Et les artistes dans tous ça
par spiritstm, le 24/01/2007 03:46:46
D'un côté les sociétés de production parle de leur bénef en baisse, de l'autre l'internaute parle de ces monstres que l'on doit mettre à terre.
Et l'artiste dans tous ça ?
Dans le système actuel quand on regarde le pourcentage qu'ils touchent sur chaques morceaux vendu quelque soit le support (dématérialisé ou non) on s'aperçoit qu'il touche des clopinettes.
Le pire est que lorsqu'il signe il se retrouve quasiment dépossédé de son oeuvre et surtout de la liberté d'usage qu'il peut en faire vu que la SACEM par contrat impose l'utilisation de DRM et que les majors de l'autres s'assurent une exclusivité complète sur tout ce que créer l'artiste.
Alors quand, de l'autre côté les majors tentent d'imposer un système de contrôle du droit d'usage, ce qu'elle n'accorde pas à l'artiste, chose qu'elle ne pouvait pas faire auparavant (eh oui l'analogique c'est bien pour ça) je serais un artiste je serai ultra ulcéré et j'aurais la sensation très ferme d'être pris pour une andouille et de l'autre ... eh bien on a déja cette sensation.
Et en attendant, l'artiste, n'a pratiquement aucune option. Coincé entre une Sacem qui l'empêche de diffuser sa musique comme il l'entend (avec ou sans DRM et libre de droit ou non) et des majors qui lui interdisent l'usage de ses propres créations comme il l'entend il a peu d'options.
S'il veut exister et être rémunéré décemment pour continuer à créer il doit trouver une société d'auteur qui lui permette de disposer de son catalogue comme il l'entend et trouver un producteur (je vais plutot dire prestataire technique) qui lui permette de faire la même chose.
Or jusqu'à maintenant des sociétés d'auteurs de ce type il n'en n'existe pas des masses et de façon confidentiel et les plates forme de distribution du type de jamendo n'ont pas encore l'envergure nécessaire pour s'imposer face à une major ou un apple.
La seule chose de positive dans tout ça c'est que certains commencent à retrouver une approche plus conventionnelle et moins financière avec toute la prise de risque qui en résulte. Il faut espérer que l'artiste sache tirer partie de ce changement de situation à son avantage et qu'il reprennent la position qu'il n'aurait jamais du abandonner. Le créatif propriétaire de son oeuvre et pouvant en disposer comme il l'entend.
PS : Au passage pour les pro-libéraux en herbe ... ce que l'on voit actuellement n'est pas le triomphe du libéralisme ( vous savez la libre concurrence sans entrave, sans monopole, moteur technologique et tout le tintouin) c'est au contraire un début de dictature privé ( concentration des richesses sur un nombre limité de personnes, refus du risque, garantie des bénéfices, tentative de destruction ou absorption de la concurrence, entente tacite, etc )... marrant non ?
