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Pierre Jeantet, (Cap Sud-Ouest) : ” Seuls les sites fédérateurs vont survivre “

Après l’annonce du lancement du portail Internet Cap Sud-Ouest, qui fédère les sites et services du Groupe Sud-Ouest, Pierre Jeantet, son PDG, fait le point sur la stratégie Internet du Groupe.


01net. : Le lancement de Cap Sud-Ouest répond-il à un bouleversement de la stratégie Internet de votre groupe 
?
Pierre Jeantet : Non. Le secret de la réussite sur le long terme, c’est une stratégie de développement progressif sans prise de risques démesurée. Nous avons toujours partagé les risques entre les différentes rédactions du groupe. Depuis l’an dernier, nous avons cependant donné un coup d’accélérateur au développement Web du groupe avec Viapolis et nos bases de données de petites annonces.Quel a été votre investissement Internet annuel au cours des deux dernières années ? Il est difficile de chiffrer exactement l’investissement parce que ce dernier était justement éparpillé entre toutes les rédactions. Pour la création de sites Internet uniquement, nous avons investi environ 4 à 5 millions de francs par an.Pourquoi avez-vous choisi de faire un portail ? Au début de cette année, on a eu une révélation. On s’est rendu compte que ceux qui seraient encore présents d’ici à trois ans devaient disposer de sites fédérateurs, de points de passages à fort trafic. C’est sur ce concept que nous avons développé Cap Sud-Ouest.A combien évaluez-vous l’investissement consenti pour le portail ? A 10 millions de francs par an pendant trois ans, soit une enveloppe de 30 millions de francs.Quels sont vos objectifs de fréquentation du site ? Je n’ai pas les chiffres en tête, mais nous espérons que nos lecteurs et les internautes feront de la page d’accueil de Cap Sud-Ouest leur page d’ouverture Internet, ou qu’ils prendront peu à peu l’habitude de consulter quotidiennement notre site pour y trouver l’actualité de leur ville ou de leur région, mais aussi des informations pratiques sur les programmes de sorties ou les événements locaux.Visez-vous la rentabilité à court terme ? Non, dans un premier temps, le site renforce l’image positive du groupe. Il pourra également nous apporter de nouveaux lecteurs. C’est un moyen de communiquer, de mettre en valeur le quotidien. Mais le site obéit pourtant à un modèle économique bien défini…Le chiffre d’affaires généré par Internet pourra-t-il dépasser celui du papier ? Oui, mais je ne saurais dire quand. Pour la télématique par exemple, personne n’a prévu ce qui allait se passer. C’est pareil pour Internet. Le point d’interrogation à l’heure actuelle réside dans les marges qu’on arrivera à faire, mais nous sommes certains de couvrir les coûts d’exploitation.Allez-vous utiliser vos bases de données d’abonnés et de clients à des fins commerciales ? Oui, un groupe comme le nôtre dispose d’un important fichier clients. Nous avons à cet égard mis en place une base de données marketing multicritère et multiaccès. Elle nous permettra de proposer aux internautes une page d’accueil personnalisée. En revanche, dans le respect de la déontologie, les fichiers n’auront aucune vocation à être expatriés ou revendus.

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Mélusine Harlé