Parfois, quand on est sur son gros bolide, on n'a pas vraiment le temps de draguer aux feux rouges. C'est le cas dans MotoGP, une simulation de grosses cylindrées du championnat moto sur Wii, qui vise plutôt à faire de nous les rois de l'asphalte des circuits du monde entier et nous faire collectionner des trophées. Le souci, autant le dire tout de suite, c'est que MotoGP ne nous a pas vraiment convaincu. En ayant voulu faire un jeu dédié à la fois aux férus de la simulation et aux novices complets, Capcom est passé un peu à côté de son sujet.
Tout cela commence par un mode d'entraînement complètement raté. Au lieu d'expliquer les trajectoires ou la gestion des dérapages, ce mode -censé présenter le jeu aux débutants- vous laisse vous débrouiller sur la moto et vous donne -après chaque plantage- des conseils d'une grande profondeur, du genre «freinez avant les virages». Pas bête! Finalement, on se rend rapidement compte que le modèle de conduite préconisé est de type Arcade.
Ni bonne arcade, ni bonne simulation
Votre moto colle alors littéralement à la route et pour peu que vous choisissiez une boîte de vitesse automatique, vous n'aurez qu'à ralentir tranquillement dans les courbes pour gagner les doigts dans la visière toutes les courses. Même un passage à 250 km/h dans les graviers ne pourra pas vous déloger de votre moto.
Du coup, le challenge s'essouffle assez vite et on a le temps de s'attarder sur les graphismes, assez limités, et les décors franchement déprimants. Allez faire la course sur le circuit du Qatar de nuit si vous ne me croyez pas! La Wii n'est pas la PS3 bien sûr, mais quand même...
Pour améliorer l'ordinaire, pourquoi ne pas changer le type de contrôle? Pourquoi pas! La Wii permet ce genre de fantaisie. Ainsi, MotoGP offre quatre moyens de diriger son destrier. Par exemple, avec la manette -façon pad- qu'on penche pour faire tourner la moto ou, plus drôle, avec le nunchunk, avec lequel on doit mimer les grands coup d'accélérateur. Au final, après une foulure du poignet, on se rabat plutôt sur une solution plus classique, consistant à tourner avec le joystick et les autres contrôle de la manette, pour ne plus en changer. L'ennui guette donc vite au coin du guidon.
Le mode Challenge, dans lequel on doit essayer de faire un tour de circuit sans freiner ou en suivant une trajectoire, est certes amusant et relance un temps l'intérêt du jeu. Mais, au final, cela fait court pour 40 €...
Une carrière bien monotone
Le mode Carrière, dans lequel on doit concourir dans tous les Grands Prix de la saison, pour espérer être sacré champion, se montre lui aussi franchement aride. Aucune possibilité de personnaliser sa moto, pas de garage pour admirer son monstre et les améliorations de sa machine se limitent au type de pneu, au réglage de la suspension ou à la réactivité de la boîte de vitesse.
Pour espérer déceler une quelconque utilité à ces changements de réglages, il faut évidemment remonter le niveau de réalisme de la conduite. Ainsi, en mode Avancé, les premiers dérapages apparaissent. Les premières chutes aussi! Et en mode Simulation, il devient très ardu de rester sur sa machine dès que se présente un virage. Mais comme les sensations de conduite sont franchement faiblardes, les fanatiques du guidon ne s'y retrouveront décidément pas.
points positifs
points négatifs

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