Le piratage de Bercy fait partie d'une vaste cyberattaque
Bercy a fait l'objet d'une cyberattaque au cours du mois de décembre 2010. L'Elysée et le Quai d'Orsay ont également été visés, sans succès.
Mise à jour : attaque infructueuse contre l'Elysée
Bercy n'a pas été la seule cible des pirates informatiques. A l'occasion d'une conférence de presse organisée lundi 7 mars en fin d'après-midi, Patrick Pailloux, directeur général de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), a reconnu que les systèmes informatiques de l'Elysée et du ministère des Affaires étrangères avaient eux aussi fait l'objet de tentatives d'intrusion, mais « n'ont pas été touchés ».
Le quotidien Libération était plus affirmatif en évoquant dans la journée les piratages de l'Elysée et du Quai d'Orsay. Le patron de l'ANSSI, cité par l'AFP, a commenté ces propos en indiquant qu'il ne « pouvait pas dire quels autres ministères avaient été visés, mais c'est assez large ».
Les auteurs de cette vaste opération de piratage ne sont pas connus à ce stade. Dans un communiqué publié ce 8 mars, l'ANSSI constate que « le niveau technique des procédés utilisés et la mise en œuvre de l’attaque révèlent qu’il s’agit de professionnels déterminés et organisés. Le but des attaquants était, selon toute vraisemblance, de se procurer des informations économiques et financières sur la France, notamment dans le cadre du G20. »
L'Agence précise que les postes attaqués ne traitaient que de questions politiques et financières. Les données personnelles des particuliers n'ont pas été compromises.
Le ministère des Finances victime d’un piratage informatique
La piste chinoise ?

par mail

l'article

Avis sur «Le piratage de Bercy fait partie d'une vaste cyberattaque»
Je plains les tech
Voila..
bien dit
C'est vrai
Un job pour l'ANSSI
Il est tout de même à noter que "seulement" 150 machines semblent avoir été contaminées sur les 170 000 postes de l'administration visée (même si 10 000 ont été "débranchés") et que l'attaque semble avoir été particulièrement ciblée !
De plus, il s'agirait d'un cheval de Troie or le moyen de propager un trojan reste l'e-mail.
D'où quelques questions :
Pour ne cibler que 150 postes sur 170 000 il faut déjà avoir une bonne idée des personnes pouvant avoir accès à l'info recherchée. Cette dernière étant visiblement sensible, on peut se demander comment les personnes titulaires des comptes utilisateurs ont pu se "laisser avoir" par un e-mail corrompu.
Par ailleurs, dans une administration sensible comme celle des finances, on se dit que les mesures de base sont mises en œuvre pour prévenir les risques courants en commençant par un anti-virus à jour.
Pourquoi ce dernier n'a-t-il rien vu ?
Sans trop se forcer (et en se basant uniquement sur les données de l'article), on en arriver aux conclusions suivantes :
- L'attaque était particulièrement bien ciblée (150 postes sur 170 000).
- Soit l'anti-virus a été inefficace, soit la signature de ce cheval de Troie était inconnue ce qui veut dire qu'en termes de sécurité, le ministère des finances peut lancer un audit.
- Si certains utilisateurs ont ouvert un message contenant un cheval de Troie, soit l'information concernant les risques n'est pas bien diffusée, soit elle n'est pas bien comprise soit le faux était suffisamment convaincant pour piéger les utilisateurs.
Dernier point, compte tenu de ce qui précède, indiquer que les fichiers seraient parti en direction de la chine ne veut strictement rien.
L'attaque est très professionnelle et donc rien n'empêche (jusqu'à preuve du contraire) d'envisager que les pistes qui incriminent la chine soient des leurres.
Une affaire qui tombe donc très bien pour l'anssi.
Reste à savoir si le bas peuple aura le droit de connaître le fin mot de cette histoire.
Tiens!!
Vive la Hadopi!!!


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