Dix-sept ans… Sorti en 1993, le premier NBA Jam paraissait à peine exagéré. On avait encore de la Dream Team plein les yeux et His Airness et ses potes portaient haut le flambeau d'une NBA qui brûlait les parquets à mille années-lumière des performances d'autres équipes excellentes qui paraissaient pourtant bien ternes.
I believe I can fly
Dunks aériens les deux pieds au-dessus du niveau du panier, envols pris du milieu de terrain ou presque, style incisif, passes aiguisées, gameplay rapide et intensif en petit comité - des matchs en 2 contre 2. NBA Jam avait un côté arcade à nul autre pareil et un plaisir de jeu inégalé.
Si la jouabilité à la Wiimote et au Nunchuk est plutôt bonne, malgré quelques ratés et imprécisions de la Wiimote, on aura toutefois vite fait de se flageller les cuisses ou le visage avec le cordon qui raccorde les deux manettes de la Wii. Si vous tenez à l'intégrité de votre corps et souhaitez éviter les courbatures, rabattez-vous sur le bon vieux contrôleur « classic ».
Fidèle mais pas innovant
Le retour de ce titre sous la conduite d'Electronic Arts avait de quoi faire baver plus d'un joueur nostalgique de ses jeunes années, malgré les tentatives nombreuses, intermédiaires et parfois réussies. D'emblée, on retrouve un contrôle ultra simple à coups de quelques mouvements. On tire, « dunk », passe, intercepte, contre (dans le bon timing, sinon c'est loupé), et, évidemment, on met le turbo pour traverser le terrain en un éclair, avant une mise en orbite forcément impressionnante, à défaut d'être systématiquement réussie.
Pour s'assurer le succès, mieux vaudra faire le bon choix dans les joueurs. Un défenseur et un attaquant, le premier chipe tout au rebond, l'autre file écraser le ballon. En difficulté faible et normale, c'est une véritable promenade de santé, sans véritable défi. Passez la barre en difficile et vous commencerez à en baver sérieusement, sans parler du taux de réussite insolant des joueurs gérés par l'intelligence artificielle. Ils auront beau se prendre les pieds dans le parquet, leur tir entrera systématiquement. Votre succès étant inversement proportionnel.
Cirez vos parquets
Une petite injustice qu'on pardonnera, éventuellement, et compensera à force d'entraînement. En revanche, il sera beaucoup plus dur de fermer les yeux sur des animations globalement fluides mais pas vraiment belles, à l'exception de celles des dunks et autres grands slams. On omettra les modes de jeux complémentaires que sont Remix, Domination et Boss Battle. Non pas qu'ils soient mal conçus, non, c'est juste qu'on s'interroge sur leur présence. Car, outre le solo, le vrai mode star, c'est le multi.
Chaleur humaine
Depuis la plus haute antiquité, c'est la possibilité de jouer à plusieurs qui vaut le déplacement avec un NBA Jam. Ici jusqu'à quatre joueurs peuvent s'affronter à coups d'interceptions plus ou moins fair play, de contres - bourrins et tactiques - et d'attaques qui pourraient faire passer un blitz aérien sur Coventry pour une partie de pétanque dominicale.
Bref, fidèle à ses origines au point d'en oublier d'innover, NBA Jam défoule en solo, mais n'a d'intérêt réel qu'à plusieurs joueurs humains. Pour les soirées pizzas-bière, en somme, entre anciens joueurs invétérés à qui on aurait imposé la Wii dans le salon…
points positifs
points négatifs

test










![]() |
Youseemii
Mesurez gratuitement votre visibilité sur internet et les réseaux sociaux
|
|


nos newsletters














agrandir la photo
