Affaire MegaUpload, une chance pour la cyberdémocratie ?
Les projets de loi Sopa et Pipa aux Etats-Unis et la fermeture par le FBI du site MegaUpload, en fin de semaine dernière, ont placé l'hacktivisme sous les feux de la rampe, Anonymous en tête. Vers une renaissance de la démocratie ?
Depuis l’annonce de la fermeture par la justice américaine de MegaUpload, les Anonymous font couler de l’encre et parler la poudre. Ce groupe d’hacktivistes multiplie les attaques en déni de service et les opérations un peu plus élaborées (« défacement » ou récupération de données). On ne compte plus les sites, français, américains, brésiliens, etc. mis hors ligne ou dont la page d’accueil a été remplacée (défacée) : les sites de Vivendi, du ministère français de la Justice, de l’Elysée, du bureau du copyright américain, etc. Certains sites d’artistes ont été defacés, c’est notamment encore le cas, à l’heure où nous écrivons ces lignes, du site de Rihanna.
La plupart de ces sites tombent quelques minutes, heures puis reviennent à la vie. Pour réussir, les Anonymous font appel aux bonnes volontés, aux « indignés » jusque-là discrets. Comme en témoignent de nombreux messages sur la timeline Twitter des comptes Anon, qu’ils soient américains ou français.
La plupart de ces sites tombent quelques minutes, heures puis reviennent à la vie. Pour réussir, les Anonymous font appel aux bonnes volontés, aux « indignés » jusque-là discrets. Comme en témoignent de nombreux messages sur la timeline Twitter des comptes Anon, qu’ils soient américains ou français.

Le DDoS comme forme d’expression citoyenne
Et dès lors, on ne peut que constater le chemin parcouru entre le hack du début des années 90, réservé à une élite, où quelques grands noms ou « clubs » officiaient, et qui s’accompagnaient (déjà) souvent d’un parfum de justice citoyenne, et cet « hacktivisme de masse ». Car, hormis, les essentielles, pour ne pas dire quintessentielles, intentions politiques et militantes, on aboutit à un système où n’importe qui, le premier script kiddie venu, peut se faire justicier du Web.
Le DDoS serait-il donc une forme de sit-in, où les cybercitoyens se manifestent, bloquent l’accès à un lieu virtuel, avant de retourner à leur vie ? A la différence près qu’on a parfois l’impression d’une sorte de nébuleuse Anonymous. Certaines personnes se réclament de ce groupe et appellent à une attaque pour mieux être désavouées ou simplement contredites sur d’autres canaux. Pas facile, quand on s’adresse à une hydre anonyme de savoir si on parle ou lit les propos d’une tête approuvée.

«Mort de rire à ceux qui disent que nous nous préparerions à attaquer Twitter, Facebook et YouTube... Pourquoi les Anon voudraient-ils planter leurs moyens de communication ?»
La tentation de l'anonymat
Du coup, parfois, l’aspect Robin des bois, qu’on se trouve par inclinaison naturelle à soutenir, s’entâche d’une ombre bien plus inquiétante. On a l’impression de flirter avec un groupuscule sans tête, impalpable, qui défend ce qu’il entend, quand il l’entend. Allant parfois trop loin. Car si on peut comprendre des manœuvres militantes visant à frapper au portefeuille, en donnant accès gratuitement au catalogue d’une major, comme cela a été le cas hier pour Sony Music, il est plus difficile de souscrire à la publication de données personnelles d’une personne. Quand bien même cette personne est le directeur du FBI.
Le pouvoir aux cybercitoyens
Dès lors, on comprend l’urgence qu’il y a à structurer la démocratie pour qu’elle prenne en compte sa composante Internet. Il faut offrir (et encourager) des moyens d’expression réels et efficaces aux citoyens pour entendre (et écouter) leur voix. Car, aussi salvatrices soient les actions des Anonymous, elles dispensent finalement la majorité des citoyens de prendre en main leur destinée, numérique ou réelle.
Au XXIe siècle, la démocratie ne pourra pas tourner le dos à son pan numérique. La fermeture de MegaUpload a montré qu’un Etat démocratique pouvait, en faisant justice et en respectant son droit, mettre à mal l’esprit de partage et de liberté d’expression qu’on associe si volontiers au Net.
