Google Maps prétexte à l’invasion du Costa Rica par le Nicaragua
Des troupes nicaraguayennes refusent de quitter le sol du pays frontalier. Motif invoqué : une erreur de cartographie de Google.
Google a l’origine d’une crise diplomatique ? Le mois dernier, des troupes nicaraguayennes ont pénétré sur le territoire du Costa Rica. Elles refusent toujours de se retirer. L’un des officiers commandant les soldats a expliqué à un journal local s’être servi pour cet exercice de Google Maps, le service de cartographie du géant américain. Le Costa Rica considère de son côté que la présence de ces hommes en armes constitue une invasion. L’affaire aurait pu se régler par des discussions, si le Nicaragua n’avait pas déclaré qu’il ne ferait pas bouger ses troupes tant que la firme de Mountain View ne corrigerait pas son erreur.
Google pris dans un conflit qui le dépasse
Cette situation ubuesque a obligé Google à intervenir. Dans un billet publié sur le blog du service le vendredi 5 novembre, Charlie Hale, un de ses analystes géopolitiques, explique : « En effet, nous avons conclu qu’il y avait bien, dans la compilation des données géographiques que nous avions récoltées, une erreur pouvant aller jusqu’à 2,7 kilomètres d'écart. Le département d’Etat américain nous a fourni une version corrigée, et nous travaillons à la mise à jour de nos cartes. » Bien que Google ait depuis réparé son erreur, aucun mouvement n’a été signalé du côté des troupes nicaraguayennes.
Le vice-président du Nicaragua, Jaime Morales Carazo, a rejeté la demande du Costa Rica de retirer ses soldats : « Nous ne pouvons pas envahir notre propre territoire », a-t-il déclaré à l’Organisation des Etats américains. Dans une résolution qui vient d’être publiée, l’organisation a pourtant demandé expressément au Nicaragua de rappeler ses hommes. L’affaire pourrait aboutir devant la Cour internationale de justice de l'ONU. Selon The Guardian, le Costa Rica, qui ne possède pas d’armée, aurait déployé 70 officiers de police près de la zone litigieuse.
Voici près de 100 ans que les deux pays se disputent ce minuscule territoire qui borde la rivière San Juan.
Ubuesque
de
ThéOLait
, posté le 17 novembre 2010 à 17h40
J'aurais pu y penser lorsque ma voisine me reprocha de trépigner son parterre de roses tout à ma sérénade sous son balcon: je n'aurais jamais été qu'en terrain conquis !
Tout ça pour ça ...
Tout ça pour ça ...
Mon dieu, mon dieu...
de
hercule34
, posté le 17 novembre 2010 à 19h29
Quand la connerie humaine atteint des fonds abyssaux et que la mauvaise foi l'emporte sur la raison.
d'accord
de
Charly91
, posté le 18 novembre 2010 à 09h06
Connerie humaine c'est vrai mais pas uniquement en Amérique du Sud... Quelle scandale de la part de journaliste de faire encore une fois du sensationnel et de travestir la vérité.. Google n'a rien à voir dans cette histoire et c'est encore une fois de la mise en scène journalistique. Le problème en question est en fait très vieux et le SEUL point important de l'article est la dernière phrase..
Si au lieu de se baser sur soit disant la carte Google, les envahisseurs se basaient sur ka carte Michelin du coin ... cela n'aurait jamais fait les gros titres de 01net !!!!!
Si au lieu de se baser sur soit disant la carte Google, les envahisseurs se basaient sur ka carte Michelin du coin ... cela n'aurait jamais fait les gros titres de 01net !!!!!
Géo
de
dowick
, posté le 18 novembre 2010 à 17h19
Pour ton information Charly ces 2 pays se trouvent en Amérique centrale.
Pour le reste, il fallait bien trouver une raison pour annexer les producteurs d'ananas.
Pour le reste, il fallait bien trouver une raison pour annexer les producteurs d'ananas.
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