Les artistes divisés sur l'Hadopi britannique
La scène musicale d'outre-Manche est partagée sur la proposition visant à lutter contre le téléchargement illégal.
Comme la loi dite Hadopi actuellement en discussion en France, en Grande-Bretagne la proposition visant à lutter contre le téléchargement illégal divise les vedettes de la scène musicale locale.
Le gouvernement a proposé de bloquer l'accès à Internet des personnes qui téléchargent de la musique sur des sites de partage de fichiers, dits de peer to peer (P2P). Il demanderait aux fournisseurs d'accès de prendre eux-mêmes des mesures telles que la réduction du débit de connexion ou la suspension de l'abonnement.
La Featured Artists Coalition (FAC), dont sont membres Radiohead, Annie Lennox ou Robbie Williams entre autres, a estimé lundi 21 septembre 2009 que cette proposition priverait les artistes d'un important moyen de promotion de leur musique.
« En demandant au gouvernement le pouvoir global de suspension, l'industrie risque de couper un outil de promotion très utile aux artistes qui tentent de faire parler d'eux sans avoir le soutien financier des grands labels », dit la FAC.
« Une intrusion à grande échelle dans la vie privée »
La mise en œuvre des sanctions constituerait en outre « une intrusion à grande échelle dans la vie privée », ajoute-t-elle dans un communiqué. L'organisation souligne qu'elle ne cautionne pas le téléchargement illégal, auquel beaucoup d'artistes imputent une perte de leurs revenus en raison d'une baisse des ventes de disques, et qualifie les sites Internet bénéficiaires de cette pratique de « voleurs » qui devraient être poursuivis.
Mais, ajoute-t-elle, la réponse au problème se trouve plutôt dans la rémunération des artistes et l'éducation du public à la nécessité de payer la musique.
La position de la FAC ne fait pas l'unanimité sur la scène britannique où des voix divergentes se font entendre, dont celle de la chanteuse Lily Allen, soutenue par plusieurs autres artistes lorsqu'elle dénonce un communiqué qui « n'a aucun sens ».
« La FAC semble considérer la proposition de loi du gouvernement comme une attaque contre la liberté, mais voler n'est pas vraiment un droit de l'homme, si ? », écrit Lily Allen sur son blog.
Concerts et produits dérivés, alternative à la baisse des ventes ?
« La proposition est d'observer les sites de P2P – qui sont publics de toutes façons – pour identifier les personnes qui agissent illégalement, afin de leur demander ou de les forcer à arrêter. Ce n'est pas vraiment une atteinte aux libertés civiles », ajoute-t-elle.
Depuis quelques années, les artistes multiplient les concerts et les ventes de produits dérivés pour tenter de pallier la chute des ventes de disques. Certains essayent d'utiliser Internet comme un moyen de promotion original. Ainsi, le groupe Radiohead a proposé en 2008 aux internautes de télécharger son dernier album pour un prix fixé librement, donc gratuitement s'ils le voulaient.
Mais le compositeur Bjorn Ulvaeus, ancien membre d'Abba, a estimé récemment dans le Times que les concerts ne pouvaient être considérés comme une alternative valable à la baisse des ventes, au motif que les auteurs-compositeurs ne sont, souvent, pas les artistes qui interprètent les chansons sur scène.
Comme quoi nous ne sommes pas les seuls à s'occuper du piratage...
de
dqr33
, posté le 22 septembre 2009 à 13h51
.
Tiens, ils sont moins cons outre manche ?
de
flecagnec
, posté le 22 septembre 2009 à 14h36
Pour une fois qu'on entend des choses sensées sur Hadopi, ça fait plaisir...
Ah bon on peut utiliser Internet comme moyen de promotion ? Ah bon les concerts ça rapporte des sous et ça se pirate pas ? Bref, en France nos "artistes" pensent "fric" avant de réfléchir.
Pour répondre à l'argument de Mr Bjorn Ulvaeus, il veut nous faire croire que lors des concerts, les interprètes de ses chansons ne lui donnent pas de royalties, allons allons, ne prenons pas les gens pour des cons (même si ils ne faut pas oublier qu'ils le sont, oui je sais, merci les Inconnus). Tout se calcule ;) Et c'est peut être plus profitable 8 millions de titres vendus sur Itunes à 75 cts (ah bon je n'ai pas dit 1 Euro ?), que 100 000 albums vendus... vu le pourcentage que prend le producteur au passage, je doute qu'un album soit super rentable pour l'artiste qui n'est pas hyper célèbre.
