StarCraft est un jeu de stratégie en temps réel qui se passe dans un futur lointain. Trois races s'affrontent pour la domination des systèmes planétaires et des ressources. Les Terrans incarnent l'Humanité, les Zergs sont des insectes-aliens sanguinaires et diablement pervers et les Protoss, une race extraterrestre technologiquement avancée. Ils se battent pour leur survie. Plusieurs héros se sont distingués dans chaque faction durant les affrontements du premier StarCraft et seront, successivement, vos avatars dans les trois épisodes de StarCraft II dont Wings of Liberty constitue le premier opus qui se consacre aux Terrans.
StarCraft II, quatre ans plus tard
Dans le premier volet de la trilogie, vous incarnez donc Jim Raynor, le Terran. Paria aux yeux de ses pairs, il lutte contre les Zergs, le Dominion et lui-même. Il s'est transformé en un contrebandier tourmenté au service des autres, un Han Solo dans l'univers de Blizzard. Quatre ans se sont passés depuis le premier opus et il ne se pardonne pas d'avoir abandonné Kerrigan, plus qu'une sœur d'arme.
Quant au Dominion, c'est le nom que se donne l'armée Terran régulière, dirigée par l'Empereur que Raynor ne porte pas vraiment dans son cœur. C'est en cherchant à libérer une colonie opprimée par le Dominion lors de la première mission du jeu que Raynor se retrouve embarqué dans plus de 26 missions que compte la campagne solo de StarCraft II, Wings of Liberty.
Multi et map maker de côté
Nous avons volontairement fait abstraction du mode « multijoueur » de StarCraft II. En effet, ce dernier est un second jeu dans le jeu avec ses règles et ses fonctions. Nous vous proposerons un test visuel de ce mode aussi essentiel que la campagne solo et l'un des théâtres d'affrontement les plus spectaculaires entre plusieurs adversaires... humains.
Nous n'avons pas non plus oublié le puissant « Editeur de cartes » livré avec le jeu et permettant de créer des cartes, des campagnes et aussi des mods (scénarios dérivés)... Son fonctionnement est assez complexe et ne s'adresse pas à tous mais nul doute que d'ici à quelques semaines, les scénarii faits par des fans fleuriront sur la Toile.
Bon, on attaque ?
StarCraft II est un jeu de stratégie temps réel où il faut collecter des ressources, construire une base et des unités ainsi que remplir des objectifs de missions (éradication de l'adversaire, collecte de ressources particulières, etc.). Le mode solo Terran se divise en trois sous-modes. La Campagne, composée de 26 missions, vous fera vivre les aventures de Jim Raynor à bord de son vaisseau : l'Hypérion.
Il y a également le mode « défi » composé de 9 missions périlleuses vous préparant relativement correctement à prendre quelques fessées en mode multijoueur. Enfin, il y a les classiques escarmouches contre l'IA. A noter que dans ce dernier mode de jeu, comme dans le multijoueur, les trois races sont présentes mais que les unités et améliorations propres à la Campagne ne sont pas disponibles.
Pains de Campagne
La campagne solo de StarCraft II est longue, haletante et plusieurs missions vont vous en donner pour votre grade, que vous soyez un bleu (mode occasionnel ou normal recommandé) ou un vétéran (mode difficile ou brutal). Dès la troisième mission, vous devez défendre votre base contre des vagues d'ennemis tout en aidant des groupes d'unités éparpillés sur la carte pendant trente minutes et l'IA ne ménage pas ses efforts pour vous vaincre.
Avouons qu'en mode difficile nous avons pris notre plus belle raclée (trois fois de suite) sur l'une des dix premières missions, l'IA ne « plaisante pas », et ses routines sont diablement efficaces. D'ailleurs, plus vous avancez, plus elle s'adapte relativement à votre style de jeu, méfiance. La difficulté est progressive et, à partir de la quatrième mission, vous pouvez choisir l'ordre dans lequel exécuter les missions proposées, en fonction de ce qu'elles vous rapportent.
Premier gain, l'argent, avec lequel vous améliorez vos unités et vos bâtiments, vous embauchez des mercenaires entre les missions, en vous déplaçant dans l'Armurerie ou le Bar de l'Hypérion. Le deuxième, les points de recherche de technologie contre les factions adverses disponibles dans le Laboratoire. Ne négligez pas cet aspect car bien qu'il faille parfois faire des choix difficiles dans les technologies proposées, elles sont d'une aide inestimable.
