Pour leur second passage sur la Wii de Nintendo, les singes encapsulés mettent la barre un peu plus haut en intégrant la Balance Board au gameplay du jeu qui leur est dédié. Il est donc possible de jouer les équilibristes - comme dans Wii Fit - pour déplacer la boule sur des parcours de plus en plus compliqués ou vertigineux ou alors de recourir à la bonne vieille Wiimote. Pour certains minijeux, il faudra même coupler le Nunchuck. Autrement dit, mieux vaut avoir un maximum d'accessoires pour tirer parti de tout le jeu. Le tout, rappelons-le, pour récolter des bananes...
Difficulté mal balancée
Comme on pouvait le craindre, les multiples moyens de contrôle posent un problème : celui de la difficulté. Si avec la Wiimote on arrive assez rapidement à boucler les niveaux à une ou deux étoiles, et même avec un peu d'entraînement les plus durs (trois étoiles et au-dessus), arriver au même résultat avec la Balance Board demande non seulement de l'entraînement mais également beaucoup plus de temps. Pour ne pas dire une grande patience et un penchant certain pour le flegme zen. D'autant que le saut en termes de difficulté est important entre les niveaux « bi-étoilés » et ceux qui sont « tri-étoilés » et plus.
Rien de nouveau
Pas vraiment innovants, les niveaux jouent sur les mêmes vieilles cordes que depuis le premier volet, des plates-formes de plus en plus pentues, étroites, courbées, sans rebord, etc. Et puis si la caméra se positionne bien derrière le joueur, elle refuse toujours de s'adapter lors des demi-tours. C'est, au bout de huit ans d'aventures, une source sincère d'agacement.
Quoi qu'il en soit, les plus acharnés parcourront les six mondes et leurs dix niveaux en quelques heures. Ils pourront ensuite les jouer à rebours en mode miroir. Par ailleurs, s'ils sont suffisamment coriaces, ils débloqueront des niveaux secrets. Pour ceux à qui la solitude pèse, il est possible de jouer à deux dans un mode coopératif pas très engageant, où le second joueur, en plus de s'ennuyer, peut tirer sur les obstacles. C'est un peu la marque de fabrique de la Wii, proposer un faux mode coopératif.
Du bon ou du moins bon
Les minijeux, très inégaux et pas toujours clairs, ont au moins le mérite de faire jouer réellement jusqu'à quatre joueurs (Wiimote et parfois Nunchuk en main). Entre combat à coup de derrière dans Mambo Sumo ou clone light de Mario Kart, dans la Course de singe, on passe du simple au plus complexe, mais pas toujours avec plaisir. Même les plus jeunes ont tendance à s'en lasser. Avec le fameux couperet indiscutable : « Papa, on joue à Mario ? »
En définitive, la seule grosse nouveauté de ce Super Monkey Ball Step & Roll, la Balance Board, sert assez mal le gameplay, même si c'est amusant de se trémousser pour faire avancer son singe. Pour le reste, les niveaux sans grande imagination et les minijeux pas toujours au top ne nous décrochent qu'assez rarement un sourire de plaisir. A réserver à ceux qui n'ont jamais joué à Super Monkey Ball, sur Wii ou même GameCube.
points positifs
- La Balance Board, c'est rigolo
- Les graphismes acidulés
- La possibilité de jouer à quatre
- Certains mini -jeux bien pensés
points négatifs

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