Comme ReadyBoost, le système ReadyDrive consiste à utiliser de la mémoire flash comme tampon de données entre le système d'exploitation et le disque dur. Pour autant, les deux modes se veulent complémentaires et non concurrents. Car si ReadyBoost vise à optimiser les temps de réaction du système en cours d’utilisation, ReadyDrive vise surtout à améliorer les temps de chargement, en particulier au démarrage.
Ici, le principe est simple et fait appel à un disque dur dit hybride. Il s’agit d’une unité classique qui comprend 256 Mo de mémoire flash, dans laquelle on stocke les données nécessaires au démarrage du système. C'est là, à partir de la mémoire flash, que ces données seront chargées, et non depuis le disque dur. L’ordinateur démarre alors plus rapidement et certaines applications se lancent plus vite. Par exemple, les gains de temps sous Outlook, mis en avant par Microsoft, sont parfois impressionnants.
Outre un démarrage plus rapide sur un PC de bureau, le couple ReadyDrive/disque dur hybride est également adapté aux ordinateurs portables. L'usage de tels disques durs augmenterait en effet l’autonomie des machines. D’après Samsung, un modèle hybride consommerait 70 à 90 % de puissance en moins qu'un disque traditionnel, avec un bénéfice d'une trentaine de minutes.
Premier disque dur hybride annoncé : celui de Samsung, le MH80, un modèle 2,5 pouces en 80, 120 et 160 Go. Seagate est aussi de la partie avec son Momentus 5400 PSD. Leur arrivée, et celle de leurs concurrents, est prévue pour les prochaines semaines. Enfin, si les tarifs publics ne sont pas encore connus, le surcoût ne sera pas négligeable puisqu'il serait de l'ordre de 20 à 30 % par rapport à une unité classique. Aucun disque hybride en 3,5 pouces n'a pour le moment été évoqué.
