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Les petits SMS ne manquent pas de grandes ambitions

La multiplication des messages courts est perçue par les opérateurs comme une étape importante vers le multimédia mobile.

En 2001, tandis que le soufflet WAP se dégonflait à vue d’?”il, les SMS (Short Message Services) connaissaient l’euphorie. Leur trafic global a plus que doublé par rapport à l’année précédente pour atteindre près de 3,3 milliards de messages envoyés. Les revenus de ce nouvel eldorado sont estimés à près de 400 millions d’euros. Ce chiffre n’inclut pas les SMS “industriels”, de machine à machine, estimés marginaux, mais appelés à un fort potentiel de développement dès 2002.L’an dernier, le SMS est entré dans les m?”urs avec de nouvelles pratiques d’échanges : vote dans des émissions télé, concours, envoi de v?”ux, message de traçage, géolocalisation, etc. “Nous avons demandé aux fabricants de mobiles de simplifier la rédaction des messages”, précise Emmanuel Capron, directeur des services opérateurs et des partenariats stratégiques de Bouygues Telecom. Et d’ajouter : “Avec le SMS, il n’y pas de problème de réseau, de standards ou de terminaux. Alors que 20 % des téléphones mobiles sont aujourd’hui compatibles WAP, 100 % d’entre eux supportent le SMS “. Pour Jean-Marc Tassetto, directeur général adjoint de SFR, le SMS est “le vrai premier pas vers le multimédia mobile”, et ce, malgré sa simplicité.

2002, année des messages courts surtaxés ?

Le successeur du SMS, l’EMS (Enhanced Message Service), qui autorise des messages longs et l’adjonction de fichiers arrivera cette année. Les terminaux compatibles (Alcatel et Ericsson) apparaissent déjà. Les opérateurs misent aussi sur les SMS surtaxés pour doper leur chiffre d’affaires. Dès la mi-2002, les kiosques SMS, calqués sur les modèles minitel et Audiotel, permettront à des éditeurs de contenu de se rétribuer via différents paliers tarifaires. Car, “avec un SMS à 15 centimes d’euro, on ne peut rémunérer personne”, tente d’expliquer SFR.

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Guillaume Deleurence