











L’été est chaud chez Météo France. L’établissement public va procéder dans les prochaines semaines à une grosse migration de son site Web. L’évolution devrait profiter largement aux internautes, promet Jean-François Stranat. “ Certaines informations aujourd’hui payantes vont devenir gratuites ”, confie le directeur marketing adjoint de Météo France, qui ne souhaite pas en dire plus avant la mise en place de ces nouveautés vers la fin du mois d’août.
Aujourd’hui, le site apparaît un peu en retrait par rapport à la concurrence. Les prévisions météo nationales et régionales sont gratuites, mais sur quatre jours (J+3) seulement. Au-delà, il faut payer. Du coup, les internautes sont tentés de se tourner vers d’autres sites, même si Météo France reste une référence pour eux. Sur celui de la Chaîne météo, par exemple, les prévisions nationales gratuites s’étendent sur sept jours et l’aperçu météo régional sur douze jours.
En attendant cette évolution, le site de Météo France donne lieu à quelques cafouillages, dont Le Figaro se faisait l’écho mercredi 13 août. Depuis le début du mois, les formules de prévisions sur abonnement Flash et Plus sont arrêtées. “ C’est normal, explique Jean-François Stranat. Nous n’allons pas faire payer aux gens des informations qui, pour certaines d’entre elles, vont bientôt devenir gratuites. ”
Problème, certains clients ont malgré tout recrédité leur compte, pensant qu’ils pourraient prolonger leur abonnement à l’un de ces services. “ Il y a eu un manque d’information de notre part, reconnaît Jean-François Stranat. Mais, nous avons rapidement corrigé le tir. ” Une centaine de clients (sur un millier de comptes), ont porté réclamation suite à l’arrêt brutal des formules concernées. Météo France s’engage à leur trouver une solution de rechange, sans surcoût et “ souvent à leur avantage ”.
Les bulletins météo sur une zone très localisée sont en effet précieux pour certains domaines professionnels (BTP, marine, agriculture…), mais aussi pour le grand public. Météo France rappelle toutefois que les bulletins critiques, qui peuvent mettre en péril la sécurité des personnes, restent bien évidemment accessibles à tous, gratuitement.
















