Radar anti-pirates
par loyrockgorilla, le 08/10/2007 11:47:36
Faire appel à Denis Olivennes, l'actuel président de la Fnac pour imaginer une loi cohérente afin d'endiguer les pertes colossales des majors est totalement illusoire. On met volontairement de côté les autres acteurs-payeurs en leur annihilant leurs droits, on ne donne la parole qu’a un seul parti, celui de la caisse enregistreuse. Il reste à rappeler que le mélomane lambda qui achète un CD (a un prix déjà surfait) paie une première fois les droits d'auteurs sur ledit CD, une deuxième fois sur le CD vierge pour sa copie, et une troisième fois sur le CD contenant les photos de ses vacances. Et la liste s’allonge les mêmes taxes sur les graveurs, cartes-mémoires, USB. Avec les taxes sur les supports, on fait de l’argent facile sans afficher le produit. Tu paies la taxe et avec cet argent, on pourra peut’être produire un artiste qui te mets le feu. Là, ce n’est plus le consommateur qui choisit son artiste, il devient le consummateur hagard de produits qu’on va lui remâcher, des chansons formatées comme des bâtonnets de poissons. Si cela n’est pas du vol organisé, de l’abrutissement de masse avec la bénédiction des gouvernements, ça lui ressemble fortement. Si les majors perdent la tête et surtout des parts de marché, c’est parce longtemps, ils ont vécu dans l’opulence et non pas su, pas voulu se remettre en question. Le lourd mécanisme mis en place pour pomper les jeunes à grands coups de Star AC et autre production formatée au goût de Ketchup n’a pas su prendre le virage des bouleversements de la révolution des technologies de l’information et de la communication. Mais surtout, les majors ont perdu le contrôle du flux qui avant, partait de la production à la diffusion, et maintenant, comment faire de l‘argent avec de la soupe ? Mais avant tout, c’est la société qui change, réagit, partage différemment, cherche de nouveaux horizons, de nouvelles formes de créations. Mais de cela, les grands groupes de productions et de diffusions n’en ont cure. Je pense que la société va vers une redistribution des rôles de chaque intervenant dans les processus de créations et de consommations. Les Crésus de l’industrie vont devoir repenser toute leur logique aux risques d’exploser pour laisser la place à de petites structures plus adaptées, plus réactives et moins voraces, ce qui ne serait pas déplaisant. J’irais chercher chez le petit vendeur de produits frais de mon quartier acheter au prix coûtant le mémory stick d’une musique enregistré, diffusé, et encaissé par ce groupe de rock que j’adore. Jusque là, bon appétit à tous !
