Skype s'explique sur ses 24 heures de panne (MAJ)
Mise à jour le 30 décembre 2010
Dans un très long article sur le blog officiel de Skype, le responsable des systèmes d'information (CIO) de l'entreprise, Lars Rabbe, revient sur les raisons de la panne qu'ont subi les utilisateurs, entre le 22 et le 23 décembre dernier. C'est un enchaînement de dysfonctionnements qui a causé des difficultés pendant 24 heures.
Au départ, c'est la surcharge d'une ferme de serveurs dédiés aux échanges de messagerie hors ligne qui, combinée à un bug affectant la version pour Windows 5.0.0152, a provoqué un « crash » chez certains utilisateurs de cette version, qui pèsent la moitié du parc de Skype. 40 % des utilisateurs de cette version ont alors connu des pannes, ce qui a provoqué une chute de 25 à 30 % des « supernœuds » (supernodes) de communication. Rappelons-le, Skype recourt au peer-to-peer et chaque utilisateur participe au fonctionnement du système.
Cette chute a ensuite provoqué une surcharge sur les autres supernœuds, tandis que nombre d'utilisateurs redémarraient leur version Windows plantée. Le trafic sur ces supernoeuds a alors été 100 fois supérieur à ce qu'il est normalement à ce moment de la journée. D'autres sont alors tombés, provoquant la panne généralisée. Lars Rabbe explique ensuite comment Skype a géré la crise.
L'entreprise dit vouloir se servir de ce bug mondial pour revoir ses processus et procédures, notamment au niveau de la détection des bugs, des mises à jour automatiques de logiciels et des infrastructures. « Nous pensons que ces mesures vont réduire les possibilités qu'une telle panne se reproduise », pense le CIO de Skype. Une rustine pour la version pour Windows a déjà été fournie, et des mises à jour sont annoncées pour ce week-end.
La panne n'est pas liée à une attaque informatique
Bonne Nouvelle


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