
Touch ID en version lente
Tous les smartphones pliants du marché optent pour un capteur d’empreinte relégué sur le bouton de verrouillage. Si l’on admet sans peine que cela est moins pratique que la fluidité d’un Face ID, sur le papier, l’usage d’un capteur d’empreinte ne pose pas de problème d’habitude. Mais voilà, Apple a là encore effectué un petit pas de côté.

Le meilleur moyen de l’expliquer est de partir d’un concurrent. Sur le Galaxy Z Fold 8, si vous empoignez votre smartphone, vous pouvez avoir déjà placé votre pouce au bon endroit et, d’ici à ce que l’écran s’allume, il sera déverrouillé. Autre cas de figure, le téléphone est allumé devant vous, verrouillé, vous placez votre doigt et hop, en un laps de temps très court, vous voilà prêt à l’utiliser.
L’iPhone Duo est incontestablement plus lent que son rival sur ce point. Il faut placer son doigt, attendre, attendre, eeeeeet… ça y est il est déverrouillé. Ce petit lag n’a peut-être l’air de rien, mais sur un petit bijou à 2300 euros, difficile de ne pas y lire un retour en arrière.
Un poinçon chez Apple ?!
Ce coup-ci, intéressons nous à un point particulièrement étrange à l’échelle d’Apple. L’une des marques de fabrique de la marque à la pomme sur ses iPhone jusqu’à l’iPhone 15 était de ne pas intégrer de poinçon pour la caméra selfie et de conserver une encoche. Avec l’iPhone 15, Apple passe au poinçon, mais là encore, sans faire exactement comme tout le monde, puisqu’il s’agit d’un trou de forme oblongue pour laisser de la place à tous les capteurs nécessaires à Face ID.
On pensait donc Apple complètement allergique aux simples poinçons de forme ronde. Autant vous dire qu’au lancement de l’iPhone Duo nous sommes tombés de l’armoire. En face avant d’un iPhone, après des années de résistance, un magnifique poinçon était apparu. Placé qui plus est à la manière d’un OnePlus, en haut à droite de l’écran pour économiser de l’espace d’affichage et le rendre moins distrayant. Ce choix est d’ailleurs rendu possible par l’absence de Face ID, que nous développons juste au-dessus.

Lors de nos premières heures d’utilisation, nous avons compris pourquoi Apple l’avait placé à droite. Non seulement cela est plutôt esthétique avec l’écran asymétrique. Le poinçon épouse le côté arrondi de l’écran. Mais Apple a également choisi de le placer tout en haut de sa barre de raccourci verticale. De quoi gêner encore moins ses utilisateurs, amusants. Pour la petite histoire, les animations contextuelles de la Dynamic Island sont bien toujours de la partie. En revanche, la bulle apparait dans la partie supérieure droite de l’écran. Le sens du détail.
L’emplacement de l’USB-C est un coup de génie
Alors que tous les smartphones pliants du marché placent leur port USB-C sur la partie inférieure du smartphone, lorsque replié, Apple a choisi la partie supérieure. Un choix qui peut paraître anecdotique de prime abord. On peut surtout se demander pourquoi s’embêter à changer un détail comme celui-ci ?
Si nous n’avons pas de réponse officielle sur ce sujet, nous avons notre petite théorie. Les téléphones pliants partagent un même défaut : ils ne sont pas très pratiques pour jouer avec une manette pour smartphone. Du moins, si celle-ci se connecte en USB-C, vous vous retrouvez bien souvent coincé avec l’écran déployé vers le bas de la manette, ce qui n’est pas très agréable. Avec ce choix technique, l’iPhone Duo peut-être a priori utilisé par toutes les manettes USB-C compatibles iOS.
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