Quand on s'est exalté, enfant, à sauter de pierre en pierre en marchant dans les pas de Ieovah, quand on s'est claqué l'oreille en essayant de faire un fouet avec un vieux bout de corde et qu'on a failli être archéologue pour donner des coups de poing aux nazis, c'est peu dire qu'on attend un nouvel Indiana Jones comme le Graal.
L'aventure du Sceptre des rois, censée se passer après La Dernière Croisade, fait baver d'avance, mais rapidement, hélas, la bouche s'assèche.
Ennui de courte durée
La faute à une histoire entendue, pour ne pas dire inintelligible. Peut-être est-ce dû à une baisse d'attention de notre part, mais, à notre décharge, on a tellement l'impression de se trouver dans une suite de couloirs et de pièces à explorer sans aucune liberté, même en plein air et à bord de véhicules, que le jeu devient lassant au bout de quelques dizaines de minutes. Rythmé certes, on ne s'ennuie pas, mais lassant. Même chose pour le système de combat plutôt développé: esquiver, taper, boxer (crochet, uppercut, etc.), fouetter, balancer des chaises, etc.
On a beau jouer de la Wiimote pour franchir des précipices et attraper les ennemis par les pieds, rien n'y fait, on s'embête à toujours utiliser les mêmes coups puisque ce sont les seuls efficaces. Tout juste est-on de temps à autres réveillé par un bout de la musique de John Williams qui se demande peut-être, lui aussi, ce qu'il fait là -et puis le doubleur en VF n'est ni Francis Lax, ni Richard Darbois, alors c'est comme si ce n'était pas vraiment Indy... Heureusement, la durée de vie du jeu n'excèdera pas les six heures.
Tout y est sauf le compte
Evidemment, Indiana Jones oblige, on voyage, de San Francisco à l'autre bout du monde avec des décors parfois jolis. On retrouve même avec un certain plaisir les fondamentaux de la série, les pieux, les poursuites en avion, les méchants espions, les méchants tout court et les géants tabasseurs -avec une très (trop?) légère pointe d'humour.
Mais le problème vient de la réalisation. Pas fini, le jeu se paie le luxe de ralentissements inopinés, pour ne pas parler des temps de chargement en pleine action, des bugs multiples et d'une déception qui surnage par-dessus tout cela. Cet Indiana Jones a un air de vieux jeu.
Deux bonnes nouvelles tout de même
Mais, puisque la vie mérite d'être vécue, Indiana Jones et le Sceptre des rois a tout de même deux atouts. Le premier est le mode coopération en local. Où les joueurs incarnent, dans une petite histoire parallèle, Junior et son père. Rien de folichon, là encore, on aurait aimé mieux et plus, mais c'est toujours ça. En revanche, la vraie bonne nouvelle est qu'il y a un bon jeu derrière cet Indiana Jones dont on peut se dispenser. En effet, les joueurs pourront découvrir ou redécouvrir Indiana Jones and The Fate of Atlantis, un des meilleurs titres vidéoludiques de la série.
Roi de l'aventure en Point & Click en son temps, puisqu'il est sorti en 1992. Il est vieux, certes, mais un petit coup d'anticrénelage et une compatibilité avec la Wiimote lui donne un second souffle. De là à dire que Le Sceptre des rois ne vaut que par le destin de l'Atlantide...















![]() |
> Jeu : Fifa 2010
La dernière mouture EA Sports est enfin arrivée, essayez-la !
|
|
