Mais l’affaire MegaUpload a également montré que les cybercitoyens peuvent se mobiliser ou manifester leur mécontentement. Reste à ce que les détenteurs du pouvoir législatif comprennent ce besoin d’expression et de liberté, mieux qu’ils l’accompagnent, autrement que par la répression... Répression, qui, disons-le clairement, part d'un postulat erroné. Considérer l'internaute comme un consommateur est une erreur qui ne peut mener qu'à un durcissement de positions condamnées à être caduques sitôt établies. L'internaute étant avant tout un citoyen, et pas juste un consommateur. Il ne faut pas que l’affaire MegaUpload soit uniquement le début de la World War Web, mais bien une chance pour la démocratie.
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Avis sur «Affaire MegaUpload, une chance pour la cyberdémocratie ?»
Et les libertés
de
#DLD
, posté le 23 janvier 2012 à 18h53
"Il ne faut pas que l’affaire MegaUpload soit uniquement le début de la World War Web, mais bien une chance pour la démocratie."
Et les libertés.
Dans l'espoir que tous comprendront leur intérêt à débrider internet. avec la création d'une CNIL globale avec des moyens conséquents ( en cours au niveau européen, actuellement en projet annonce au DLD ).
Et les libertés.
Dans l'espoir que tous comprendront leur intérêt à débrider internet. avec la création d'une CNIL globale avec des moyens conséquents ( en cours au niveau européen, actuellement en projet annonce au DLD ).
Arrêtez de pleurer
de
fdhjliidd
, posté le 24 janvier 2012 à 20h49
Voici ce que dit le tenancier d'Acromega :
"Je n’ai pas de tristesse vis-à-vis de la disparition de MegaUpload, c’est un monstre engendré par les premières lois anti-partage. C’était une entreprise purement commerciale visant à remplacer le système gratuit peer-to-peer qui avait été mis en cause."
Cependant, c'est inquiétant pour les autres.
Acromega, de la Caverne des introuvables, souhaite « une licence globale qui profite aux artistes et permet le partage, qui est l’une des fonctions essentielles de l’Internet qu’on aura bien du mal à stopper à coup de législations techniquement absurdes, coûteuses et inefficaces ».
"Je n’ai pas de tristesse vis-à-vis de la disparition de MegaUpload, c’est un monstre engendré par les premières lois anti-partage. C’était une entreprise purement commerciale visant à remplacer le système gratuit peer-to-peer qui avait été mis en cause."
Cependant, c'est inquiétant pour les autres.
Acromega, de la Caverne des introuvables, souhaite « une licence globale qui profite aux artistes et permet le partage, qui est l’une des fonctions essentielles de l’Internet qu’on aura bien du mal à stopper à coup de législations techniquement absurdes, coûteuses et inefficaces ».
marockers hac
de
dani301
, posté le 23 janvier 2012 à 18h56
lol c'est des hackers marocain, ils sont ou les agents du FBI pour empêcher ça ????
Bravo et Continuer
de
fabien888
, posté le 23 janvier 2012 à 18h57
Amazon,Ebay,Twitter,Facebook etc.. c'est terminé pour moi je ne m'inscrirais plus jamais sur c'est site puisque il veulent la guerre il vont l'avoir et plus d'achat de produits et de marque made in USA Western Digital,Apple,Coca-Cola, etc...
Hein?
de
DEBole
, posté le 23 janvier 2012 à 20h50
Hein ? tu n'es pas un peu hors sujet toi ?
+1
de
, posté le 24 janvier 2012 à 12h53
En effet, je pense que ce commentaire est totalement hors sujet...
+1'
de
MapGo
, posté le 24 janvier 2012 à 17h54
En plus de ne rien comprendre à ce qu'il se passe, on dirait bien qu'il ne comprends pas non plus l'orthographe. X)
taire aux rumeurs
de
anonym.
, posté le 23 janvier 2012 à 20h09
Anonymous ne s'attaquera jamais a des sites comme facebook ou twitter. Si anonymous attaquerait ces sites sa serait contraire aux regles de anonymous et comment anonymous pourrait contacter le monde sans ces moyens.
Anonymous est pour un internet libre.
Anonymous est pour un internet libre.
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