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IBM enregistre un résultat annuel de bonne facture

IBM atteint ses objectifs financiers dans un contexte de ralentissement de l’activité aux Etats-Unis. Une amélioration de la rentabilité, de bons résultats sur sa gamme serveurs et la bonne tenue de son activité de services expliquent la tendance.

Contrairement à Compaq ou Hewlett Packard, IBM n’a pas cédé à la tentation de baisser ses objectifs financiers pour le dernier trimestre de l’année dernière. Une position d’autant plus appréciée par les analystes que Big Blue a atteint ses objectifs de croissance malgré une économie qui marque le pas. “Nous avons beaucoup travaillé à améliorer notre productivité. Le chiffre d’affaires d’IBM.com atteint 9 milliards de dollars tandis que l’utilisation d’e-Care [une application pour le support self-service des clients] nous a fait économiser près de 1 milliard. D’autre part, l’utilisation du eLearning par nos employés a diminué de 50 millions le coût de la formation. Nous sommes également sortis d’activités non rentables, comme la fabrication de Dram, les réseaux [vente de l’IBM Global Network à ATT et de la division réseau à Cisco, NDLR] et les PC domestiques “, insiste John Joyce, le directeur financier d’IBM.Le chiffre d’affaires s’élève à 25,6 milliards de dollars au 30 décembre, soit une progression de 6 % par rapport à 1999. IBM continue d’engranger des profits, estimés à 2,7 milliards pour ce trimestre.“Nous avons généré des liquidités d’un montant de 7,7 milliards de dollars cette année. Et ce, après avoir calculé nos dépenses, avec plus de 5 milliards pour la recherche et le développement, 5,5 milliards en dépenses générales et 6,7 milliards provisionnés afin de racheter les actions de la société”, indique t-il.Ces résultats ont été obtenus malgré une fluctuation des taux de change qui ont propulsé la valeur du dollar par rapport à l’euro, ce qui a coûté 6 points de croissance au constructeur. “A taux de change équivalent, nous aurions obtenu une croissance de 12 % au lieu des 6 % réalisés”, ajoute-t-il.

La division matériel d’IBM a le vent en poupe

Le matériel, qui comprend les serveurs (séries i, p,x et z), la division PC et les disques durs, est le secteur qui s’est le mieux porté, avec une croissance de 10 % ce trimestre, notamment grace aux ventes de serveurs Unix (+ 46 %) et Intel (+ 23 %). “Une croissance obtenue malgré le fait que nous avions des problèmes de disponibilité pour le serveur haut de gamme z900 récemment annoncé”, relève John Joyce. L’activité matériel compte pour 38 % du chiffre d’affaires total d’IBM.Pour le deuxième trimestre consécutif, la division PC affiche un bénéfice qui augmente de 34 millions de dollars, en baisse toutefois par rapport au trimestre précédent (65 millions), en raison du retrait de Big Blue du marché des PC grand public.“On assiste à un mouvement des ventes de PC vers les portables et les
serveurs [au dépend des PC de bureau, NDLR] “, poursuit John Joyce.La division services, qui représente 37 % de l’activité du constructeur, a enregistré une croissance de 5 % de ses revenus, notamment poussée par les services de consulting pour l’e-commerce (+ 70 %) et l’hébergement (+ 50 %). Tandis que le chiffre d’affaires de la branche logiciel (système d’exploitation et middleware) perd 1

% par rapport à l’année dernière, malgré les bons résultats des applications Websphere, MQ Series et DB2, dont les ventes respectives ont progressé de 190, 70 et 50 %.

Une branche services au carnet de commandes bien rempli

La branche services IBM Global Services devrait entraîner la croissance sur 2001. En effet , celle-ci affiche un carnet de commandes de 85 milliards de dollars de contrats en cours.Pour l’ensemble de l’année fiscale 2001, IBM anticipe une croissance à un chiffre mais reste prudent et ne donne pas de prévisions précises sur le chiffre d’affaires.“Le marché américain est encore volatile et incertain”, conclut John Joyce. Le jour suivant l’annonce des résultats, la réaction de la Bourse ne s’est pas fait attendre et le titre a gagné près de 12 % lors de la séance de jeudi. A lui seul, le titre d’IBM a représenté 80 % de la croissance du Dow Jones.

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Jean-Baptiste Su, correspondant dans la Silicon Valley