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Directeur artistique web : un ergonome par l’image

Garant de la cohérence visuelle d’un site, ce créatif supervise le travail de designers et de développeurs.

Le directeur artistique web doit veiller en permanence au confort de navigation des internautes, à la vitesse de téléchargement et à la lisibilité des informations“, explique Antoine Bourel. À 28 ans, il exerce cette fonction chez Babel Stal, une agence web de 170 personnes, fondée en 1995. Et de préciser : “En fait, il a un rôle d’ergonome par l’image.” Chargé de créer l’aspect visuel des sites, il fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui doit composer avec le média internet. Une mission qu’il assume aujourd’hui grâce à sa double formation en informatique (maîtrise à Lille) et aux Beaux-Arts de Paris.En 1997, il effectue un stage au Lab, éditeur notamment des CD-Rom de Montparnasse Multimédia, et réalise le graphisme de Kitchenette, un quiz sur l’univers de la télévision. Très vite, il devient directeur artistique, le temps de se doter d’une ” bonne culture graphique “. Un an plus tard, il intègre Ascendo, une petite agence de communication, où il apprend à être ” polyvalent “. Il exerce en effet ses talents de créatif sur des supports aussi divers que le packaging, l’affichage, la vidéo, et même internet. Une découverte décisive ! En juillet dernier, il décide de s’y consacrer complètement et devient directeur artistique sur le net, pour le compte de Babel Stal. Selon le projet, il coordonne le travail d’une équipe d’un ou plusieurs graphistes et veille à la cohérence artistique des sites.

La toile comme source d’inspiration

Dans un premier temps, il définit leur identité visuelle et construit une maquette. À ce stade, internet fait déjà partie de sa palette d’outils : “Je puise des idées sur la toile pour me tenir au courant des tendances, explique-t-il. Je recherche des images, des pictogrammes, sur des sites spécialisés. ” La phase de conception sur internet exige une forte capacité de travail en équipe. “Il y a dix fois plus d’intervenants pour réaliser un site qu’une plaquette, et cinq fois plus que pour un CD-Rom“, explique-t-il. Internet entraîne aussi son lot de contraintes. “Sur une plaquette en papier, on peut mettre une illustration pleine page. Sur une page HTML, il faut tenir compte des limites de poids à ne pas dépasser“, précise-t-il. Mais au final, cela fait partie du jeu. Et d’ajouter : “Pour exercer ce métier, il faut à la fois se faire l’?”il partout ?” dans la rue, à la télévision ?” pour être capable d’apporter une réponse graphique à n’importe quel besoin, et être un bon utilisateur d’internet, s’approprier ses spécificités pour mieux en jouer. “Antoine Bourel peut un jour concevoir le site Tasanté.com pour des jeunes de banlieue, faire pour cela un mix habile entre des éléments visuels de la culture rap et ceux de la santé. Et le lendemain, travailler sur l’image d’une banque. Un travail captivant, malgré les réticences de certains clients à utiliser de technologies comme le streaming ou l’animation.

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Sandrine Chicaud