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Les données de 587 000 Français piratées : une cyberattaque frappe à nouveau la Fédération française de tir

Pour la deuxième fois en un an, la Fédération française de tir a été piratée. Un cybercriminel a mis la main sur les données de près de 587 000 licenciés et les propose à la vente sur un forum. La fédération vient de confirmer la cyberattaque.

Il y a près d’une semaine, un pirate a revendiqué une nouvelle attaque à l’encontre de la Fédération française de tir (FFTir). Comme le rapporte FrenchBreaches, le cybercriminel dit détenir 586 854 fiches de licenciés et des informations sur 1 659 clubs de tir. Selon le hacker, le répertoire volé contient les informations personnelles d’environ 250 000 membres actifs et de 350 000 d’anciens adhérents.

Le butin, mis en vente sur la plateforme, comprendrait aussi 64 000 photos d’identité et près de 19 000 documents confidentiels et sensibles, dont des certificats médicaux. Le pirate affirme s’être glissé dans un compte, dépourvu de double authentification, pour arriver à ses fins. Pour prouver ses dires, le truand a diffusé un échantillon des données. Cet échantillon laisse penser qu’il dit vrai. 

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La fédération confirme « une nouvelle attaque »

La FFTir a confirmé qu’une cyberattaque a visé ses plateformes EDEN (le portail où chaque licencié gère sa licence et dépose ses documents) et Cibles Couleurs (une école de tir pour les jeunes). Selon les investigations menées par la fédération, le pirate « s’est connecté à l’espace licencié EDEN avec des comptes de licenciés dont il avait obtenu ou deviné les identifiants ». Une fois à l’intérieur, il a copié « le dossier complet » des données à portée de main. Il s’agit bien d’« une nouvelle attaque, distincte de celle de 2025 ». Le pirate ne s’est pas contenté de recycler des informations déjà volées.

« Aucune information sur la possession d’armes n’a été touchée : la Fédération ne détient pas ces informations », précise-t-elle dans un communiqué.

Sans surprise, la Fédération française de tir a prévenu l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Une plainte a été déposée dans la foulée.

Dans son communiqué, la fédération met surtout en garde ses licenciés contre d’éventuelles arnaques. Elle rappelle que la police, la gendarmerie ou la douane « ne vous appellera jamais » pour venir récupérer des armes à la suite de la fuite. La fédération promet de renforcer sa sécurité avec un système de double authentification obligatoire, des tests d’intrusion, des audits de code, et la réduction des données conservées sur les anciens licenciés. 

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Une fédération déjà piratée en 2025

Ce n’est pas la première fois que la FFTir se retrouve dans le viseur d’un cybercriminel. En octobre 2025, les données de 250 000 adhérents et de 750 000 anciens adhérents avaient déjà été dérobées. Là encore, un compte interne compromis était à l’origine de la fuite. Suite à cette violation massive, plusieurs licenciés avaient été cambriolés à travers la France. Des malfaiteurs se sont servis à plusieurs reprises des adresses volées pour dérober des armes et des munitions. L’auteur présumé de la cyberattaque était un jeune homme de 18 ans. Il a été interpellé en janvier dernier, après des mois d’enquête.

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