











13 149 points sur un total possible de 14 732 : c'est le score impressionnant obtenu par les 254 élèves de l'école élémentaire du Ziegelwasser à Strasbourg qui se sont prêtés pendant dix jours à une expérience de “ résistance aux écrans ”, de la télévision, de l'ordinateur, du téléphone mobile ou de la console de jeu. Le but : se dégager du temps pour découvrir d'autres activités et affûter leur regard critique de spectateurs.
Le principe était simple : pour chaque tranche horaire où ils ne cédaient pas à la tentation, les enfants marquaient un point. Cinq points pouvaient être engrangés par jour de semaine et un maximum de sept points le week-end.
L'opération avait été préparée en amont avec le concours des responsables de l'établissement scolaire, la chambre de consommation d'Alsace et l'institut Eco-conseil de Strasbourg. “ Parents, enseignants, élèves, tout le monde a joué le jeu, explique Serge Hygen, d'Eco-conseil. Des familles ont recommencé à se parler, à échanger. Et au-delà de l'expérience elle-même, certains parents ont déjà annoncé leur intention de négocier avec leurs enfants des quotas horaires pendant lesquels ils se tiendraient éloignés des écrans. ”
Les élèves eux-mêmes ont pris l'initiative de s'appeler pour tromper l'ennui et d'organiser des jeux à l'extérieur. L'absence d'écrans se serait même fait ressentir jusque dans les résultats scolaires. “ J'ai fait 10 fautes à la dictée au lieu de 35 la dernière fois ”, se réjouit le petit Alexandre, 9 ans, élève de CM1, dans les colonnes de Libération.
Les promoteurs du projet vont maintenant analyser l'ensemble des données recueillies. Ils rencontreront tous les parents concernés à la fin du mois de juin. A la mi-juillet, un rapport de synthèse final devrait être publié. Dans le cadre des “ Contrats urbains de cohésion sociale ” cette initiative a reçu le soutien du conseil général d'Alsace et de la communauté urbaine de Strasbourg. Elle sera reconduite l'année prochaine dans deux établissements de l'agglomération.
















