Plombé par 16 milliards de dollars de dettes, Enron tente son va-tout. Alors qu’il se place sous la protection du Chapitre XI (loi sur les faillites), le géant du trading d’énergie attaque en justice son rival Dynegy, pour un motif singulier : au vu de l’ampleur du désastre, Dynegy aurait finalement renoncé à le racheter. Tout est là. Sur le fond, nul ne songe à contester le business model d’Enron, fondé sur la déréglementation des marchés et la montée d’internet comme accélérateur de business. Ainsi, Philippe Lemoine, président du comité commerce électronique du Medef, n’hésitait pas à convier, le 25 avril, de grands patrons français à une demi-journée de séminaire dans les locaux de L’Échangeur, haut lieu parisien du business et de la technologie, afin d’analyser et commenter la “spectaculaire transformation” d’Enron. Que s’est-il passé ? Difficile à dire. Ce jour-là, aucun dirigeant d’Enron n’était présent. Peut-être ont-ils confondu les vertus de laudace, qui a fait leur fortune, avec celles de la témérité, qui a causé leur perte ?
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