Dernière récompense, des points de « hauts faits » se cumulant sur votre profil en ligne, ils vous inciteront à recommencer les missions par la suite pour tous les acquérir. On se prend très vite au jeu et certains « hauts faits » sont très amusants à réaliser. Au fur et à mesure de votre progression, bâtiments et unités se déverrouillent pour élargir les possibilités stratégiques et pimenter les affrontements, comme dans la majeure partie des jeux de stratégie.
Les unités, vos « Boys »
Confirmant nos premières impressions, l'univers du western est celui qui colle le mieux à la campagne des Terrans. Musique, atmosphère, dialogue tout y est... jusque dans le comportement des unités elles-mêmes. Que ce soit les Spaces Marines (unités de base), les Goliath (bipèdes d'assaut), les vaisseaux Vikings, toutes ont de la répartie à chaque fois que vous leur cliquez dessus (vous vous faites presque insulter par moment).
Un peu « flingueurs fous » et désorganisés, il va vous falloir discipliner tous ces énergumènes pour arriver à vos fins. En effet, l'état d'esprit Terran de StarCraft II tranche radicalement avec le premier volet où on sentait une certaine discipline militaire. C'est plus agréable à jouer et on s'attacherait presque à ces petits morceaux de pixels qui défouraillent à tout-va pour défendre vos intérêts ou les objectifs de missions.
Les unités sont complémentaires et certaines alliances sont particulièrement efficaces contre les Zergs mais pas contre les Protoss, les deux races n'ayant pas les mêmes aptitudes ni les mêmes forces et faiblesses. De plus, il est inutile d'espérer vaincre en sélectionnant toutes vos unités et en les envoyant en tas dans la base adverse. Il faut être vicieux : attirez vos ennemis dans des embuscades, préparez rapidement vos assauts et faites des frappes chirurgicales pour ralentir la progression de l'ennemi, puis l'anéantir.
Moteur ! Ca tourne !
Le moteur graphique de StarCraft II est beau et on se laisse vite captiver par les effets visuels, les détails du décor, les animations « vivantes » des unités et des bâtiments, etc. On est loin d'un moteur 3D dernière génération mais ce type de jeu ne s'y prête pas forcement. Question gameplay, Blizzard n'est pas novice en la matière et a eu le temps d'affiner les techniques depuis le premier WarCraft.
Rien d'exceptionnel mais efficace. La création et la gestion des escouades sont intuitives et les raccourcis clavier n'ont pas beaucoup changé (et mieux vaut les maîtriser assez rapidement pour gagner du temps). StarCraft II est bien plus nerveux et la jouabilité s'en ressent. Ainsi si vous aimez construire paisiblement votre base et vos unités, vous allez être bousculé. L'interface est des plus classiques, mais léchée et tout est à sa place si bien que le joueur se sent « chez lui » très rapidement.
Que du plaisir !
Dans StarCraft II, nombreuses sont les références à des films, des jeux vidéo, etc. Par exemple, lorsque vous rentrez dans le Bar de l'Hyperion pour la première fois, l'un des morceaux de musique de la bande originale du film Pulp Fiction retentit (celle du Jack Rabbit's Slims pour les aficionados), de même que vous remarquerez ce merveilleux hologramme d'elfe de la nuit exécutant les mouvements de danse de la race dans WoW. Enfin, les écrans de télévision de ce lieu de beuverie peuvent diffuser des spots de publicité particulièrement bien réussis en plus d'une propagande bien sentie. Divertissant.
Lors de notre test, nous avons su apprécier voire rire de nos défaites face à l'intelligence artificielle, nous délecter de chacun des petits détails aussi croustillants qu'humoristiques et vociférer comme des malades lorsque, au bout de la troisième tentative, nous avons réussi à accomplir une des missions... même de justesse.
Fan de la première heure de ce type de jeu mais aussi et surtout des licences Blizzard, l'auteur de ces lignes a retrouvé tout ce que les fans aiment dans les Warcraft, Diablo et autres WoW (à ses débuts) : un univers, une atmosphère, une bonne dose de challenge, du fun, non, beaucoup de fun, et le plaisir d'avoir enfin un jeu long et prenant, ce qui manque cruellement depuis quelques temps sur nos chers PC.
Tout juste sorti, Wings of Liberty a déjà sa place dans le panthéon des meilleurs jeux PC de cette décennie. Espérons que Blizzard fasse tout pour nous procurer encore plus de sensations dans les épisodes Zerg et Protoss, suites logiques de celui des Terrans.
points positifs
- Une référence dans la stratégie temps réelle
- Mode solo préparant au multi
- Réalisation impeccable
- Scénario captivant
- Vrais niveaux de difficulté
points négatifs

test










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