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macOS Catalina, on a essayé le nouveau système d’exploitation d’Apple

Dans la continuité de Mojave mais également riche en nouveautés, Catalina vient d’être lâché sur le monde en version définitive. Le nouvel OS pour nos Mac est gratuit et téléchargeable dès aujourd’hui. Petit tour des principales nouveautés.

Après son parcours du combattant habituel, macOS vient enfin de terminer sa mue annuelle. Dites adieu à la bêta, la version définitive de macOS Catalina (10.15) est disponible au téléchargement gratuitement, si Apple a respecté son planning et la mise en ligne des images d’installation aux alentours de 19h. 
Vous pourrez donc faire passer votre Mac sous Catalina, si celui-ci est compatible. Vous avez un doute sur ce point ? Pas d’inquiétude. Si vous avez pu passer à Mojave l’année dernière, vous devriez pouvoir vous jeter sur Catalina. La liste des appareils capables de faire tourner cette nouvelle mouture de macOS est quasi identique à celle établie l’année dernière pour macOS 10.14.  

Il vous faudra juste veiller à avoir suffisamment d’espace disque disponible pour pouvoir télécharger le fichier de mise à jour avant de l’appliquer. Tablez sur 8 à 10 Go de stockage libre et tout devrait bien se passer.

Stabilité et performances

Quoi qu’il en soit, nous utilisons Catalina au quotidien pour travailler et nous divertir depuis les premières bêtas pour les développeurs sorties le 3 juin dernier. Cela fait donc quelques mois que nous nous y frottons. Voici un retour sur nos impressions au fil de notre expérience et sur les nouveautés à ne surtout pas manquer. 

Est-ce une impression ou un effet d’une éventuelle malchance ? Le programme de bêta de Catalina a été synonyme pour nous de bien plus de petits et gros bugs que l’année dernière avec macOS Mojave.  
Rien de grave, pas de pertes de données à signaler, mais des plantages réguliers, des ratés systématiques et quelques petits hics qui nous ont compliqué la vie. C’est le but d’une bêta évidemment, et nous le savions, nous ne nous en plaignons pas. C’est une simple constatation. 

On remarque que les premières bêtas nous avaient laissé espérer un parcours plus tranquille. La première bêta publique avait en effet marqué un bel effort qui se traduisait par davantage de réactivité et un MacBook Pro moins enclin à ventiler à tout va. Au fil des différentes versions, nous avons rencontré des problèmes avec différentes applications, jamais la même ; parfois il s’agissait d’un programme natif, d’autres fois d’une appli tierce.  

Néanmoins, depuis les deux dernières versions de la bêta de Catalina, la dernière correspondant à la version définitive, tous ces problèmes ont disparu de notre MacBook Pro. Certains de nos collègues n’ont pas eu cette chance. Nous vous recommandons donc si vous avez des périphériques exotiques ou un besoin vital de travailler avec un Mac performant d’attendre un peu pour voir si le déploiement de macOS 10.15 se fait sans heurt. 

D’ici quelques jours ou semaines, vous devriez pouvoir y voir plus clair et vous lancer sans crainte. A vous alors les nouveautés de la Catalina (Bella tchi-tchi, évidemment).

Sidecar, l’extension du domaine de l’affichage

Avec Sidecar, Apple tue en douceur les tentatives tierces de faire de votre iPad un second écran. La mise à mort est d’autant plus évidente que la fonction est simple à utiliser, totalement gratuite et très performante. 

Le Mac doit tourner sous macOS Catalina, tandis que l’iPad doit fonctionner sous iPadOS 13, disponible depuis le 25 septembre au soir. Ce prolongement des fonctions Continuité permet donc de bénéficier d’un deuxième écran. Cela s’avère particulièrement pratique en déplacement, quand on ne peut pas se promener avec un moniteur externe sous le bras. 

Notre expérience avec Sidecar en bêta a été très convaincante – malgré des périodes de plantage intense, qui ont quasiment disparu ces derniers temps. Il nous est toutefois encore arrivé de rencontrer quelques petits lags, sans réelle conséquence si ce n’est de petits agacements. 

Comme nous le pressentions en juin dernier, c’est en tout cas une de nos fonctions préférées, notamment en déplacement ou en situation de mobilité improvisée. Bien entendu, cela implique malgré tout d’avoir dans son sac un MacBook et un iPad… Quoi qu’il en soit, si ces deux écrans ne suffisent pas, vous pourrez toujours continuer à étendre la surface d’affichage de votre Mac sur un écran externe tout en y ajoutant un iPad. 

