











La majorité des actionnaires de Google a rejeté, lors de son assemblée générale, qui s'est tenue le jeudi 10 mai, une proposition pour que la compagnie s’engage spécifiquement contre la censure imposée par certains Etats.
Quatre fonds de pension new-yorkais (ceux de la police, des pompiers, des enseignants et des employés municipaux) sont à l’origine de cette demande, qui réclamait notamment que Google ne conserve pas les données permettant d’identifier ses utilisateurs et que l'entreprise s’oppose aux demandes de censure.
La réponse des dirigeants de Google à cette initiative a été claire : “ Cela reviendrait à fermer Google China ”. En janvier 2006, l'entreprise avait reconnu avoir supprimé certains résultats ou services susceptibles de déclencher l'ire des autorités.
Google n’est pas le seul géant du Net à prendre des précautions. En février 2006, il avait été auditionné sur ce point précis par les parlementaires américains, en compagnie de Yahoo!, Microsoft et Cisco.
De son côté, YouTube, sa filiale de partage de vidéos en ligne, est redevenu accessible aux internautes de Thaïlande. Les autorités de ce pays en bloquait l'accès depuis le 4 avril 2007, du fait de la publication de vidéos jugées insultantes envers le souverain Bhumibol Adulyadej. YouTube avait jusqu’ici refusé de le faire. Vendredi dernier, le site a finalement cédé devant les menaces de procès.

















