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Mélodie du bonheur pour un premier bilan du téléchargement légal

Le ministère de la Culture et de la Communication a fait le point avec les signataires de la charte de 2004 sur le développement de l'offre en ligne.

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Le Marché international de la musique (Midem) à partir du 22 janvier 2006, la loi Droit d'auteur et droits voisins dans tous les esprits... Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a trouvé le moment opportun pour réunir un comité de suivi de la charte de juillet 2004 pour le développement de l'offre de musique légale. Ce premier rendez-vous entre signataires (ministères, Sacem, syndicats d'auteurs, producteurs de musique, FAI) était essentiellement axé sur les chiffres, même si la charte comprend tout un volet sur la lutte contre la piraterie.
Le bilan, donc, à fin 2005 ? ' L'essor d'une offre légale de musique de plus en plus abondante et attractive ', selon un communiqué du ministère. Fin 2005, on trouvait 90 % des cent meilleures ventes d'albums et de singles sur les vingt-et-une plates-formes actuelles, lesquelles proposent 750 000 morceaux. Soit une progression, sur six mois, de 23 % pour les albums et de 14 % pour les singles. Quant aux téléchargements, leur volume hebdomadaire a plus que doublé au cours des trois derniers mois.
Le ministère reprend là des données de l'Observatoire de la musique de la Cité de la musique, qui tient lui-même ses sources du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) et de MPO-Online (société spécialisée dans la numérisation de fichiers). Créé en 2002, l'Observatoire tient un baromètre de l'offre musicale en ligne depuis mars 2005. Côté résultats, il évalue le chiffre de vente de musique en ligne pour 2005 à 18,5 millions d'euros (hors sonneries pour mobiles). Lors d'une conférence de presse de la Société civile des producteurs phonographiques, début janvier, Pascal Nègre, président d'Universal Music, estimait à 6 % le chiffre de vente dématérialisé pour 2005 de sa maison de disque.

1,5 million de titres numérisés

D'après les derniers chiffres du Snep, datant de fin novembre dernier, le nombre de fichiers musicaux numérisés par les majors du disque aurait bondi de 78 % entre 2004 et 2005, pour atteindre le million et demi. Mais tous ne sont pas encore proposés sur les plates-formes de téléchargement. Puisqu'on en est à 750 000 effectivement disponibles, note l'Observatoire, ' les majors compagnies disposent donc d'une réserve de 800 000 titres '. ' Ca s'améliore régulièrement, commente François Monboisse, responsable de Fnacmusic. La disponibilité des nouveautés atteint un très bon score : 98 % pour les singles, 95 % pour les albums, souvent avant leur sortie en CD, même. '
Si le secteur semble donc porté par le vent du succès, le ministère souhaiterait aller plus loin. ' On se rend compte que les sites actuels ne sont pas totalement performants, indique-t-on au cabinet du ministère de la Culture, ils n'ont pas encore multiplié les formules d'accès. ' C'est l'une des pistes de réflexion que le ministère a indiqué à un autre observatoire, celui des usages numériques culturels, créé en juillet.
Le modèle actuel de l'achat au titre ou à l'album, pratiqué par quasiment tout le monde, semble un peu trop limité au goût du ministre, qui verrait bien les plates-formes s'essayer à la location, au forfait, proposer plus d'opérations promotionnelles et de nouveaux modes de paiement. Il reste que des sites comme VirginMega ou Fnacmusic font déjà des efforts en la matière. Cartes prépayées chez les deux, paiement sur la facture France Télécom ou par SMS chez VirginMega, packs de 10, 27 ou 55 titres chez Fnacmusic...
Sujet plus délicat : les tarifs. Selon le ministre, ' la structure des prix de la musique en ligne [...] n'est pas satisfaisante. Beaucoup de jeunes me disent qu'un euro pour une chanson, c'est cher. ' Mais ce que disent les plates-formes légales, c'est qu'il est un peu tôt pour baisser. Le problème de l'interopérabilité des formats de fichiers, empêchant par exemple d'écouter sur n'importe quel baladeur numérique un titre acheté sur iTunes, notamment, serait plus urgent.

Un marché de plus de 30 millions d'euros

Lors d'un point presse mardi 17 janvier, le Syndicat national de l'édition phonographique a donné pour 2005 une fourchette de 30 à 35 millions d'euros pour le marché de la musique numérique, c'est-à-dire sur téléphone mobile et sur Internet. Ce serait quatre fois plus que pour l'année 2004. Mais ces chiffres, selon le directeur général du Snep Hervé Rony, cité par lAFP, compensent à peine les pertes accumulées sur le marché du CD.

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4 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Mélodie du bonheur pour un premier bilan du téléchargement légal»

 

autosatisfaction

de mandrinus , posté le 19 janvier 2006 à 01h38
Tout ça est truqué et cela sent l'autosatisfaction du gouvernement et des majors.
En effet l'offre dit "legale" est tres insufisante pour les gens qui ne supportent pas la culture "star ac". Pour trouver des titres de Triangle ou Ange par exemple (groupes français des années 70) il faut se lever de bonne heure,et on les trouveras pas!!!!Sur Emule on les trouve! Et mieux encore sans les drm qui sont franchement insuportable!
Ils peuvent ou non voter la loi en faveur de la licence globale cela ne changera rien, les 8 millions de français continuerons a "partager" sur le peer to peer qu'on le veuille ou non.
Ps: bientôt le p2p crypté toujours en retard les majors héhéhé....
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téléchargements

de Ppalmisanop , posté le 19 janvier 2006 à 12h06
a un euro le téléchargement d'une chanson c'est cher,tres cher , il est inutile de télécharger quand on peut avoir l'oroginal avec pochette et photo sur le cd , ca revient encore moins cher et pas de surprise a la lecture du cd , on veut presser un peu plus le citron que nous sommes , chez midem on ne veut pas faire de petits bénéfice , si on télécharge c'est pour avoir un pnaché de chanson sur cd et trouver des chansons des années 60 .
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Hehehehehe

de Kiki_la_trombe , posté le 19 janvier 2006 à 16h57
Je ricane...
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Quelle réussite !!

de Belzebuth_2 , posté le 19 janvier 2006 à 19h19
On nous parle de sommes engrangées, pas de nombre de morceaux de musique, parce qu'au fond, c'est pas la passion de la musique qui anime ces gens-là, mais bel et bien le fric !!
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