











Contrairement à ce que nous écrivions, le service d'e-Carte bleue lancé en 2002 par le GIE Carte bleue n'est pas systématiquement payant. En effet, une banque, LCL, l'ex-Crédit lyonnais, ne le facture pas à ses clients dotés d'une carte Visa.
Ceux de la Société générale doivent, pour leur part, payer 6 euros d'activation plus 50 centimes par transaction ; ceux de la Banque postale déboursent 12 euros par an. Ce tarif de 12 euros est aussi en vigueur dans certains établissements du groupe Banque populaire (Rives de Paris, Provençale et Corse…). L'e-Carte bleue n'est pas proposée, par exemple, aux clients de la Banque populaire du Sud. Quant à la Caisse d'épargne, seule celle d'Ile-de-France Paris délivre des cartes virtuelles, toujours pour 12 euros par an.
En plus de l'e-Carte bleue, il existe le service Virtualis du groupe Arkea (Crédit mutuel de Bretagne, Massif central et Sud-Ouest). Il fonctionne sur le même principe que cette dernière, mais n'en dépend pas. Il est entièrement gratuit pour les clients de ces trois banques.
Première publication le 2 janvier 2007
PayPal lance un générateur de cartes bancaires virtuelles
La “ Virtual Debit Card ” permet d'effectuer des paiements sans laisser de numéro de compte bancaire ou PayPal. En version bêta, elle est gratuite.
Un petit utilitaire qui permet de générer, à volonté, des numéros valides de compte Mastercard : la chose a des allures d'outil pirate. Sauf s'il est proposé par le spécialiste du paiement électronique PayPal, en association avec Mastercard. La Virtual Debit Card mise à disposition de certains testeurs ambitionne même de jouer le rôle de compte en ligne sécurité universelle.
Son mode d'utilisation est extrêmement simple. A chaque transaction, cette carte bancaire virtuelle génère un numéro de compte Mastercard. Celui-ci est valable uniquement pour la transaction en cours. Lors de l'achat suivant, la carte créera un nouveau numéro. Plus besoin de rentrer son numéro de compte PayPal sur un site qui n'inspirerait pas une totale confiance. L'application fonctionne avec tous les sites acceptant les paiements Mastercard, un panel bien supérieur à ceux utilisant PayPal.
Le montant des achats effectués avec la carte virtuelle est déduit du compte PayPal. Si la somme à payer excède le solde de ce dernier, l'argent est retiré d'un autre compte prédéfini, auprès de votre banque ou des services de crédit de PayPal. La filiale d'eBay a aussi prévu un système antiphishing. Lors de son installation, le logiciel vous demande de définir une “ image de sécurité ” à piocher sur votre propre disque dur. Celle-ci apparaîtra à l'écran lors de chaque utilisation d'un service PayPal. Si tel n'est pas le cas, le site sur lequel vous vous trouvez s'avère donc “ dangereux ”.
Vu de France, le principe d'une carte bancaire virtuelle n'est pas nouveau. Depuis 2002, le GIE Carte bleue propose avec Visa un service équivalent du nom de “ e-Carte bleue ”. Cinq banques le mettent aujourd'hui à disposition de leurs clients : LCL, la Société générale, la Banque populaire, la Banque postale et la Caisse d'épargne. Mais sans grand succès.
Cette e-Carte bleue est, en effet, payante. Par exemple, à la Société générale, elle coûte 6 euros, puis 50 centimes par transaction. PayPal, lui, joue la carte de la gratuité, du moins pour la phase de bêta-test. L'inscription à PayPal, puis au service Virtual Debit Card sont l'une et l'autre gracieuses et aucun prélèvement ne sera effectué pendant les transactions. C'est le marchand, pas le client, qui paiera la société.

















