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Monster Hunter Tri sur Wii

  • test jeu vidéo Wii : Monster Hunter Tri sur Wii
Editeur : Capcom     Développeur : Capcom
Jouabilité inadaptée à la Wiimote mais décors magnifiques, cette chasse est décidément une expérience singulière.
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Monster Hunter 3 : y'a le bon chasseur et le mauvais chasseur

Prenez une ambiance de jeu de rôle japonais avec ses gimmicks obligés et son côté verbeux, ajoutez un soupçon de Guerre du feu pour le côté « Vive la débrouille, j'aiguise mon couteau ! » et de Jurassic Park pour la magnificence du bestiaire proposé, prévoyez une arène et des quêtes à accomplir en ligne et en mode coopératif… vous aurez une bonne idée de ce qu'est Monster Hunter troisième du nom. Par parenthèse, ce volet d'un jeu phénomène au Japon, succède à une version PlayStation 2 et surtout à une version PSP, Monster Hunter Freedom Unite, qui avait démocratisé le titre.

Moga, village secoué et mal entouré
Solo ou en ligne ? Si les menus à l'intérieur du jeu ne sont pas toujours d'une clarté limpide, le choix d'une partie solo ou en ligne se réalise d'une manière simple : village pour les plaisirs solitaires et ville pour les escapades à plusieurs.
Dans tous les cas, les quêtes consistent à tuer des monstres, soit pour ramener les lieux à leur tranquillité originelle, soit pour grappiller des matières premières rares. En effet les monstres, terrestres ou marins, constituent une ressource essentielle du jeu.

Pour apprendre les rudiments de la jouabilité de Monster Hunter 3 ou Tri, il faut tout d'abord faire un détour par le village de Moga. Là, après un bref passage par la création de son personnage, phase purement cosmétique, le joueur fait la connaissance avec le chef du village, le fils de ce dernier, l'armurier, la poissonnière, le chambellan « homme-chat  » chargé de veiller sur ses affaires et sa chambre où s'effectuent phase de repos et sauvegardes… Bref, dans ce village côtier apparemment paisible, le nouvel arrivant est tout de suite bien dans ses pénates.

Cimeterre marin
Rassurez-vous, il devra vite en sortir pour aller faire la peau à un monstre marin du nom de Lagiacrus et percer le mystère des tremblements de terre qui secouent la région. Mais avant, dans ce système de quêtes bien hiérarchisé, notre apprenti chasseur devra remettre en état le camp de base.
Petites chasses dans les alentours, aller-retour entre la forêt et le village, tout commence assez tranquillement pendant que le territoire de chasse s'étoffe au fur et à mesure de la progression. Pour faciliter vos allées et venues, la minicarte visible par transparence, à droite de l'écran, est divisée en petites zones numérotées, tandis que le jeu marque la pause par un temps de chargement, heureusement très court, à chaque changement de secteur.
Faits marquants, la montée en puissance du personnage passe par l'amélioration des armes et des armures et la phase solo est un préambule non pas obligatoire mais vivement conseillé avant de se jeter dans « le grand bain » du jeu en ligne.

Un extraordinaire bestiaire
Les choses sérieuses commencent avec la rencontre des premières vraies grosses proies. Enfin, quand on arrive à distinguer la proie du prédateur, ce qui n'a parfois rien de si évident ! On trouve ainsi moult variations autour du dragon, à l'instar du Ludroth royal, grand et gras lézard terrestre, ou des dérivés de crocodile marin géant, comme le Grand Jaggi.
Certains monstres comme le Qurupeco, sorte de ptérodactyle à tête de canard denté et queue de castor, sont beaucoup plus improbables. D'ailleurs, chaque animal possède ses propres tactiques, dictées par les soins que Dame Nature lui a prodigués. De la charge bête et méchante ou coups de bec, de griffes, jusqu'à l'imitation du cri d'autres espèces pour s'en faire des alliées comme sait faire, toujours lui, le Qurupeco, il faut chaque fois trouver la faille, le bon moment.
Sous l'eau, les combats sont d'ailleurs un peu plus terrifiants et un face-à-face avec un Gobul, soit une espèce de baudroie géante à large bouche, ne laisse pas indemne. En parlant de bestiaire, toutes les créatures de Monster Hunter 3 ne sont pas hostiles. Le joueur aura ainsi le bonheur et l'avantage de s'adjoindre les services du sieur « Chacha », une espèce de mignon lutin qui servira surtout d'appât pour détourner l'attention des monstres. Mais attention, ce n'est pas un allié très fiable ! S'il prend une grosse rouste, il disparaît simplement, avant de revenir plus tard dans le jeu.

Une jouabilité attachante, mais non sans défauts
Vous avez déjà essayé de frapper une mouche avec une masse de deux kilos ? En caricaturant de manière éhontée, voilà à quoi peut parfois ressembler la jouabilité de Monster Hunter 3. En clair, les coups et les enchaînements dans le vide ne sont pas rares. Aucun système de verrouillage ne vient en effet épauler le joueur. Cette jouabilité un peu rigide, un peu pataude, donne selon nous une partie de son charme au jeu.
Certes, l'action n'a pas la flamboyance d'un Devil May Cry, mais cette exigence de précision n'est pas en soi une mauvaise chose. De fait, il est vivement conseillé d'oublier le contrôle à la Wiimote pour se reporter sur une manette classique avec deux sticks analogiques. Un pack incluant une manette de jeu Classic Pro de couleur noir est d'ailleurs disponible.

Un mode en ligne perfectible
Au niveau du mode online, qui précisons-le est entièrement gratuit alors qu'un abonnement est acquitté par les joueurs nippons (Sic !), la communication avec les autres joueurs n'est pas toujours évidente. Hors des problèmes de langue, puisqu'il est pour l'instant plus facile de trouver des serveurs en langue anglaise qu'en français, on découvre parfois que certains joueurs ne sont là que pour accomplir en solitaire les quêtes prévues pour le multijoueur. Il faudra donc souvent un peu chercher pour trouver le portail sympa qui vous convient.

En cours de jeu, le chat en mode textuel n'est pas évident. Pour information, le jeu est d'ailleurs compatible avec le Wiispeak, cette espèce de micro branché en USB introduit avec le jeu Animal Crossing : Let's Go to The City, en 2008. Sinon, hors des bugs de collision, d'ailleurs présents dans le jeu solo, et de légers lags, l'expérience reste assez gratifiante. En parallèle, notons aussi la présence d'un mode Arène, qui permet à deux joueurs, évoluant sur un écran « splitté », de s'attaquer à un monstre en particulier.

Beau, varié, archaïque dans sa jouabilité un peu rustre, Monster Hunter reste malgré toutes ces imperfections et approximations un titre très attachant et à la durée de vie considérable. Un titre « new-age horrifique » que les amoureux de grands espaces et de contrées sauvages ne doivent manquer sous aucun prétexte.

 

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