En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.FERMER  x
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01Business
Applis, logiciels
Produits
Télécoms
Sécurité
Culture, médias
Politique, droits
Technos
Buzz, société
Jeux
Science, recherche

Gouvernance d'Internet : la France prône le rééquilibrage des forces avec les USA

Internet restera-t-il entre les mains des Américains ? Le premier forum français de la gouvernance Internet organisé hier à Paris a soulevé la question en y apportant son avis : non !

laisser un avis
© Pascal Samama/01net
Internet est-il un espace libre et international ou la propriété du gouvernement américain ? C’est selon. Si, dans le monde entier on considère que la Toile est un territoire international, les Américains qui l’ont lancée, gérée et enrichie ont du mal à accepter le partage de sa gouvernance, et donc de leur pouvoir économique et politique.
Pour évoquer le sujet, le premier forum français sur la gouvernance Internet s’est tenu le 10 mars au Conseil Économique, social et environnemental (Cese). Cette manifestation s’inscrit dans un mouvement international qui a été lancé il y a 10 ans lors du sommet de Tunis.
Ce sujet ne date pas d’hier, mais, comme l’a rappelé Bertrand de La Chapelle, président du comité d’organisation FGI-France, les choses ont changé avec l’affaire Snowden. « Depuis ces révélations, les États-Unis ont perdu leur avantage moral », a-t-il lancé en lors de la conférence inaugurale qui réunissait autour de lui Mathieu Weil (directeur général de l’Afnic), David Martinon (représentant spécial de la France pour les négociations internationales sur la société de l'information et l'économie numérique) et Sophie Kwasny, membre du Conseil de l’Europe.

Le conseil de l’Europe se pose en législateur universel

Avant de lancer les débats, Bertrand de La Chapelle a tenu à faire une distinction entre deux notions qui peuvent prêter à confusion, car la gouvernance concerne d'une part la partie technique du réseau et, d'autre part, ses aspects politiques. Les deux sujets ont été abordés lors de tables rondes consacrées à la Neutralité du Net, et à la protection des données personnelles.
Pour Mathieu Weil et Marielle Gallo, les choses sont claires : on ne peut aborder ce sujet sans remettre en cause la prédominance américaine. Pour le directeur général de l’Afnic, « le rôle des USA reste une préoccupation ». Quant à Mme Kwasny, elle estime que « le conseil de l’Europe se pose en législateur universel en matière de protection des données. »
Le ton est donné, même si David Martinon a tenté d’apporter quelques nuances comme le fait que la NSA n’est certainement pas le seul service à espionner les réseaux. « Peut-on dire que seuls les États-Unis espionnent Internet ? Je n’ai pas d’informations à révéler, mais on peut en douter », a-t-il répondu faisant allusion sans la citer à la loi de programmation militaire dont quelques articles font polémique en France.
Dans l’hémicycle, des spécialistes ont réagi. Pour Olivier Crépin-Leblond, représentant de l’Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l’évolution du web impose cette réflexion, mais il attire l’attention sur la complexité du dossier du fait que chaque pays a ses propres intérêts à défendre. Il fait remarquer que « selon les pays, Internet peut être perçu positivement pour son apport économique ou comme un danger. » Une manière de rappeler que sur Internet, il est délicat de séparer l’aspect technique et politique.

Pour Louis Pouzin, « le verrouillage des systèmes se retourne contre nous »

L’intervention de Louis Pouzin, dont les travaux ont été utilisés par Vinton Cerf pour la mise au point d’Internet et de protocole TCP/IP, a confirmé cette complexité, mais pour lui, les choses ont changé entre le web d’il y a 25 ans et celui d’aujourd’hui. « Derrière Internet, il y a les États-Unis et son gouvernement est convaincu qu’il lui appartient. »
Selon ce « père fondateur », une modification de la gouvernance est redoutée par les organismes d’état comme la NSA et par ses acteurs économiques comme Google et Facebook, mais surtout par le Congrès américain. Pour Louis Pouzin, « on doit pouvoir faire ce que l’on veut sans demander un autorisation des Etats-Unis. » Il fait aussi remarque qu’aujourd’hui, le « verrouillage des systèmes se retourne contre nous ». « Internet est ouvert, mais les outils et les services sont dans les mains de quelques entreprises », a-t-il conclu.
La création d’une gouvernance ouverte et équitable va être plus que délicate à mettre en place. D’ailleurs, comme la fait remarquer Sophie Kwasny « les tensions politiques internationales se sont déplacées sur les réseaux. »
Le sujet sera au centre des débats de la rencontre NetMundial qui se tiendra à São Paulo les 23 et 24 avril prochain à l’initiative du gouvernement brésilien. Lors de ces conférences, le ton risque d’être encore plus virulent qu’à Paris. Rappelons que la présidente brésilienne, Dilma Roussef, a été l’une des cibles de l’espionnage de la NSA dans l’affaire Prism révélée par Edward Snowden. Cette réunion multipartite mondiale se donne pour objectif d’établir une feuille de route pour l’évolution future de l’écosystème de la gouvernance de l’Internet.
Lire aussi :
- Un Forum de la gouvernance Internet France à Paris le 10 mars (14/01/2014)
- L'Icann veut une gouvernance du Net plus équitable, donc moins américaine (24/02/2014)
envoyer
par mail
imprimer
l'article
@01net sur
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Apple perd une manche contre Samsung
Droit à l'oubli : Manuel Valls se refait une virginité sur Twitter et Facebook
Premières déclarations du gouvernement Valls 2 : pleine voile sur le numérique
Gouvernement : Emmanuel Macron - Axelle Lemaire, un duo inédit pour le numérique
Hadopi, Netflix... Fleur Pellerin devra faire mieux qu'Aurélie Filippetti
Numérique : Le Parti Pirate met en garde Manuel Valls
Remaniement gouvernemental : Michel Sapin à l’Economie, mais sans le Numérique
Les policiers et les gendarmes fichés pendant 5 ans
Aurélie Filippetti lâche la "culture" et, avec, la réforme de l’Hadopi
Vienne somme Facebook de répondre à une class action
Démission du gouvernement : Axelle Lemaire resterait, mais Aurélie Filippetti ?
Les magasins contraints de reprendre les petits appareils usagés sans obligation d’achat
Plainte de Mediapart après une attaque du hacker Ulcan contre son site
Google veut supprimer les limites d'âge pour accéder à ses services
1000 auteurs de langue allemande interpellent Amazon
Julian Assange affirme qu'il sortira bientôt de l’ambassade d’Equateur
Edward Snowden peut rester en Russie trois ans de plus
Wikipedia : le droit à l’oubli est une « censure de l’information véridique »
Guerre des brevets Apple-Samsung : vers la fin des hostilités ?
Droit à l’oubli : Google se plaint du casse-tête que lui a imposé l'Europe