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Une nouvelle fuite de données met en danger les détenteurs d’armes à feu en France

Des pirates ont mis la main sur les données de plus de 62 000 armes à feu enregistrées en France. En s’introduisant dans le compte d’un professionnel, ils ont mis la main sur des données très sensibles.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé une nouvelle fuite massive de données. Le système d’information sur les armes, le portail qui centralise une partie de la gestion des armes à feu en France, a été victime d’une cyberattaque. Selon le ministère de l’Intérieur, des pirates sont parvenus à pénétrer dans le système en compromettant le compte d’une entreprise qui se sert du portail. Il s’agit d’une armurerie. La place Beauvau souligne qu’il ne s’agit pas d’une violation du système. Comme toujours, la fuite découle tout simplement d’identifiants compromis… et de l’absence de double authentification.

Par le biais de ce compte piraté, les cybercriminels sont parvenus à extraire les données du portail. Parmi ces données, on trouve des informations sur les propriétaires d’armes qui se trouvent en France. On trouve notamment l’identité et l’adresse du propriétaire, le modèle et le numéro de série de l’arme, la préfecture associée, et l’historique des mouvements de l’arme. Les « ventes successives, cessions, mise en réparation ou destruction » des armes ont été compromises par les attaquants.

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Les données de plus de 60 000 armes

Le communiqué ne précise pas le nombre d’armes qui sont concernées par la fuite. En revanche, un hacker a revendiqué la cyberattaque quelques jours plus tôt, avant que le ministère de l’Intérieur évoque la fuite. Le cybercriminel prétend avoir mis la main sur les données relatives à 62 511 armes différentes.

Le ministère de l’Intérieur a contacté les propriétaires concernés et ajoute avoir renforcé la sécurité avec la mise en place d’une double authentification systématique. Dans la foulée, la procureure de la République de Paris et la Cnil ont été prévenues de l’incident.

Cette nouvelle fuite ajoute évidemment une cible dans le dos des personnes qui possèdent une arme. On peut craindre que les criminels se servent des données diffusées sur des marchés noirs pour viser les détenteurs et leurs domiciles. C’est notamment ce qui s’est passé dans le sillage du piratage de la Fédération Française de Tir l’an dernier.

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