Ce samedi 24 octobre, un pirate connu sous le nom de ChimeraZ a revendiqué une fuite massive de données sur un forum criminel. Le fichier contiendrait 847 064 plaques d’immatriculation, accompagnées de 506 003 adresses e-mail et de 474 906 numéros de téléphone. Des noms, des prénoms et des adresses postales complètes font aussi partie de la base de données. Les captures diffusées par le truand ne montrent ni mot de passe, ni coordonnée bancaire, ni numéro de sécurité sociale.
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Près d’une décennie de données
Selon les échantillons, analysés par French Breaches, les données s’étendent sur près d’une décennie, de 2017 à 2026. Pour le moment, on ignore d’où viennent les données compromises. Le pirate évoque seulement un « site vulnérable » dont il promet de révéler le nom une fois que les failles exploitées seront corrigées. Aucun organisme n’a réagi à la suite de cette revendication. À ce stade, rien ne permet d’incriminer le Système d’immatriculation des véhicules (SIV), qui est géré par l’État.
🔴🚗 Fuite de données : plus de 905 000 enregistrements de plaques d’immatriculation françaises mis en vente ! Un pirate revendique 847 064 plaques uniques associées à des données personnelles : noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone et emails. https://t.co/Tnl7s0jsio
— FrenchBreaches (@Frenchbreaches) October 25, 2026
Avec les données mises en vente, un individu malveillant pourrait se servir d’une plaque d’immatriculation, aperçue dans la rue ou sur un parking, et remonter jusqu’à une personne bien précise. Il peut ensuite viser celle-ci avec des arnaques crédibles, par mail ou par SMS, qui contiennent par exemple des informations sur l’endroit où se trouve le véhicule.
Gare aux fausses contraventions
Imaginez qu’un pirate entre en contact avec vous en assurant que votre voiture, garée sur le parking d’un centre commercial, a été emboutie, photos à l’appui. Sous pression, la cible peut alors accepter de communiquer des coordonnées, voire de l’argent. Les pirates peuvent aussi tenter de vous extorquer de l’argent avec de fausses contraventions, communiquées par SMS ou expédiées chez vous.
ChimeraZ n’est pas un pirate inconnu. Le même cybercriminel est également à l’origine de la cyberattaque contre la Fédération française de tir, du piratage de plusieurs armureries, et du vol des données des adhérents du Parti communiste français.
En attendant que la fuite soit confirmée par des experts ou des autorités, on vous recommande de rester prudents. On vous conseille de vous assurer de l’authenticité d’une contravention reçue en saisissant le numéro de l’avis directement sur le site officiel de l’l’Agence Nationale du Traitement Automatisé des Infractions (ANTAI). Cette simple précaution permet d’éviter les supercheries.
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