Ah bon on peut utiliser Internet comme moyen de promotion ? Ah bon les concerts ça rapporte des sous et ça se pirate pas ? Bref, en France nos "artistes" pensent "fric" avant de réfléchir.
Pour répondre à l'argument de Mr Bjorn Ulvaeus, il veut nous faire croire que lors des concerts, les interprètes de ses chansons ne lui donnent pas de royalties, allons allons, ne prenons pas les gens pour des cons (même si ils ne faut pas oublier qu'ils le sont, oui je sais, merci les Inconnus). Tout se calcule ;) Et c'est peut être plus profitable 8 millions de titres vendus sur Itunes à 75 cts (ah bon je n'ai pas dit 1 Euro ?), que 100 000 albums vendus... vu le pourcentage que prend le producteur au passage, je doute qu'un album soit super rentable pour l'artiste qui n'est pas hyper célèbre.
Ouhaa c'est telment vrai !!
de
lilou86
, posté le 23 septembre 2009 à 20h19
Bravo !
Effectivement...
de
Phil.91
, posté le 23 septembre 2009 à 20h23
Soit ils ont retenu le leçon soit les politiques ont de meilleurs conseillers...
Pour le reste:
- promotion internet: qui s'y risque ? les artistes reconnus qui peuvent se le permettre financièrement... cet éco-système reste à inventer ! Combien d'artiste ont pu, par exemple, se faire connaître avec MySpace ?
- pour répondre à ta réponse à Mr Bjorn Ulvaeus: peut-être que la part reversé aux auteurs est inférieure à celle qui est reversée sur les albums ? peut-être que le nombre d'entrées dans les concerts est inférieur au vente de CD ? peut-être que ce système est tout bonnement pas rentable...
et effectivement, IMHO, l'avenir des auteurs passera par la mise en place d'une large diffusion de MP3 et non pas par une loi !
Pour le reste:
- promotion internet: qui s'y risque ? les artistes reconnus qui peuvent se le permettre financièrement... cet éco-système reste à inventer ! Combien d'artiste ont pu, par exemple, se faire connaître avec MySpace ?
- pour répondre à ta réponse à Mr Bjorn Ulvaeus: peut-être que la part reversé aux auteurs est inférieure à celle qui est reversée sur les albums ? peut-être que le nombre d'entrées dans les concerts est inférieur au vente de CD ? peut-être que ce système est tout bonnement pas rentable...
et effectivement, IMHO, l'avenir des auteurs passera par la mise en place d'une large diffusion de MP3 et non pas par une loi !
Y a quand même une autre différence
de
Société Équitable
, posté le 25 septembre 2009 à 01h17
Ils sont sans nul doute possible beaucoup plus téléchargés que les artistes Français mais ils ont aussi une audience plus large et donc de plus grande opportunités de transformer en argent les téléchargements illégaux contrairement aux artistes Français qui eux ne comptent majoritairement que sur les consommateurs Français.
surorise
de
zamzam999
, posté le 22 septembre 2009 à 21h51
pour une fois les anglais réfléchissent intelligemment ça fait plaisir que tout le monde ne soit pas débile :)
l'espoir est là , et ce coup si c'est les artistes eux même qui n'y sont pas favorables !!
Comme quoi ils nous prennent vraiment pour de con en FRANCE pays de la liberté ..enfin presque...vive le VPN !!!!
l'espoir est là , et ce coup si c'est les artistes eux même qui n'y sont pas favorables !!
Comme quoi ils nous prennent vraiment pour de con en FRANCE pays de la liberté ..enfin presque...vive le VPN !!!!
Vol ? Piraterie ?
de
no.neurone
, posté le 07 octobre 2009 à 12h58
De toute façon si la plupart des téléchargeurs n'achètent pas les disques (trop chers pour un peu de plastique), toutes ces lois ne changeront rien. Enfin si, les artistes perdront en notoriété, et au final ils perdront beaucoup plus car ce qui donne envie de posséder un "objet physique", c'est le côté "fan".
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