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« 100 drones kamikazes par jour » : Pourquoi l’armée française confie sa production militaire aux géants de l’automobile

L’armée française fait appel à l’équipementier automobile Schaeffler pour assembler des drones militaires en France. Grâce à ces méthodes de fabrication en série, la production journalière va passer de 10 à 100 appareils dès le mois de novembre.

Face à l’explosion des besoins de drones sur les champs de bataille, le secteur de la défense mise sur les capacités de l’industrie automobile pour produire en grande quantité et à moindre coût. En France, de grands noms de l’automobile s’impliquent directement dans la fabrication d’engins militaires.

Une production multipliée par dix

L’équipementier automobile allemand Schaeffler va mobiliser une de ses usines en France pour assembler un nouveau lot de munitions téléopérées MX-10 Damocles, commandé par la Direction générale de l’armement (DGA) au français Delair (fabricant de véhicules aériens sans pilote) et au groupe franco-allemand KNDS. Cet accord, signé en juin avec Delair, permet à l’entreprise allemande de mettre son savoir-faire au service de la défense européenne. Dès le mois de novembre, la capacité de production atteindra 100 unités par jour, contre 10 actuellement sur le site.

Cette commande s’inscrit dans le cadre d’un contrat attribué à Delair-KNDS en juillet 2024, dont les premières livraisons à l’armée de terre et à la marine avaient débuté en décembre 2025. Le nouveau lot porte sur quelques centaines de drones supplémentaires, tout comme les premières commandes à l’export que les industriels ne détaillent pas (à la demande de leurs clients).

Un drone kamikaze taillé pour le terrain

Le MX-10 Damocles se présente comme un petit drone kamikaze doté d’un rayon d’action de 10 kilomètres, conçu pour se guider vers sa cible avant de s’y écraser. L’appareil embarque une charge explosive de 500 grammes destinée à neutraliser des blindés légers ou de petites embarcations militaires, la conception étant partagée entre Delair pour le vecteur et KNDS pour la tête militaire.

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Pour s’adapter aux environnements où les signaux GPS et les liaisons radio sont brouillés, ces drones disposent d’une conception permettant des mises à jour logicielles pour éviter l’obsolescence. D’autres acteurs importants emboîtent le pas de cette transformation industrielle. C’est notamment le cas de Renault qui attend des commandes de la DGA pour fabriquer les drones Chorus et Toutatis, tandis que Valeo produira des moteurs électriques dès début 2027 et Forvia assemblera des drones intercepteurs.

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Source : BFMTV


Gabriel Manceau