Sidecar est d’autant plus intéressant qu’il glisse un peu de tactile dans le monde Mac. Il est en effet possible pour certaines applications d’utiliser l’iPad comme une tablette tactile, avec laquelle vous interagirez avec l’Apple Pencil ou juste du bout du doigt.  

Néanmoins, en mode écran étendu, la majeure partie de l’écran de l’iPad n’est pas tactile, seule une barre d’outils l’est. Un iPad non tactile ? Oui, ça fait un peu bizarre. 

La fin d’iTunes, le début d’un renouveau

Adopter Catalina est également l’occasion de découvrir un monde post-iTunes. Le logiciel-usine à gaz est désormais remplacé par trois applications, chacune dédiée à un usage. Musique est une version allégée d’iTunes dans laquelle vous retrouverez tout ce qui concerne la… musique. Ainsi, l’accès à Apple Music est-il évidemment mis en avant. Si vous n’êtes pas abonné au service de streaming de la firme de Cupertino, vous pourrez le faire disparaître de l’interface. Vous pourrez également accéder à iTunes Store pour la partie musicale. Et évidemment, les morceaux que vous avez achetés sont toujours là, à attendre que vous les écoutiez. 
Aucun regret, iTunes a bien fait de prendre sa retraite. On déplore toujours quelques limites ergonomiques, notamment quand on navigue dans le Store (des onglets, non ?), mais laissons à Musique le temps de s’installer avant de lui en demander davantage. On apprécie en revanche un petit détail. Musique se souvient que vous avez écouté votre musique avec vos AirPods et la joue de préférence sur cette sortie, si elle est disponible à la prochaine utilisation. 

Le plus dur, pour tout dire, est d’oublier des années de conditionnement et de penser à lancer les autres applications quand on veut écouter ses podcasts préférés ou regarder les derniers épisodes d’une série.

Podcasts (Balados, en français, vraiment ?) et TV viennent donc compléter la nouvelle Trinité selon Tim Cook. Ceux qui ont l’habitude d’utiliser les applications sur iOS ou tvOS ne seront pas dépaysés. Les interfaces sont claires, mettent en avant le contenu avec de grosses vignettes et les logiciels sont généralement assez réactifs. 
Pour les amateurs de podcasts qui utilisent l’application sur iOS, la synchronisation native avec la version macOS est une bénédiction. Plus besoin de se casser la tête. 

Du côté de (Apple) TV, la simplicité est également de mise, avec une interface composée de cinq onglets verticaux pour accéder au Store et d’une colonne quand vous affichez votre bibliothèque. Là encore, on aimerait quelques petites fonctions supplémentaires – qui pourraient par exemple permettre d’épingler quelques films, séries ou documentaires à suivre, à regarder ou acheter.

Les synchronisations à leur place…

La disparition d’iTunes pose évidemment la question de la gestion des périphériques iOS (et iPadOS). Pas de souci à se faire. Brancher un iPad ou un iPhone à son Mac le fait simplement apparaître là où tous les autres périphériques connectés s’affichent, dans le Finder. 

Au cours de nos différentes utilisations de cette nouvelle fonction du Finder, nous n’avons rencontré aucun problème, on retrouve les mêmes possibilités de sauvegarde (on retrouve même celles qui ont été effectuées précédemment via iTunes), de synchronisation de contenus, de mise à jour, etc. 

C’est non seulement une bonne idée mais en quelque sorte aussi une belle victoire de la logique !

01net.com – L’Apple Arcade débarque sur macOS avec Catalina.

Apple Arcade, le Mac en plate-forme de jeu 

Déjà lancé sur iOS et iPadOS, l’offre de jeux par abonnement d’Apple arrive également sur macOS. Sur ce point, nous n’avons eu accès au service que depuis quelques jours. Il est d’autant plus difficile d’avoir un avis définitif que beaucoup des jeux pour lesquels nous avons craqué sur iPhone et iPad n’étaient pas encore disponibles sur Mac – l’absence de moteur de recherche ou d’une sous-rubrique « jeux installés » dans Arcade ne facilite d’ailleurs pas la vie. Apple aura intérêt à s’inspirer davantage de ce qui se fait en ergonomie ailleurs dans le monde du jeux vidéo pour satisfaire ses abonnés. Malgré cette odeur de peinture fraîche, voici quelques premières remarques. 

01net.com – Overland est disponible sur iOS… et macOS. Il se joue aussi bien du bout du doigt sur un iPhone qu’au clavier/souris sur un Mac.

