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Huit vidéoprojecteurs pour faire son cinéma à partir de 539 euros

Nous avons sélectionné des vidéoprojecteurs de moyenne gamme, compatibles avec la norme HD 720p et dédiés à une utilisation home cinéma et multimédia. Voici le verdict de nos tests.

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Vous êtes un cinéphile averti et vous voulez profiter chez vous des joies du grand écran ? La première solution consiste à acheter un téléviseur haute définition de grande taille. Hélas, les modèles plasma ou LCD dont la diagonale d'image approche les 1,5 m coûtent entre 2 000 et 5 000 euros ! L'autre solution, plus abordable, consiste à investir dans un vidéoprojecteur. Pour environ 1 000 euros, voire moins, vous pouvez vous offrir un modèle 720p, capable d'afficher une définition de 1 280 x 720 pixels (aussi connu sous l'appellation HD Ready). Ainsi, vous obtenez une image pouvant atteindre deux mètres de diagonale, voire plus. Et cela, sans aucune difficulté technique.
Les modèles que nous avons testés disposent tous d'un réglage prédéfini orienté cinéma. Vous avez donc juste à choisir ce mode pour regarder vos films dans de bonnes conditions. Au pire, il faudra régler la luminosité et le contraste, ce qui n'est pas très compliqué.

Deux technologies s'affrontent

Vous avez le choix entre deux technologies de vidéoprojecteurs, Tri-LCD et DLP, qui ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Dans les modèles Tri-LCD, la lumière passe à travers trois panneaux à cristaux liquides – rouge, vert et bleu –, pour former l'image. En général, les couleurs sont meilleures mais le contraste est moins bon.
La technologie DLP (Digital Light Processing) utilise une puce dotée de millions de miroirs miniatures capables de s'incliner. Pour créer les composantes rouge, verte et bleue, une roue dotée de filtres de couleurs est placée devant la source de lumière. L'inconvénient de cette roue est un effet arc-en-ciel, qui peut provoquer, chez certaines personnes, une fatigue visuelle, voire un mal de tête.
Outre ces deux technologies, les projecteurs que nous avons testés se divisent en deux catégories : ceux dotés d'une définition native de 1 280 x 720 pixels (format 16/9 correspondant à une image 720p), et ceux possédant une définition de 1 280 x 800 pixels (format 16/10). Dans le second cas, vous pouvez afficher une image de 1 280 x 720 pixels, mais elle comportera deux légères bandes noires horizontales, sans conséquence au niveau de la qualité.

Le mode éco ne manque pas d'atouts

A l'issue des tests, nous avons constaté que le mode éco offrait une meilleure qualité d'image pour les films. Comme la luminosité est plus faible, les noirs deviennent plus noirs et gagnent donc en profondeur, ce qui est très important pour obtenir un bon contraste. De plus, les projecteurs restent suffisamment lumineux pour regarder un film en intérieur, de préférence dans une pièce obscure. Dans ce domaine, notre jury donne l'avantage aux modèles DLP par rapport aux modèles Tri-LCD. Reste le problème des couleurs.
Tout d'abord, seuls trois projecteurs possèdent une aire colorimétrique étendue (Panasonic PT-AX200E, Optoma HD65 et Sony VPL-BW7), c'est-à-dire qu'ils sont capables d'afficher une large palette de couleurs. Mais cela ne suffit pas, il faut aussi que les couleurs soient fidèles, que leurs composantes rouge, verte et bleue soient correctement calibrées. Dans une moindre mesure, les couleurs doivent aussi rester stables entre les teintes claires et sombres. Cependant, n'oublions pas que l'appréciation d'une image reste une donnée subjective, ce qui explique pourquoi notre jury n'a sanctionné que les couleurs du Canon LV-8300 et du Sony VPL-BW7.
Enfin, nous avons aussi constaté que les vidéoprojecteurs sont très gourmands en énergie, même en mode éco (la barrière des 200 W est souvent franchie). Autre problème, quatre modèles possèdent un niveau sonore en fonctionnement supérieur à 40 dB, d'où un bourdonnement désagréable pendant que l'on regarde un film. Ce problème est cependant résolu en passant en mode éco, sauf pour le LV-8300 de Canon qui reste bruyant.

Contraste : un calcul difficile

A priori, le calcul du taux de contraste d'un vidéoprojecteur est très simple : il s'agit de diviser la valeur de la luminosité d'une image blanche par la valeur de la luminosité d'une image noire. Le problème c'est que les modèles très lumineux possèdent un contraste très élevé, mais que les noirs peuvent manquer de profondeur. Ainsi, vous avez une image blanche très lumineuse, mais l'image noire n'est pas assez sombre. Or, la profondeur des noirs est très importante pour afficher des films avec une bonne qualité d'image. C'est pourquoi nous avons décidé d'indiquer, dans les mesures de qualité, les valeurs des deux luminosités en modes standard et économique.

Et le vainqueur est...

Acer H5350
Ce modèle obtient la première place ainsi que la palme du meilleur rapport qualité/prix. Il offre une belle qualité d'image et est facilement transportable. Seule sa télécommande laisse à désirer.

Qu'est-ce que c'est ?

Effet arc-en-ciel
Lors de l'affichage d'une zone blanche par un projecteur DLP, certaines personnes peuvent apercevoir dans un flash les composantes rouge, verte et bleue qui sont émises successivement. Cela donne l'impression de voir un arc-en-ciel.

Mode éco
Mode d'économie d'énergie qui diminue la luminosité du projecteur d'environ 20 %. Ainsi, la lampe dure plus longtemps et chauffe moins, d'où une ventilation moins forte et donc moins de bruit émis par le projecteur.

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