2. Le traitement vidéo ne fait pas tout
Annoncé comme la recette miracle capable de transformer le plomb en or, le traitement vidéo a, certes, son influence sur la qualité d'image finale, mais n'a rien du messie.
01net.
le 24/11/2008 à 18h09
V-Real Pro 3 pour Panasonic, Bravia Engine pour Sony, Aquos Pixel System III pour Sharp, Dnle Pro pour Samsung, Pixel Plus 3 HD pour Philips, Active Vision LCD pour Toshiba ou encore XD Engine pour LG, toutes ces appellations, placardées telles quelles sur les téléviseurs, ne veulent rien dire. Car non seulement, le consommateur ne sait absolument pas ce que chaque constructeur intègre dans son traitement vidéo, mais en prime, chaque traitement vidéo est décliné en plusieurs versions (selon les modèles) avec différents niveaux de qualité.
C'est quoi le traitement vidéo ?
Dans tous les cas, il s'agit d'un processeur plus ou moins puissant qui, associé à des logiciels, est chargé d'améliorer la qualité d'image. Comment ? En analysant le signal vidéo, en le débarrassant de ses impuretés et du bruit éventuel, en corrigeant les défauts détectés, en affûtant et en mettant chaque pixel à sa place, en recréant les pixels manquants dans le cas de programmes en simple définition, en adoucissant les contours et en lissant les intervalles entre chaque pixel, en filtrant ou en boostant les couleurs, en dynamisant les contrastes et en renforçant les noirs, en accélérant la vitesse d'affichage pour permettre aux images rapides d'être restituées avec fluidité, etc.
Des images artificielles
Tous les moteurs de traitement vidéo font donc grosso modo la même chose. Quant aux résultats, à vrai dire, ils dépendent des goûts. Certains trouvent l'image traitée trop artificielle, trop numérique, mais d'autres estiment qu'elle est meilleure. De notre côté, avouons notre préférence pour l'image non traitée. Certains constructeurs ont d'ailleurs eu la bonne idée de laisser à l'utilisateur la soin de débrayer le traitement vidéo et de n'agir sur l'image qu'avec les paramètres classiques (couleur, luminosité, contrastes, teinte, finesse, réducteur de bruit).
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas parce qu'un téléviseur dispose du traitement de “ douzième génération Extra Super Pixel HD Tartempion ” que c'est un “ bon ” téléviseur. Il s'agit d'un simple argument marketing visant à permettre à chaque constructeur de se distinguer de ses concurrents.