











Le modèle économique des comparateurs de prix, basé sur des partenariats avec des sites marchands, les conduit à manquer d'exhaustivité et biaise leurs résultats. Certains font figurer en haut de liste, non pas les e-commerçants les moins chers, mais ceux leur ayant versé la plus importante commission.
Ce que le rapport préconise
Engager une concertation (…) en vue d'inviter les sites de comparateurs de prix sur Internet à adopter des principes méthodologiques et commerciaux publics garantissant une plus grande impartialité des comparaisons et des prestations effectuées. Un bilan des progrès enregistrés dans le fonctionnement des comparateurs à un horizon d'environ un an devra être réalisé. La persistance de dysfonctionnements donnerait lieu à l'ouverture d'une réflexion sur la mise en œuvre d'un comparateur de prix public, d'outils de régulation (…) et de mesures coercitives.
Ce qu'en pensent les associations
La CLCV n'est pas tendre avec les comparateurs de prix. “ Ils ne respectent pas tous les critères de déontologie, malgré tout, les consommateurs les utilisent massivement. ” Idem pour l'UFC-Que choisir pour laquelle “ certains comparateurs de prix privés se donnent l'allure de sites officiels, on ne peut pas laisser croire qu'ils sont objectifs, alors qu'ils sont financés par les sites marchands. ”
Les associations sont donc favorables à un label de confiance. “ L'idée est d'établir une sorte de cahier des charges que devront respecter ces opérateurs privés. Les bons élèves pourraient bénéficier de ce label ”, explique Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV. Isabelle Faujour, directrice juridique adjointe de l'UFC-Que Choisir s'interroge cependant “ sur le fait que des cybermarchands, par l'intermédiaire de la Fevad [Fédération du commerce électronique et de la vente à distance, NDLR] planchent eux-mêmes sur cette question ”. Pour la CLCV, le problème est que les comparateurs ne seront pas contraints de respecter cette charte. Si les manquements étaient trop nombreux, l'association n'exclut pas de passer à l'étape supérieure et de demander au Parlement de légiférer sur la question.
















