Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

Les sénateurs veulent adoucir la loi antipiratage

La Commission des affaires culturelles a adopté une cinquantaine d'amendements au projet de loi création et Internet. Ils seront débattus avec le texte à partir du 29 octobre.
laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

Les choses se précisent pour le projet de loi création et Internet. Le rapporteur du texte au sénat, Michel Thiollière, a présenté à la presse ce jeudi 23 octobre la cinquantaine d'amendements adoptés par la Commission des affaires culturelles, dont 01net. vous présente les plus importants. Dans l'ensemble, le but est de calmer les esprits, d'insister sur la pédagogie et l'information, de minorer les effets des sanctions.

Mais tout cela n'est qu'un début. Le texte et ses amendements seront discutés à partir du 29 octobre au soir, les débats devraient s'achever au sénat entre le 5 et le 7 novembre pour reprendre à l'Assemblée nationale à une date non fixée. De quoi donc s'attendre à pas mal de rebondissements. Mise au point avec le rapporteur de la loi Michel Thiollière, sénateur UMP de la Loire.

01net. : Vous étiez déjà rapporteur de la loi DADVSI. Est-ce que cette loi est un échec ? Repart-on de zéro avec cette loi création et Internet ?

Michel Thiollière : La précédente loi n'a pas été suivie d'effet, notamment dans le domaine de l'interopérabilité [lecture d'un fichier sur différents appareils, NDLR]. Je le regrette, j'en fais le constat, mais c'est comme ça. Le principal est que la nouvelle loi permette de favoriser le développement de l'offre légale pour, à la fois, sauver la création et permettre aux internautes de télécharger légalement tout ce dont ils ont envie.

La loi création et Internet vise aussi une meilleure proportionnalité dans la sanction. Compte tenu du fait que le Conseil constitutionnel avait retiré tout le dispositif [de la loi DADVSI, NDLR] permettant d'infliger des amendes en cas de téléchargement illégal, on en est resté à une loi prévoyant des peines allant jusqu'à 300 000 euros et trois ans de prison. C'était bien excessif pour un internaute qui télécharge quelques œuvres. L'idée d'aujourd'hui, c'est la pédagogie et la gradation dans des sanctions le cas échéant.

L'idée des sénateurs est-elle d'amoindrir certaines approches répressives du texte original, comme celles concernant le filtrage des contenus ?

On part du principe que les internautes sont de bonne foi et, donc, qu'il ne faut pas les attaquer bille en tête en leur disant : “ Ce que vous faites est mal ”. On leur explique qu'il y a des pratiques de l'Internet qui sont légales et on les incite à aller voir de ce côté-là. Je rappelle qu'il y a à peu près 2,4 % de nos concitoyens qui travaillent dans les industries de la création et qui sont très inquiets de voir s'effondrer des pans entiers de cette économie. On a le devoir de les protéger et, en même temps, de montrer aux internautes qu'il y a d'autres solutions que de pirater.

Concernant le filtrage, les techniques ne sont pas encore au point. Nous proposons donc que la Haute autorité [Hadopi, NDLR] fasse des expérimentations, qu'elle les vérifie et qu'elle nous dise ce qu'elle en pense d'ici un an, deux ans, trois ans. C'est la raison pour laquelle je propose qu'on supprime de la loi tout ce qui concerne le filtrage.

Qu'est-ce qui selon vous va faire le plus débat, lors des discussions sur ce texte au Sénat ou à l'Assemblée nationale ?

Ce que l'on peut craindre c'est que l'on prenne un point particulier du projet de loi et que l'on en fasse une montagne. On a entendu entendu parler par exemple de l'amendement de monsieur Bono, au Parlement européen, qui a pu inquiéter un certain nombre de nos concitoyens et de nos parlementaires. On a bien montré que cet amendement n'impacte pas le dispositif [la riposte graduée, NDLR] que l'on est en train de mettre en place, que celui-ci n'est pas contraire au droit de la personne et de l'Internet. Mais le risque est toujours de voir monter en puissance ce point de détail qui empêcherait de voir la globalité du projet.

17 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «"Les sénateurs veulent adoucir la loi antipiratage"»

2  
3  
Trier par

 

salut

de ac golala , posté le 23 octobre 2008 à 19h39
ça change toutes les semaines avec leurs lois , c est du n importe quoi .
alerter le modérateur


Processus normal

de Amazonia For Ever , posté le 23 octobre 2008 à 19h48
Un projet de loi doit être examiné et amendé par le parlement. Et heureusement d'ailleurs...
alerter le modérateur

 

double tranchant

de bloo , posté le 23 octobre 2008 à 19h44
C'est difficile de trancher là dessus, souvenez vous que la fermeture de Napster a provoqué l'arrivée de nouveaux pas forcément attendus. Le p2p grimpait au sommet du succès.
alerter le modérateur


Futur

de JePeCe , posté le 24 octobre 2008 à 11h31
Il y a donc un bel avenir pour Rapidshare et consorts. N'oublions pas Usenet, parfait pour le téléchargement anonyme (UseNext et consorts). Au point de vitesse de téléchargement on y gagne.
alerter le modérateur

 

M

de Jyhel , posté le 23 octobre 2008 à 20h12
Salut tout le monde, moi je pense que cette loi sera comme toutes les autres c'est à dire non pris compte par les personnes chargées de la faire appliquer.

Car comme j'ai toujours dis ils ne vont pas couper l'internet de tout le monde, car pour ma part si ils me coupent ma connexion je me désabonne. Je ne veux pas payer pour rien.

Voila mon point de vue.
alerter le modérateur


et non !

de adoucisseur_bis , posté le 24 octobre 2008 à 11h29
Le but de la loi c'est que tu ne pourras pas te désabonner pour ne pas payer...
alerter le modérateur


Irréaliste.

de Gui le pralineux , posté le 24 octobre 2008 à 12h10
Mettons que je doive déménager le 05/10/2012, je vois mon internet coupé pendant 8 mois le 15/09/2012. Pensez vous sincèrement que mon abonnement ne pourras pas être résilié ?
Quid du futur locataire ?

Je continue de payer mon abonnement spécifique à ma ligne, donc à mon ancien appartement selon votre théorie, donc pour ce qui est du futur locataire,non seulement il ne pourra pas demander l'ouverture d'une autre ligne vu qu'elle sera occupé par la mienne, bloquée, mais en plus je lui paierai son téléphone et sa télé ? Et je suppose que je n'pourrai pas m'abonner pour mon prochain appartement ? C'est hubuesque.

Donc forcément on pourra se désabonner, sinon ce genre de cas de figure posera vite des soucis, déjà aux locataires, ensuites aux FAI qui auront alors une gestion monstrueuse à accomplir.
alerter le modérateur


Si, grâce à la fibre

de adoucisseur_bis , posté le 24 octobre 2008 à 17h57
Depuis quand une loi doit-elle être cohérente et applicable ? Où pensez-vous vivre ?

De plus, "pour le développement de la fibre optique", il va y avoir dissociation du numéro de téléphone et du lieu physique de branchement : vous garderez votre numéro en déménageant ce qui, comme par miracle réglera le cas de figure que vous évoquez.

Et il ne s'agit pas de ma théorie...
alerter le modérateur

 

ils en parlaient

de kadric , posté le 23 octobre 2008 à 23h50
je me rappelle d'une certaine "license globale" ... pour ma part je trouvais que c'etait un bonne solution ... mais bon ... "ILS" en ont decidé autrement :-(
alerter le modérateur

 
 
2  
3  
Trier par

 
17 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 
 
 
à lire aussi