











Eté ne rime pas forcément avec télécharger. Bon, OK, techniquement, si. Mais cela ne rime pas nécessairement avec « prodigalité ». Ah, zut, si, aussi. Bref. Tout ça pour dire que l'actualité WiiWare (et DSiWare) est tellement pauvre qu'on ne peut que vous encourager à jeter un coup d'oeil du côté de LA sortie console virtuelle : The Revenge of Shinobi. Un jeu difficile, exigeant, mais ô combien culte.
Ce deuxième épisode de la saga Shinobi (on parlait déjà du premier ici) est sorti à l'origine sur Megadrive en 1989, coûte 800 Wii points (8 €) et est désormais disponible dans la Boutique Wii.
On n'était sans doute pas nombreux à l'attendre, et pourtant le voilà : le premier simulateur de coiffeur de plantes est désormais disponible ! Sur le papier, le nouveau jeu de Martin Hollis (le monsieur derrière Goldeneye et Perfect Dark, pionniers et maîtres-étalons du FPS console) a pourtant de quoi laisser dubitatif.
Vous êtes le nouveau coiffeur d'un monde étrange peuplé de légumes parlants, qui vous expliquent calmement qu'ils voudraient une coupe en forme de T-shirt quand ils ne racontent leurs dernières vacances. Avec les outils à votre disposition (ciseaux, tondeuse, peigne, pulvérisateur d'eau en guise d'arrosoir, mais aussi un pinceau et des pots de peinture), à vous d'accéder aux désirs les plus fous des carottes, poireaux et autres cerises venus se faire rafraîchir derrière les oreilles, des oreilles qu'ils n'ont d'ailleurs pas mais on fait avec.
De part son principe un peu bébête, Bonsai Barber s'adresse en priorité au public le plus jeune ou aux adeptes d'humour au huitième degré. Pourtant, il bénéficie d'une finition, d'un sens du détail, qu'on ne rencontre que trop rarement, même dans de « vrais jeux » disponibles au prix fort dans le commerce. Déjà, l'enjeu s'avère moins limité que prévu, avec des coiffures de plus en plus extravagantes. Ou comme par exemple lorsque de petits nuages pluvieux s'en mêlent, perturbant votre coupe en faisant lentement repousser les branches/cheveux de votre client. Ensuite, le jeu regorge de bonus à débloquer, de « diplômes » à recevoir, de cartes postales à collectionner (vos clients partent parfois à l'étranger, et en reviennent avec de nouvelles idées de coupes)... Bonsai Barber garde une trace de chacune de vos coupes, lui donnant une note sur cinq et la consignant scrupuleusement. Mieux : à la façon d'un Animal Crossing, il se déroule en temps réel. Un client satisfait reviendra deux, trois jours plus tard, parfois avec un petit cadeau, mais toujours avec la coupe que vous lui avez faite, légèrement défraîchie.
Vous pouvez même prendre des rendez-vous jusqu'à une semaine en avance, planifiant ainsi vos parties pour les jours à venir. Une originalité qui est aussi une faiblesse, car une fois qu'il se sera occupé de ses quatre ou cinq clients hebdomadaires, le joueur (ou les joueurs : on peut utiliser jusqu'à quatre Wiimotes simultanément) n'aura plus grand-chose à faire avant le lendemain.
Bref, Bonsai Barber est étonnamment bien pensé, et, bien plus que dans nombre de productions, on sent que les développeurs derrière ce délire sont d'authentiques joueurs. Mais malgré tous ces efforts, Bonsai Barber reste un Ovni vidéoludique plus curieux que véritablement amusant, à moins d'avoir moins de 8 ou 10 ans. Aussi attachant soit-il, 8 €, c'est assez cher payé pour couper les cheveux à une carotte.
Les points positifs
- Un concept pour le moins inhabituel
- Vraiment bien pensé, jusque dans les moindres détails
Les points négatifs
- Un gameplay limité
- Un univers trop niais quand on a plus de huit ans
- Il reste assez cher
Note : 3/5
Prix : 800 Wii points
On peut sans peine faire l'impasse sur la sortie DSiWare de la semaine, à moins de vouloir absolument pouvoir mettre dans sa poche des plans de métros (payants) des plus grandes villes européennes.
Quelle bien étrange application que voilà. Ou plutôt « applications » au pluriel, puisqu'il en existe deux versions, à 5 € chacune. Ainsi, le volume 1 nous offre de découvrir les plans des transports en commun de Paris, Lisbonne, Dublin, Madrid et Rome, tandis que le volume 2 nous emmène du côté des fascinants métros et tramways de Londres, Amsterdam, Prague, Moscou et Berlin.
Aussi ergonomique l'interface soit-elle (et encore : le niveau de zoom n'est pas vraiment satisfaisant), le résultat n'est pas beaucoup plus interactif qu'un bon vieux plan de métro gratuit. Et ce n'est pas le petit quiz à peine ludique qui y change quoi que ce soit. Si encore Plan des transports urbains avait pu calculer des itinéraires, on ne dit pas... mais en l'état, on voit mal son intérêt.
Note : 2/5
Prix : 500 points DSi par volume
















