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Blackmer unifie la conception de ses pompes

Le fabricant américain standardise les logiciels de conception de ses usines. Il en profite pour faire passer en 3D les ingénieurs qui travaillaient encore en 2D.

Homogénéiser son informatique était l’objectif premier de Blackmer. Le fabricant américain de pompes et de compresseurs avait choisi, pour cela, d’installer les logiciels de conception 3D SolidWorks dans toutes ses usines. Mais profitant de cette mise à plat, il a aussi changé le mode de fonctionnement de ses établissements qui utilisaient encore des logiciels 2D.Vieille société appartenant au groupe Dover, Blackmer s’est lancé depuis quelques années dans une politique d’acquisitions et possède dorénavant des usines dans quatre localités différentes, dont une en France. Avec des outils de conception en 2D ou 3D provenant d’éditeurs différents, le parc logiciel de la société tenait du capharnaüm.“La première approche a été de regarder le logiciel Pro/Engineering de PTC qui était déjà déployé sur certains de nos sites. Vu le coût d’une généralisation, nous avons alors décidé d’étudier d’autres logiciels 3D “, explique Bill Kennedy, vice-président du département ingénierie chez Blackmer. D’où un appel d’offres opposant quatre logiciels dont est sorti vainqueur Solidworks, la filiale de Dassault Systèmes.

Un an pour mettre tous les sites à la conception 3D

“SolidEdge et SolidWorks étaient vraiment très proches. Les différences entre de tels logiciels ne sont pas tant sur les fonctionnalités que sur les modalités d’utilisation de celles-ci. Et SolidWorks est d’un emploi nettement plus facile.” Résultat selon Blackmer : les utilisateurs ont pu passer rapidement d’un système à l’autre. En un an, tous les sites du fabricant avaient pris l’habitude de se servir de SolidWorks. Les principales réticences sont venues de l’usine française, où les ingénieurs utilisaient Pro/Engineer depuis quatre ans. Les plus affectés ont toutefois été les ingénieurs travaillant sur des sites qui utilisaient encore la 2D. “La conception en deux dimensions se limite à une ébauche “, poursuit Bill Kennedy. “Par contre, avec la trois dimensions, le concepteur peut directement fournir son travail à l’opérateur en charge de la fabrication “. Incapable de chiffrer le gain réalisé grâce au passage à SolidWorks, le vice-président préfère mettre en avant le temps gagné avec un tel logiciel. “Les bénéfices sont évidents. Au cours d’une phase de conception, on peut changer la forme du produit quatre ou cinq fois. Et ensuite, les échantillons solides réalisés s’insèrent du premier coup dans un mécanisme complexe.”Pas question en revanche de se lancer dans des projets informatiques plus importants, faute d’une équipe informatique conséquente, et surtout d’intérêt. Ainsi, la possibilité d’utiliser des espaces de travail virtuels en 3D, proposée par SolidWorks, n’a pas été mise en ?”uvre par Blackmer. Chaque usine réalisant ses propres pièces, il n’était pas nécessaire de faire dialoguer les sites entre eux.

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udovic Nachury, à New York