Polémique sur la visite d’Eric Schmidt (Google) en Corée du Nord [MAJ]
Eric Schmidt veut se rendre en Corée du nord pour négocier l’arrestation abusive d’un ressortissant américain. Le gouvernement américain ne voit pas cette initiative d’un bon œil et ne la soutient pas.
01net
le 04/01/13 à 17h34
Mise à jour à 18h34
L'ancien diplomate américain Bill Richardson, qui doit se rendre en Corée du Nord prochainement avec le patron de Google Eric Schmidt, a défendu ce vendredi 4 janvier une « visite humanitaire privée », alors que le département d'Etat a émis de sérieuses réticences sur ce voyage.
« Je ne travaille pas pour le gouvernement américain et Eric Schmidt non plus, a souligné sur CBS B. Richardson. Nous ne représentons pas le département d'Etat, ils ne devraient pas être si inquiets. » L'ancien diplomate a précisé qu'ils avaient déjà reporté leur voyage en Corée du Nord, initialement prévu en décembre, à la demande du département d'Etat.
« J'ai invité Eric, il se rend en Corée du Nord en tant que citoyen, ce n'est pas un voyage pour Google. La politique étrangère l'intéresse, c'est un ami, et je pense qu'il était important d'avoir un point de vue plus large sur notre visite », a encore dit B. Richardson.
Première publication le 4 janvier à 14h42
Le gouvernement américain a vivement réagi à l’annonce d’Eric Schmidt de se rendre en Corée du Nord. Le président de Google chercherait à rencontrer les autorités du pays, non pas pour négocier des accords commerciaux, mais, comme le dit l’AFP, pour « pour intercéder en faveur d'un Américain d'origine coréenne arrêté en novembre ». Il s’agirait de Pae Jun-Ho qui est entré en Corée du Nord en tant que touriste et que le régime communiste accuse d'avoir commis un « délit », sans plus de précision.
Google explique qu’Eric Schmidt fait partie d'une mission humanitaire dirigée par l'ancien gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson, un familier de la Corée du Nord pour y avoir négocié la libération de plusieurs ressortissants américains depuis 20 ans. Mais, pour le porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Tai-Young, il s’agit d’une visite privée et, par conséquent, la date et le motif exact de ce déplacement n’ont pas été précisés.
Cette initiative n’est pas du goût des autorités américaines. Victoria Nuland, porte-parole du département d'État américain, a déclaré à l’AFP Mme Nuland a réagi : « Honnêtement, nous ne pensons pas que le calendrier [de cette visite, NDLR] soit particulièrement constructif ». Elle ajoute que cette mission n'est pas soutenu par l'Etat : « Ils ne sont porteurs d'aucun message de notre part ». Cette mission aura-t-elle lieu ?