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Linkers de DS : Nintendo ne renonce pas à faire condamner les distributeurs

Le procureur de la République et Nintendo font appel de la décision de justice du 3 décembre. La légalité des linkers de DS sera à nouveau discutée devant un tribunal.

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Mise à jour

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Mise à jour : 8 décembre
Le feuilleton judiciaire des linkers en France aura une suite. Dans un communiqué rendu public ce mardi 8 décembre, Nintendo annonce qu'il fait appel de la décision de justice du 3 décembre dernier. Le Japonais se félicite que le procureur de la République ait lui même fait appel du jugement.
Nintendo rappelle que la société Divineo, au banc des accusés, a déjà été condamnée par un tribunal de Hong Kong pour vente de produits contournant les mesures techniques de protection de ses produits. Il conclut son communiqué avec une nouvelle mise en garde : « Nintendo continuera à engager toutes actions à l'encontre des distributeurs de dispositifs portant atteinte à ses droits. »

Mise à jour : 4 décembre (16 h 00)
« Nintendo est très déçu, mais va poursuivre son action. »
L'avocat de Nintendo France a fait part à 01net. de l'amertume de la société, qui vient de perdre une manche contre les vendeurs de linkers après de nombreux mois de procédure.

Le fabricant de consoles étudie le jugement et affirme qu'il n'a pas l'intention de jeter l'éponge. Il rappelle que la décision du tribunal de grande instance de Paris n'est pas définitive. Nintendo, tout comme le procureur de la République, dispose d'un délai de dix jours pour faire appel de cette décision.

« La vente de linkers porte non seulement atteinte à Nintendo, mais aussi à toute la chaîne de valeur du jeu vidéo », conclut l'avocat de Nintendo France.

Première publication le 4 décembre (15 heures)
Piratage : les linkers de DS échappent à l’interdiction de vente
Le tribunal de grande instance de Paris a débouté Nintendo dans une affaire de contrefaçon. Le japonais accusait plusieurs grossistes et détaillants de vendre des cartouches illicites faisant tourner des jeux pirates.
Les vendeurs de linkers pour DS ont poussé un gros « ouf » hier, jeudi 3 décembre 2009. Ils peuvent poursuivre la commercialisation de ces petites cartouches, très prisées par les amateurs de la console de Nintendo (notamment pour faire tourner les jeux pirates), sans être inquiétés par la justice.
Le tribunal de grande instance de Paris (1) leur a en effet donné raison dans une affaire de contrefaçon qui les opposait à Nintendo depuis 2007. Il accusait plusieurs détaillants et grossistes (2) de « complicité de contrefaçon de jeux, d'importation de marchandise contrefaite, de commercialisation du logiciel de contournement du dispositif technique de protection et de contrefaçon de droits d'auteur sur le logiciel interne », de la DS. Le japonais, qui réclamait de lourds dommages et intérêts, a été débouté de ses demandes. Ce vendredi matin, il n'a pas indiqué s'il allait faire appel de cette décision.
Depuis plusieurs années, les linkers se sont taillé une réputation très controversée (lire cette article sur les linkers). D'un côté, ils permettent aux développeurs de faire tourner des « home brew », des applications maison légales (plusieurs milliers de ces logiciels seraient disponibles). De l'autre, ils offrent la possibilité d'utiliser sur la DS des copies de jeux pirates largement disponibles sur Internet.
C'est bien évidemment cet aspect qui a déclenché l'ire de Nintendo. Par deux fois, en 2007 et en 2008, le japonais a fait saisir de grosses quantités de ces cartouches en vente sur le Web et en boutiques.

