Enedis avait annoncé la couleur l’an dernier. Les clients qui refusent toujours l’installation d’un boîtier Linky chez eux, en remplacement de leur ancien boîtier électrique, seront soumis à des frais supplémentaires à compter du 1er août. La mesure est entré en pratique aujourd’hui : ces clients — ils sont 1,7 million, moins de 5 % du total — seront facturés 7,78 € tous les deux mois pour la « relève payante ».
Pas de Linky, des frais en plus
À cela s’ajoutent 4,97 € de plus, également tous les deux mois, pour les clients réfractaires au Linky qui ne veulent pas transmettre à Enedis leur index de consommation d’électricité. Ils sont 24 % dans ce cas. Cela représente en tout 75,60 € par an. Une charge certaine, alors que l’énergie représente un poste de dépenses déjà important.
Ces sommes « reflètent les coûts réels » supportés par l’entreprise : maintien d’un système de transmission des signaux tarifaires pour les anciens compteurs, organisation des relèves manuelles à pied, contrôles des consommateurs, maintien d’un lien client spécifique.
Tous ceux qui refusent le Linky et/ou de renseigner Enedis de leur consommation d’électricité ne sont pas au bout de leur peine. Enedis explique en effet que les montants infligés pourraient être amenés à évoluer selon les ajustements tarifaires annuels définis par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Les frais font en effet partie du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) ; il s’agit d’une taxe qui rémunère la RTE et Enedis, les deux gestionnaires du réseau électrique. Et la CRE a la possibilité de l’augmenter ou de la baisser en fonction de la situation du marché.
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Source : AFP

