Un rapport du Sénat préconise que celui qui filme une agression violente et qui la diffuse soit poursuivi en tant que complice de l'auteur.
Ce qui me laisse perplexe dans l'histoire, au-delà de la question sur l'utilité ou non de la vidéo d'une agression (utilité comme preuve pour confondre l'agresseur ou inutilité (et réel danger !) quand on n'y voit qu'un spectacle..., c'est justement la notion d'agression. En gros, qu'est-ce qui déclenche le happy slappnig : l'agression ou son film ?
Euh... j'arrive pas à être bien clair, alors je vais prendre un exemple. Y'a quelques mois (ou années, je ne sais plus très bien, mais à la rigueur, quelques années ne sont jamais que beaucoup de mois), un américain a fait circuler sur internet la vidéo d'un otage qui se faisait décapiter. La vidéo s'est révélée être fausse, bien après que la communauté américaine ait été choquée par la scène...
Dans le cas du happy slapping, qu'est-ce qui déclenche l'illégalité ? Ou comment sait-on que la vidéo représente une scène réelle et non pas une mise en scène ? Juste le dépot de plainte ? J'ai cru comprendre que beaucoup de viols restaient "secrets"... si la victime ne dépose pas plainte, qu'est-ce qui prouve que la vidéo d'un viol est réelle et non pas un scénario d'une bande de jeunes qui fantasment dessus (ça a l'air taré mais malheureusement, ça existe). ?
Je ne suis pas juriste donc voici une question : si je "m'amuse" à assassiner fictivement ma femme dans la rue et qu'elle joue le jeu (couteau de théatre et poche de sang qu'on éclate), qu'une personne nous voit, appelle la police en criant au meurtre : est-ce qu'une blague de mauvais goût est répréhensible ?
Bref, dans la confusion de ma pensée, je sais pas si vous aurez retrouvée l'idée générale, mais j'ai peur qu'il y ait des dérives et des "jeux" autour de la loi.
Si simuler n'est pas un crime et qu'on interdit toute vidéo du genre, alors il y a censure. Mais si elles sont permises et foisonnent, alors le happy slapping va se fondre dans la masse et chaque cas posera problème pour déméler le vrai du faux. Dans tous les cas, j'ai peur que cette nouvelle forme de délinquance (parce que pour moi, c'en est) ne soit pas éradiquée aussi facilement.