Copie de sauvegarde et home brew

Cette décision de justice est un revers important pour le spécialiste du jeu vidéo. Il espérait bien qu'une condamnation et que le paiement de lourds dommages et intérêts auraient un effet dissuasif sur les revendeurs de linkers. Dans le camp opposé, on est bien évidemment satisfait. Installé à Strasbourg, le distributeur Assentek.com a publié un communiqué dès jeudi après midi, se réjouissant que ses arguments « qui n'avaient pas d'écho du côté de Nintendo France », aient convaincu le tribunal. « Nous avons défendu le droit à la copie de sauvegarde et la possibilité d'utiliser des applications tierces, les home brew », insiste Walter Rei, gérant d'Assentek.
Le distributeur a repris la vente des linkers, interrompue depuis 2007. Mais cette parenthèse de près de deux ans aura eu un impact important sur son chiffre d'affaires, en baisse de près de 50 %, notamment à cause de la chute des ventes d'accessoires associées à celles des linkers. Egalement dans le camp des accusés, Divineo, lui, compte tourner définitivement la page des linkers. Le grossiste et détaillant d'accessoires pour consoles, qui avait interrompu leur vente en 2007, ne devraient pas la reprendre, afin de ne pas davantage brouiller ses relations avec Nintendo.
Reste que l'action de Nintendo contre ces sociétés aura eu un effet contraire à celui recherché par le japonais. De nombreux sites, pilotés depuis l'étranger, ont profité du vide pour s'installer sur le marché français, en tirant même les prix vers le bas. Bref, la bataille de Nintendo ne fait que commencer.
(1) A l'heure où nous écrivons cet article, nous ne sommes pas en possession du jugement. Les informations dont nous disposons proviennent des sociétés impliquées dans l'affaire. Nintendo France n'a pas répondu à nos demandes de renseignements.
(2) Les sociétés enseignes poursuivies par Nintendo sont, par ordre alphabétique, Absolute Games, Assentek (Novacorp), Divineo, FL Games, Hobby One.
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de Technoboy , posté le 04 décembre 2009 à 16h36
Faut pas se voiler la face. Un linker peut faire tourner une copie.
Mais si nintendo fait interdire les linkers, alors il faut interdire l'iphone/ipod car tu peux mettre des mp3 downloadés, donc carrément allons y allons faire un procès à Apple, il faut interdire les dvd vierges, il faut interdire les lecteurs multimedia de salon qui lisent les divx (ou a-t-on les divx ???) et j'en passe !
Donc je suis globalement d'accord avec cette décision.
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Si je me souviens bien

de Sony Nintendo , posté le 04 décembre 2009 à 18h07
De tout temps la copie à toujours été interdite , sauf à titre de sauvegarde (Loi du 11 mars 1957).
Mais ce qui est le plus drôle dans cette histoire de linkers, c'est l'attitude de Nintendo.Pourquoi vouloir interdire ce qui fait vendre leurs consoles ?
Cela me rappele la première Playstation et les puce miracle.A l'époque Sony faisait style "Je suis pas content" mais au fond Sony était ravi de voir autant de consoles se vendre.

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T'es loin du compte

de HIPe , posté le 05 décembre 2009 à 08h26
Les constructeurs font l'essentiel de leur beurre non pas sur le prix de vente de la console mais sur les royalties payées par les développeurs pour chaque jeu vendu sur leur console...

Pour preuve Microsoft vendait sa XBOX1 à perte!! Il perdait 50$ par console vendu... Il comptait se rattraper par les jeux vendus derrière.

Quand tu voit le nombre hallucinant de jeux vendus (les gros hits s'écoulent facilement à plus de 1 million d'exemplaires) ainsi que leur prix prohibitif (60 euros le jeu...) pas difficile d'imaginer que c'est une des principales sources de revenus pour NINTENDO. Surtout que NINTENDO fait aussi des jeux, beaucoup de jeux, des jeux qui sont là aussi des hits panétaires comme Pokemon (des millions et des millions d'exemplaires de vendus depuis la création de la licence), ou encore Mario (Mario qu'on nous décline à toutes les sauces depuis 20 ans).

Bref, pas étonnant que NINTENDO voit d'un mauvais oeil les linkers, il préfère vendre moins de console et plus de jeux que le contraire.
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Test avant achat

de moxfulder69 , posté le 04 décembre 2009 à 18h57

Mais pour ce qui est du linker en lui-même, il présente l'avantage de pouvoir emporter une grande quantité de ses jeux partout sans balader X cartouches... (à posséder tout de même en version originale, il ne faut pas abuser non plus).
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Tant mieux

de 89484svqb8484894 , posté le 05 décembre 2009 à 15h25
Si on doit obligatoirement jouer à des jeux officiels, c'est de la merde.
A partir du moment où on achète ce type d'appareil (ordinateurs compris), on devrait pouvoir faire ce que l'on veut avec. On devient propriétaire entièrement de la console.

Et les copies de sauvegardes dans tout ça ? La loi DADVSI bafoue allègrement nos droits. Pareil pour Hadopi d'ailleurs.

C'est valables aussi pour Sony avec ses PSP et Playstation et avec Microsoft avec ses XBox.
Vive le piratage de masse !! Gravez à fond vos jeux surtout, très important. Boycottons !
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En un mot

de Un Abruti , posté le 05 décembre 2009 à 17h11
Tu es!!
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