Les nouveautés sur le WiiWare et le DSiWare – Semaine 12
Du muscle, un jeu de combat en kit et un ersatz de GTA : c'est le programme du WiiWare et du DSiWare de la semaine !
WiiWare
Muscle March
Attendu avec impatience par tous les amoureux d'humour japonais et de jeux décalés (ce sont souvent les mêmes), Muscle March débarque enfin chez nous. Le principe est diaboliquement simple : vous courez derrière un dératé, qui fait fi des obstacles et défonce allégrement les murs sur sa route. Tout ce que vous avez à faire, c'est de baisser ou de lever vos bras, de façon à prendre la même pose que le culturiste que vous poursuivez et ainsi vous glisser dans les trous qu'il laisse derrière lui. Voilà, c'est tout.
Tout ce qui fait le charme (ou l'horreur) de Muscle March, c'est son univers hystérique, son esthétique « crypto-gay », ses graphismes typiquement japonais d'un goût douteux, sa J-Pop inaudible et son humour aussi fin et subtil qu'un Benny Hill qui aurait abusé simultanément du gloubi-boulga et des anabolisants. Bref, pour toute personne raisonnable, ce jeu est à fuir au plus vite. En espérant juste que vous ne vous fassiez pas courser par un gros catcheur sous stéroïdes et simplement habillé d'un string et d'une moumoute afro violette.
Les plus :
- L'humour fin typique de l'archipel nippon
- L'esthétique flashy et décalée
Les moins :
- La même chose qu'au-dessus si vous êtes quelqu'un de raisonnable
- Le gameplay très limité
Note : 2/5
Prix : 500 Wii Points
DSiWare
Car Jack Streets
Comme son nom le laisse supposer, Car Jack Streets n'est ni plus ni moins qu'une copie de GTA. Pas « librement inspiré de », mais bel et bien une vraie copie carbone. En moins bien évidemment, ne rêvez pas trop, malheureux ! Car Jack Streets reprend donc le gameplay de GTA premier du nom, c'est-à-dire qu'il nous lâche, libre de nos faits et gestes, dans une ville vue du dessus, où les voitures et les piétons sont modélisés en 2D.
Pas d'intrigue complexe à la clé, juste une histoire de dette à rembourser, prétexte idéal pour nous mettre sur les rails de petits boulots crapuleux : meurtres et vols de voitures. Comme le modèle est GTA 1, ne vous attendez pas à trouver la richesse et la profondeur des épisodes ultérieurs, ceux dans lesquels vous pouvez passer des heures à chercher des pigeons ou à parfaire votre coupe de cheveux. Ici vous exécutez les basses œuvres de mafieux, point.
Cela pourrait être largement suffisant, surtout pour un petit jeu à 8 euros, malheureusement, le peu que fait Car Jack Streets, il ne le fait pas vraiment bien. A vrai dire, on a eu le plus grand mal à finir même les missions les plus basiques, la faute à des objectifs pas très clairs, à un manque certain de recul de la caméra et à une difficulté largement aléatoire. On meurt avant même d'avoir eu le temps de dire « ouf » et surtout avant d'avoir pu comprendre ce qu'on attendait de nous. Ajoutez une conduite ridicule (à moins qu'il ne s'agisse d'une simulation d'auto-tamponneuses, auquel cas c'est très réussi), et vous comprendrez que Car Jack Streets ne se donne pas les moyens de ses ambitions, fussent-elles modestes.
Dommage, parce qu'un petit remake de GTA 1, sur le papier faisait drôlement envie. A part ces approximations difficilement pardonnables, le titre de Tag Games reprend avec un certain talent les codes de la série, du design général à l'ambiance gangsta-mafieuse, en passant par une bande-son étonnamment réussie pour un simple DSiWare.
