











Horreur, malheur ! La photo de votre fils tirant au but à la finale régionale de foot est ratée ! Celles des chutes du Niagara prises lors de vos dernières vacances sont toutes surexposées, quant à celle de la mariée qui jette son bouquet, elle est tellement sous-exposée qu'on ne voit rien… ou presque. Point commun de ces photos : il est impossible de les refaire, car le moment ne se représentera plus. Certes, il existe des logiciels de retouche permettant de rattraper des erreurs d'exposition, mais dans certaines limites.
Si seulement vous pouviez retourner en arrière pour refaire la photo avec de nouveaux réglages… Eh bien, c'est possible ! Non pas avec un téléporteur couplé à une machine à remonter le temps, mais grâce au format Raw !
En effet, il n'y a pas que les formats Jpeg ou Tiff pour enregistrer des photos. Sur tous les appareils reflex numériques et sur certains compacts de haut de gamme existe aussi le Raw. Son principal défaut est de “ taille ” : celle du fichier ! La même photo, enregistrée avec les mêmes réglages, pèsera 1,3 Mo en Jpeg, contre 16,5 Mo en Raw. Mais le jeu en vaut la chandelle. L'exemple ci-dessus est extrême, certes, mais très parlant.
Nous avons pris deux clichés identiques dans un lieu très sombre, en faisant exprès de sous-exposer complètement l'ensemble. Résultat, les deux tirages sont totalement noirs. En Jpeg, quel que soit le logiciel de retouche utilisé, un fichier réellement noir que l'on manipule donnera forcément un fichier noir : impossible de récupérer quoi que ce soit ! En Raw, il ne s'agit que de l'aperçu obtenu par les réglages choisis au moment de la prise de vue : il suffit d'en appliquer d'autres pour choisir une autre valeur d'exposition par exemple, et… les éléments apparaissent. Magique !
Si de nombreux appareils sont capables d'enregistrer leurs images au format Raw, les fichiers correspondants n'ont pas une extension de type image.raw. En effet, pour des raisons purement commerciales, chaque constructeur enferme le format Raw dans un fichier propriétaire, avec une extension qui lui est propre, pour que seuls les logiciels du même constructeur (vendus à prix d'or) puissent les ouvrir…
Heureusement, on trouve aujourd'hui des logiciels capables d'ouvrir de nombreux fichiers Raw, mais pas tous ! Avant d'en choisir un, vérifiez qu'il prend bien en charge vos fichiers Raw. Voici donc, dans le tableau ci-dessous, les différentes extensions utilisées par les constructeurs pour enregistrer leurs fichiers Raw.
Bit
Contraction de binary digit. Plus petite unité informatique binaire dont la valeur est 0 ou 1. Huit bits forment un octet. Par exemple, 00000011 est l'octet dont la valeur décimale est 3.
Capteur CCD
Circuit électronique qui transforme la lumière en signal électrique. Il est formé d'une matrice d'éléments sensibles (les photosites) qui forment les points (les pixels) de l'image obtenue.
Jpeg
Format de fichier graphique très répandu qui autorise une compression variable des images pouvant aller jusqu'au facteur 150 par rapport à l'original. Une forte compression permet d'obtenir des fichiers plus petits, mais l'image est moins bonne.
ISO
En photo argentique ou numérique, le terme ISO désigne une échelle servant à chiffrer la sensibilité d'une pellicule ou d'un capteur. On parle ainsi de sensibilité de 100 ISO ou 400 ISO.
Tiff
Format de compression d'images sans perte, ou non destructeur, contrairement au Jpeg.
















