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Dix smartphones avec ou sans GPS de 400 à 1 100 euros

Concentré de technologie, le smartphone fait office d’assistant personnel, de mobile, d’appareil photo, de radio et, parfois, de GPS ! Un outil polyvalent pas toujours pratique, ni efficace?

Avec leur écran et leur clavier alphanumérique, les assistants personnels servaient essentiellement d’organiseur à l’origine, en permettant de gérer des contacts et des rendez-vous, de consulter des documents bureautiques et d’échanger des données avec un ordinateur. Ces appareils connaissent un regain d’intérêt depuis qu’ils servent aussi de téléphone (raison pour laquelle on les a rebaptisés “ smartphones ”).

Un intérêt d’autant plus grand qu’avec le développement de l’Internet mobile, ces modèles offrent des fonctions proches de celles d’un ordinateur portable pour surfer sur le Web ou consulter des e-mails… tout en étant moins encombrant et plus léger ! En terme de vitesse de transfert de données, certains modèles sont aussi véloces qu’un ordinateur relié à une ligne ADSL depuis que les opérateurs mobiles proposent des formules d’abonnement au haut débit (3G, 3,5G) à l’instar des FAI.

Mieux, on peut aussi s’en servir pour téléphoner gratuitement via Internet (voix sur IP ou VoIP), la plupart des smartphones disposant d’une interface Wi-Fi autorisant une connexion sans fil avec un routeur ou une borne dans un lieu public. Trois des modèles retenus pour ce comparatif (les E90 Communicator et E61i de Nokia ainsi que le P1 de Sony Ericsson) sont même parés en standard pour les appels téléphoniques en VoIP.

Pour les autres, il est possible d’ajouter la fonction voix sur IP via un logiciel tiers. Mais attention, les programmes de téléphonie disponibles en téléchargement ne sont pas compatibles avec tous les smartphones. Certains éditeurs tel Skype proposent sur leur site la liste des appareils pouvant fonctionner avec leur logiciel.

La qualité d’affichage reste le point faible

Autre tendance : de plus en plus de smartphones font office de GPS, avec des caractéristiques proches de celles des modèles pour voiture ; ils intègrent une puce GPS de dernière génération (SiRFIII) compatible avec les pare-brise athermiques ; ils sont fournis avec des logiciels de navigation équivalents (TomTom Navigator, Route 66, etc.) et avec des cartes provenant des mêmes éditeurs (Tele Atlas, Navteq) ; et certains offrent la fonction TMC (Traffic Message Chanel), un gestionnaire de trafic (souvent en option payante).

Bonne surprise, ces petits GPS sont efficaces. Les instructions vocales sont claires et audibles dans la plupart des cas. En revanche, on constate des disparités pour le guidage visuel du fait des différences de qualité d’affichage. En effet, compacité oblige, l’écran des smartphones est petit. Reste qu’il doit être lumineux pour être lisible en plein soleil.

La qualité d’affichage est le point faible de ces smartphones et cela se révèle aussi vrai quand il s’agit de consulter des documents bureautiques ou des sites. La définition n’arrange rien, car elle est souvent trop juste pour garantir un bon affichage. Sur la majorité des modèles testés, elle est en effet de 240 x 320 ou de 340 x 240 points, selon que l’écran affiche en mode paysage (position horizontale) ou portrait (position verticale).

Mais la petite taille de l’écran n’est pas la seule cause du manque de lisibilité. Les logiciels bureautiques et de navigation comptent aussi. Ainsi, nous avons constaté que tous n’adaptent pas l’affichage des documents bureautiques et des sites à la surface de l’écran. Pour lire quelques phrases, il faudra réduire la page au moyen du zoom ou faire défiler le texte horizontalement. Autant dire que cela peut devenir vite fastidieux.

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Thierry Virolan