La première, positive, est que l’utilisation des manettes est plutôt bien prise en compte et que l’adaptation des jeux du tactile au clavier/souris nous a paru globalement assez réussie. La deuxième remarque, toujours positive, tient au plaisir de retrouver ses parties d’une machine à une autre, d’un Mac à un iPad ou un iPhone et inversement. La promesse était d’importance, elle est tenue.  
Enfin, la troisième remarque peut être plus préoccupante sur le long terme tient davantage aux limites graphiques de certains Mac. Nous utilisons principalement un MacBook Pro 13 pouces, sans puce graphique dédiée, donc. Nous avons constaté que certains titres qui sollicitent beaucoup nos iPhone ou iPad étaient simplement injouables sur notre machine. Il est possible que l’optimisation soit encore à faire, mais la puce graphique Intel intégrée pourrait tout aussi bien ne pas être à la hauteur. C’était le cas avec Outlanders, notamment. Dans ces cas-là, quand c’est possible, la meilleure solution est toujours la même, baisser la définition du jeu… 

Photos : les contenus mieux valorisés

Fini de jouer. Continuons notre balade dans Catalina. Il est fort possible que votre Mac soit votre centrale photo. Le nouveau Photos introduit de nouveaux onglets (en plus de la colonne de gauche traditionnelle) qui classent les clichés par Années, Mois ou Jours, en plus de l’habituel grand vrac « Toutes les photos ». 

C’est a priori un détail insignifiant. Pourtant, cette nouvelle organisation, couplée à la mise en avant des meilleurs clichés (retenus grâce à une IA) sous forme d’une prévisualisation plus grosse, change beaucoup la consultation. C’est un bon moyen de rapidement saisir l’essentiel d’un événement ou d’une fête en famille. Ce ne sont que quelques-unes des nouveautés que nous avons identifiées, mais il y en a quelques autres, qui méritent l’exploration.

Les mille et une petites améliorations et nouveautés

Au-delà de ces grands changements, il faut également compter sur des myriades de petits ajustements effectués deci delà.

  • Notes. On citera son interface revue qui donne un accès plus rapide et mieux pensé aux différents éléments intégrés à vos notes, tout en proposant deux vues pour contempler les notes en elles-mêmes, avec une prévisualisation. Pour ceux qui aiment travailler à plusieurs sur des notes, il est désormais possible de partager un dossier ! Et c’est une bonne idée !
     
  • Safari. Le navigateur d’Apple se dote de son côté d’une petite alerte qui vous indique quand votre mot de passe est un peu faiblard. Il vous propose aussi de revenir à un onglet dans lequel est déjà ouvert un site Web quand vous commencez à saisir son URL dans un autre onglet ou une autre fenêtre.
     
  • Temps d’écran. L’application de suivi de votre vie numérique débarque sur Mac après vous avoir faire prendre conscience de votre dépendance à votre iPhone. Un outil pratique pour suivre vos activités et vous rendre compte que vous travaillez décidément trop sur Mac et qu’il va falloir penser à installer quelques jeux…
    Plus sérieusement, si un enfant utilise le Mac en question, il est possible de limiter son temps d’utilisation pour certaines applications. Et comme vous n’êtes pas un monstre, la fonction « One more minute » donnera un sursis à l’utilisateur pour finir ce qu’il est en train de faire.
     
  • Localiser. Vous pouvez désormais localiser vos amis ou produits Apple préférés depuis une application dédiée sur macOS. L’interface n’a rien de révolutionnaire et fait largement penser à celle de Plans. Néanmoins, il est pratique de repérer rapidement un iPhone qu’on croit égaré ou un ami perdu… S’il n’est pas possible de faire sonner son ami ou de l’effacer à distance, vous pourrez en revanche le faire pour vos appareils Apple. Il est possible d’afficher un itinéraire dans les deux cas, ce qui est appréciable.

Et tout le potentiel de Catalyst

Cet aperçu est évidemment partiel. Tout d’abord, parce que nous ne pouvons décemment pas parler de toutes les nouveautés que nous avons débusquées ou qui se cachent dans macOS Catalina. Ensuite, parce qu’il reste encore un pan capital à découvrir, celui des applications venues de l’iPad et adaptées par leurs développeurs grâce au projet Catalyst. Elles pourraient enrichir l’offre globale applicative et compenser, peut-être, la fin de la compatibilité avec les applications 32 bits que Catalina ne tolère pas…

S’il tient ses promesses, le projet Catalyst sera l’occasion de voir débarquer un grand nombre de nouvelles applis, qu’il s’agisse d’outils de productivité ou de jeux. Mais, pour le moment, nous n’avons pas eu la possibilité d’en prendre la mesure. Il faudra donc attendre encore quelques heures ou jours pour savoir si Catalyst marquera prochainement un point de bascule dans l’histoire des Mac.

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Par : Opera

Pierre FONTAINE