ADSL : l'Autorité de la concurrence opposée à l'équipement des sous-répartiteurs
Dans un avis remis à l'Arcep, au sein d'une consultation publique, elle considère que cette solution favoriserait trop France Télécom.
Le terme de haut-débit ne revêt pas la même réalité pour tous. Quand certains internautes dépassent allégrement les 15 Mbit/s, et ont accès à la télévision sur ADSL, d'autres atteignent péniblement les 2 Mbits/s. Et certains ne dépassent même pas les 512 kbit/s. Une disparité qui préoccupe les collectivités territoriales qui souhaitent, en attendant le déploiement de la fibre optique, trouver une solution intermédiaire pour permettre à ces foyers d'accéder à des offres plus performantes.
Or, selon l'Autorité de la concurrence, saisie par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) dans le cadre d'une consultation publique, (« Mise en oeuvre de l'accès à la sous-boucle et articulation avec le développement du très-haut-débit »), la montée en débit souhaitée ne peut venir de l'ouverture de l'accès à la sous-boucle locale.
Promue par France Télécom, cette solution a l'avantage d'être rapide à mettre en œuvre. Elle consiste à réduire la longueur de la ligne de l'abonné, source d'affaiblissement du débit, en plaçant les équipements ADSL non pas au niveau du nœud de raccordement des abonnés (NRA), mais au plus près du domicile, dans les sous-répartiteurs (SR).
La concurrence mise à mal
Schéma de la boucle locale
où l'on distingue les NRA (noeud de raccordement des abonnés) sur lesquels se raccordent, à une distance plus ou moins grande les SR (sous-répartiteurs). Ce sont eux qui constituent la sous-boucle locale.
Pour les opérateurs alternatifs, cette solution serait lourde de conséquences. Ces derniers, comme le souligne l'Autorité de la Concurrence, « ayant déjà investi dans le dégroupage du répartiteur d'origine, ne pourront que rarement réinvestir au niveau du sous-répartiteur. [pour les dégrouper, NDLR] »
Ils seraient alors contraints de passer par les offres de gros de France Télécom (appelées « bitstream »). Celles-ci, en plus d'être coûteuses pour l'opérateur, ont un impact sur l'offre commerciale : c'en est fini du triple play, puisque ces offres de revente ne permettent pas de fournir des services de télévision. Ce qui constituerait un retour en arrière pour une partie des clients. « Au final les consommateurs ne seraient pas assurés de bénéficier des services et des niveaux de prix attendus du fait de la montée en débit », conclut l'Autorité de la concurrence.
Ce n'est pas le seul reproche formulé par l'Autorité vis-à-vis de l'offre d'accès à la sous-boucle locale. Dans le cadre d'une montée des débits orchestrée par une initiative publique, le fait que France Télécom soit propriétaire de la paire de cuivre introduit des distorsions dans le jeu de la concurrence, au moment d'un appel d'offres. L'opérateur historique dispose de ce fait d'une meilleure connaissance de l'infrastructure à réaménager et a un accès privilégié aux différents éléments du réseau, tels que les fourreaux, les poteaux... Autant de facteurs capables de lui conférer des avantages face à ses concurrents.
La fibre optique a la préférence de l’Autorité
Dans ce cas, « les principes d'égalité d'accès et de traitement des candidats à la commande publique ne seraient pas respectés, souligne l'Autorité, avec le risque pour la collectivité d'être privée de l'amélioration des offres escomptée par la mise en concurrence ».
La solution retenue par l'Autorité de la concurrence est de privilégier la fibre optique, seule technologie à offrir un réel gain pour les abonnés et à maintenir la dynamique concurrentielle. Les projets d'ouverture à la sous-boucle locale « doivent être réservés à des situations exceptionnelles et en priorité aux zones non-dégroupables », autrement dit là où une éventuelle intervention publique ne viendrait pas contrecarrer le développement de la concurrence.
L'Autorité se permet même d'adresser un petit rappel à l'ordre à l'Arcep. Elle l'invite à rendre « plus ostensible le cadre d'intervention des collectivités territoriales tant en matière de montée en débit que de déploiement des réseaux de fibres optiques » pour éviter que divers projets se chevauchent.
L'Arcep a l'avis de l'Autorité de la concurrence entre les mains depuis le 22 décembre. Son porte-parole nous a confié « l'étudier de près, comme pour tous les avis rendus par les associations et les opérateurs ayant répondu à la consultation ». Les conclusions de la consultation publique destinée à fixer les conditions de la mise en œuvre de l'accès à la sous- boucle locale devrait être publiées dans les semaines qui viennent.

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Avis sur «ADSL : l'Autorité de la concurrence opposée à l'équipement des sous-répartiteurs»
un avis qui va dans le bon sens...
de
mkvd
, posté le 12 janvier 2010 à 18h33
...du maintien des disparités de l'accès haut-débit.
Habitant en région parisienne, je ne peux dépasser le Mo de débit (eh oui, ça existe), et encore, uniquement chez Orange car les autres soit-disant concurrents ne proposent aucune garantie d'aucune sorte, et que les expériences de mes voisins tendent à prouver que c'est bien pire qu'avec l'opérateur historique (je ne parle même pas des problèmes d'installation et des hotlines particulièrement minables).
