Un chercheur en cybersécurité, surnommé Exocija, affirme être parvenu à contourner le bac à sable (sandbox) de V8, le moteur JavaScript de Chrome. Pour y parvenir, il aurait fait appel au modèle V4.1 Flash 1017 de l’entreprise chinoise DeepSeek. Autant dire que les capacités de certaines IA chinoises ont de quoi inquiéter les États-Unis.
L’IA a testé plusieurs chemins
L’un des systèmes de sécurité les plus robustes de Chrome aurait-il été contourné par une IA chinoise ? C’est en tout cas ce qu’affirme le chercheur en cybersécurité Exocija. Il explique sur X : « J’ai dit à Deepseek V4.1 Flash 1017 de créer un exploit qui échappe au Sandbox V8 de Chrome. Après 12 heures, il avait un exploit de corruption mémoire multi-étapes qui permet une lecture et écriture complètes du processus ». En l’espace d’une douzaine d’heures seulement, le modèle aurait donc testé frénétiquement différents chemins de code jusqu’à trouver un moyen de contourner les défenses particulièrement solides de Chrome.
Un point important à noter : le modèle DeepSeek V4.1 Flash 1017 n’est pas le plus performant du marché. En revanche, il présente un avantage de taille : il est peu coûteux à utiliser. Grâce à son moteur DeepInfer, développé par DeepSeek, il serait possible de traiter jusqu’à 155 000 milliards de jetons par jour sur un même ensemble de serveurs. Le modèle se distingue également par sa faible consommation de mémoire : seulement 890 octets par jeton pour une partie de la mémoire utilisée pendant le traitement des requêtes.
Par conséquent, le chercheur en cybersécurité Exocija aurait demandé au modèle chinois de détecter durant des heures une faille dans le moteur JavaScript de Chrome, à moindre coût. En d’autres termes, les cyberattaques menées par l’IA deviennent de plus en plus redoutables, mais aussi moins coûteuses.
Les États-Unis s’inquiètent des capacités de certaines IA chinoises
Cet exploit accompli par Deepseek V4.1 Flash 1017, s’il est confirmé, risque d’augmenter encore les inquiétudes concernant les cyberattaques d’envergure menées depuis la Chine. Cette annonce intervient d’ailleurs quelques jours après qu’un pirate chinois soit parvenu à infiltrer les sites de plus de 100 grandes entreprises, en confiant tout simplement la tâche à une armée d’agents IA.
Autant dire que le gouvernement Trump ne doit pas voir tout cela d’un bon œil, c’est le moins que l’on puisse dire. Rappelons au passage que le gouvernement américain vient de bannir DeepSeek dans les systèmes informatiques des administrations civiles fédérales. Du côté de la Chine, aucun ralentissement du développement de l’IA au programme. Pour Pékin, les appels à ralentir et à réguler le développement de l’IA seraient avant tout destinés à freiner le développement de cette technologie en Chine. La rivalité entre la Chine et les États-Unis autour de l’IA ne fait que commencer.
👉🏻 Suivez l’actualité tech en temps réel : ajoutez 01net à vos sources sur Google, et abonnez-vous à notre canal WhatsApp.
Source : X - Exocija

