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Ouya, la console de salon sous Android à moins de 100 dollars

Après avoir décroché la timbale sur Kickstarter en quelques jours, le projet Ouya n'a plus qu'à prendre forme et porter dans les mains avides des joueurs la première console de salon sous Android.

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Il lui a fallu huit heures pour récolter 950 000 dollars, alors qu’il devait atteindre cette somme en un mois, et deux jours pour 2,4 millions de dollars. Sur Kickstarter, plate-forme de financement collaboratif, le projet Ouya a de beaux jours devant lui. Et au-delà on ne lui voit qu’un avenir radieux.
Ouya ? C’est le nom d’une console de salon. La prochaine PlayStation ? La nouvelle Xbox ? Non, une console à la configuration matérielle ouverte qui tournera sous Android et permettra l’exécution, sur un téléviseur, des jeux développés pour l’OS mobile de Google. Attention, on ne parle pas ici que de portage, mais bien de création de titres dédiés, Android n’étant que la plate-forme logicielle de base.

Le meilleur de deux mondes ?

Initié en janvier 2012, par Julie Uhrman, qui a fait ses armes au sein de Vivendi Universal Games, notamment, ce projet est à la confluence de deux univers. Celui des mobiles/tablettes et celui du jeu de salon. Du premier, il pourrait garder la souplesse, le dynamisme et le soutien aux développeurs indépendants. Du second, il tient le confort de jeu, la possibilité de jouer à plusieurs et, peut-être, on ne connaît pas les détails techniques pour l'instant, un peu de la puissance. Le meilleur de deux mondes ? Oui, certainement, avec en plus la touche finale, celle du format ouvert, qui a deux conséquences et pas des moindres.
Interface de la console Ouya
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Première conséquence, il n’y aura pas de licence onéreuse à payer pour développer sur Ouya. Sans compter que les développeurs connaissent déjà Android et sauront donc où ils mettent les pieds. En se positionnant ainsi, les créateurs montrent qu’ils savent que les consoles actuelles ne font pas la part belle aux petits développeurs, comme les indépendants de Block That Matter nous le laissaient entendre dans une interview en juillet 2011.
Mieux encore, les tenants du projet Ouya reluquent ostensiblement vers les origines du jeu vidéo, où un best-seller pouvait sortir d’une cave ou d’une chambre d’ado : « Vous pourrez créer le prochain titre qui va cartonner dans votre chambre – comme au bon vieux temps ! Qui a besoin de porter un pantalon de toute façon ? », lit-on ainsi sur la page Kickstarter du projet.
Deuxième conséquence, cette ouverture de la plate-forme, devrait avoir un impact direct sur le prix pour le consommateur. L’Ouya devrait être vendue à moins de 100 dollars lors de son lancement en mars 2013, avec une manette qui a l’air plutôt bien conçu.

C’est gratuit ou presque…

Et la réduction des coûts ne frappe pas que la partie matérielle de la console. Il en sera de même pour les jeux... Le projet n’impose qu’une condition aux développeurs qui voudront prendre ce train : « au moins une partie du gameplay devra être gratuit. Nous avons emprunté le modèle du free to play aux jeux tels que League of Legends, Team Fortress 2 (...) et bien d’autres. Les développeurs pourront offrir une démo gratuite avec possibilité de mise à jour vers une version complète, des objets à acheter dans le jeu ou des bonus, ou vous demander de prendre un abonnement », clame sous forme de profession de foi le site du projet.
Un nouveau monde, qui concilie les forces de deux univers en forte croissance. Celui des tablettes que de plus en plus d’analystes et d’experts considèrent comme de véritables consoles. Et celui du free to play, qui croît et s’impose de plus en plus, non pas comme un moyen d’écouler des jeux mal goupillés ou qui ont échoué dans un modèle économique payant, mais comme un nouveau moyen de distribution. Séduisant pour le joueur désargenté et extrêmement rentable pour les développeurs...
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