En lisant l'article, je me suis réjoui d'entrevoir une solution qui pourrait améliorer les performances de ma ligne, mais non, là où l'ouverture à la concurrence a été un bien pour la baisse des prix, je constate qu'elle est opposée à toute notion de service public, et que dans le but de préserver une hypothétique libre concurrence (qui se traduit par des offres identiques à des prix identiques...), on va une fois de plus pénaliser les utilisateurs les moins bien desservis (qui payent la même chose que les autres, soit dit en passant).
Bravo pour cette décision qui montre bien le manque d'imagination de ces "décideurs". J'attends avec impatience leur prochaine déclaration pour se plaindre des manquements de FT en matière de dégroupage... risible.
Habitant en région parisienne, je ne peux dépasser le Mo de débit (eh oui, ça existe), et encore, uniquement chez Orange car les autres soit-disant concurrents ne proposent aucune garantie d'aucune sorte, et que les expériences de mes voisins tendent à prouver que c'est bien pire qu'avec l'opérateur historique (je ne parle même pas des problèmes d'installation et des hotlines particulièrement minables).
En lisant l'article, je me suis réjoui d'entrevoir une solution qui pourrait améliorer les performances de ma ligne, mais non, là où l'ouverture à la concurrence a été un bien pour la baisse des prix, je constate qu'elle est opposée à toute notion de service public, et que dans le but de préserver une hypothétique libre concurrence (qui se traduit par des offres identiques à des prix identiques...), on va une fois de plus pénaliser les utilisateurs les moins bien desservis (qui payent la même chose que les autres, soit dit en passant).
Bravo pour cette décision qui montre bien le manque d'imagination de ces "décideurs". J'attends avec impatience leur prochaine déclaration pour se plaindre des manquements de FT en matière de dégroupage... risible.
Mo et Mb...
de
stefdansle51
, posté le 13 janvier 2010 à 13h59
Tu parles de Mo/s ou de Mb/s... ?
1 Mo/s = 8 Mb/s, ce qui est plutôt un bon débit.
1 Mo/s = 8 Mb/s, ce qui est plutôt un bon débit.
le néant
de
lambda88
, posté le 12 janvier 2010 à 18h52
En cette époque de voeux, dans le domaine des communications, je vais priviligier le voeu de l'égalité [.. cela devrait être naturel ..... en france :-(( ] dans le """ haut débit""", car comme il est de coutume en zone rurale 512 ko est déclaré """haut débit""". Et encore toutes les personnes n'y ont pas accès. Je rève seulement d'un 8 à 12 mo, comme en 'ville'.
Comme dirait un bon politicien : "rêver ne fait pas mourir !"
mais mon bulletin de vote dans la 2° circonscription ne fera pas plaisir à mon pharmacien. Après tout il peut "rêver aussi".
Comme dirait un bon politicien : "rêver ne fait pas mourir !"
mais mon bulletin de vote dans la 2° circonscription ne fera pas plaisir à mon pharmacien. Après tout il peut "rêver aussi".
Entretien réseau FT
de
nlan
, posté le 12 janvier 2010 à 19h33
France Télécom devrait d'abord entretenir son réseau cuivre
et avant d'équiper directement les sous-répartieurs en ADSL FT devrait aussi les relier au NRA par des cable cuivre d'un plus gros diamètre (6/10 au min) afin de diminuer atténuation du signal...
et avant d'équiper directement les sous-répartieurs en ADSL FT devrait aussi les relier au NRA par des cable cuivre d'un plus gros diamètre (6/10 au min) afin de diminuer atténuation du signal...
la fibre est mieu
de
Mike34032
, posté le 13 janvier 2010 à 20h59
Vaut il mieu une SR éligible à 4méga avec du 6/10 ou un village entier éligigible au 18 méga + TV avec de la fibre et un DSLAM déporté ? Pensez à tous ceux qui on leur NRA à plus de 4 kilomètres et qui ont tout juste entre 512 kilo et 2 méga.
ABSURDE
de
lolo74700
, posté le 09 février 2010 à 14h03
la taille des foureaux n'est pas
extensible )=> on ne peut pas retirer
448 paires cuivre en 0.6 à la place de 4 dixiemes ! il faudraiT recreuser la chaussée / trottoir sur 4 kilometres !
)=> mIeux vaut passer une fibre optique et mettre une armoire adsl NRA prés du client final
extensible )=> on ne peut pas retirer
448 paires cuivre en 0.6 à la place de 4 dixiemes ! il faudraiT recreuser la chaussée / trottoir sur 4 kilometres !
)=> mIeux vaut passer une fibre optique et mettre une armoire adsl NRA prés du client final
toujours aucune avancée
de
adslpastropvite
, posté le 12 janvier 2010 à 20h14
Ben moi je pense que cela ne fera que d'autant plus ralentir l'accès au haut débit pour tous ...
Qui va payer le déploiement de la fibre optique ? les collectivités ? Au vue du cout, je pense que l'on peut toujours patienter !!!!
Même si la proposistion de FT freine la concurrence, ils ont le mérite de proposer une solution applicable. Ce qui n'est pas le cas des organismes de l'Etat. Alors SVP, accélérer le mouvement.
Qui va payer le déploiement de la fibre optique ? les collectivités ? Au vue du cout, je pense que l'on peut toujours patienter !!!!
Même si la proposistion de FT freine la concurrence, ils ont le mérite de proposer une solution applicable. Ce qui n'est pas le cas des organismes de l'Etat. Alors SVP, accélérer le mouvement.
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