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Sillicon Valley: les capital-risqueurs plus prudents que jamais

L’écroulement du Nasdaq en avril dernier a transformé la donne entre start-up et capital-risqueurs. Organisée dans la Sillicon Valley par Garage.com, la conférence Bootcamp a permis de dégager de nouvelles règles du jeu.

” Pour les entrepreneurs et les investisseurs, le 13 avril dernier a marqué la fin de l’argent facile “, a affirmé Guy Kawasaki, le PDG du leveur de fonds Garage.com lors de la conférence ” Bootcamp for Start-ups “, dont sa société est à l’initiative. Dixième édition du genre, Bootcamp s’est tenue cette semaine dans la Silicon Valley et a réuni autour des principaux fonds de capital-risque plus de cinq cents créateurs de start-up à la recherche de conseils et de capitaux.” Les investisseurs sont beaucoup plus prudents avant de mettre de l’argent dans une start-up et regardent désormais de près son modèle économique. Il arrive même parfois que les dirigeants de la start-up décident d’eux-mêmes de redonner à leurs investisseurs les sommes d’argent levées, faute d’avoir pu s’entendre sur un modèle viable “, ajoute le PDG. Il a ainsi cité en exemple le cas de Kibu.com, qui a récemment mis la clé sous la porte et a reversé son capital à ses investisseurs.

Priorité à la rentabilité

Les nombreuses tables rondes qui se sont tenues pendant les deux jours de la manifestation ont permis d’aborder des thèmes chers aux start-up, comme l’écriture d’un business plan et sa présentation devant l’investisseur. ” Le modèle qui marche n’est pas un secret. Il faut générer du chiffre d’affaires, avec des vrais clients qui payent pour le service rendu, prévoir une rentabilité d’ici un à trois ans maximum, et se focaliser sur son marché et ses clients “, affirme Philippe Cases, partenaire de l’investisseur Partech InternationalMais le plus étonnant, ont été les prédictions du PDG de Garage.com. ” Je pense vraiment que les start-up spécialisées dans le contenu et les services de communautés reviendront en odeur de sainteté, une fois que l’infrastructure Internet sera en place, dans un an environ. C’est simplement une question de cycle”, poursuit-il. D’ici là, il a conseillé aux entrepreneurs d’éviter les marchés déjà trop encombrés, comme le B-to-B ou le B-to-C. ” Le fait qu’il y ait trop de start-up et d’investisseurs sur un même segment de marché est un indicateur du fait que ce dernier se trouve au bord de l’implosion. Comme cela a été le cas en avril dernier. ”

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Jean-Baptiste Su, à San Jose (Californie)