Les plus :
- L'intention
- La bande-son
- Le gameplay des GTA 2D scrupuleusement respecté
Les moins :
- La conduite façon auto-tamponneuse
- Les missions qui réussissent l'exploit d'être et simplistes et incompréhensibles
Note : 2/5
Prix : 800 DSi Points
Libera Wing
Et un tower defense de plus ! Vous savez, ce genre de jeu où l'on doit organiser de façon optimale la défense de sa base, afin de pouvoir encaisser les vagues d'ennemis successives. Pour se démarquer de la concurrence (au hasard, le très classique mais excellent Viking Invasion), Libera Wing propose des parties en deux temps : la première étape consiste à conquérir la base, en ouvrant un chemin aux « nanohives » (de petits vaisseaux qui font office de ressources) jusqu'au cœur de l'installation, et en neutralisant les tourelles de défense ennemies grâce aux armes et aux pièges dont est équipé notre vaisseau mère.
Et ce n'est que dans la deuxième phase que Libera Wing prend une allure plus classique : une fois la base conquise, les tourelles de défense retournent leur proverbiale veste et se mettent à bosser pour nous. Il s'agit alors de les renforcer avec les « nanohives » sauvées pendant la première phase afin de repousser les vagues d'ennemis en approche.
Mais, on ne va pas se mentir : malgré ses efforts louables, Libera Wing reste un tower defense soporifique, au gameplay assez mou et à l'identité visuelle insipide. Comme tous les tower defense ? Allez, celui-là a quand même un truc pour lui : ses textes, rédigés dans un anglais halluciné et hallucinant, dans la droite lignée du mythique « All you base are belong to us » (ne me remerciez pas, c'est cadeau). De quoi faire rire (jaune ?) ceux qui respectent encore un minimum la langue de Peter Molyneux.
Note : 2/5
Prix : 800 DSi Points
Photo Dojo
Bon, c'est un peu la honte, mais on a bien aimé Photo Dojo. Pour vous la faire courte, c'est un ersatz de Street Fighter, mais sans aucun personnage ni aucun niveau précréé. Avant de lancer la première partie, il faut en effet prendre une dizaine d'autoportraits (en train de donner un coup de pied, de faire mine de lancer une boule de feu, etc.) et même prendre en photo son salon, sa rue, ou n'importe quoi d'autre qui fera office de stage, et enregistrer autant de son.
Si au début on craint un peu que le résultat ne soit pas à la hauteur du temps passé à prendre toutes ces photos (comptez un quart d'heure, quand même !), finalement, une fois le premier match lancé, on baisse sa garde et on se laisse avoir. Ça marche vraiment bien, et c'est même très drôle de se voir intégrer dans un jeu de combat. D'autant que Photo Dojo, malgré sa réalisation minimaliste, reprend à son compte tous les codes d'un Street Fighter II, du menu de sélection de perso à l'écran de victoire. Bon alors c'est sûr, c'est un très mauvais jeu de combat, et il est impossible de jouer seul : le joueur 1 doit utiliser la croix pour se déplacer et le bouton L pour les coups, tandis que le joueur 2 se sert des boutons Y/X/B/A et de la gâchette R. C'est bien évidemment injouable sérieusement, mais est-ce véritable le but ?
Note : 3/5
Prix : 200 DSi Points
Flashlight
Fuyez ! Les applications inutiles qui font la joie des possesseurs d'iPhone débarquent sur DSi ! Mais ce qui est gratuit (ou, au pire, à 80 centimes, ce qui est déjà trop cher) sur l'App Store coûte quand même 2 euros ici. Flashlight permet donc de transformer votre DSi en lampe de poche ou en signal de détresse clignotant.
Concrètement, il allume vos écrans en blanc (ou en rouge, ou en mauve, vous faites ce que vous voulez après tout). C'est tout. Idéal lors d'un naufrage en pleine mer, donc. Vous y penserez la prochaine fois que vous prendrez le Titanic !
Note : 0/5
Prix : 200 DSi Points


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